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BRUYANT, Nicolas (1737-1806)
État civil
NOM : BRUYANT     Prénom(s) : Nicolas     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : BRUYAND
BRUYANT FONTAINE
Date(s) : 1737-7-23   / 1806-5-2
Notes biographiques

Le serpent Nicolas BRUYANT (1737-1806), originaire de Paris, fait carrière à la cathédrale de Beauvais [Oise] de 1754 à 1793. Entre ces deux dates s'intercale un séjour à Nevers (1755-1761), où il se marie. En 1794, il obtient une pension de 400 livres.

• 23 juillet 1737, Paris : Nicolas BRUYANT naît, il est fils de défunt Nicolas, valet de pied de la Reine d'Espagne, bourgeois de Paris (1775), et de dame Louis Catherine Devreux (des paroisses de Saint-Sulpice et Saint-Nicolas de Paris selon acte de mariage de 1758).

• 13 décembre 1754, Beauvais : Nicolas BRUYANT est reçu serpent de la cathédrale, aux gages ordinaires, à la place de Louis MÉLIQUE.

• 21 avril 1755, Beauvais : Le chapitre accorde 8 jours de congé au serpent BRUYAND pour vaquer à ses affaires.
• 18 août 1755, Beauvais : Nicolas BRUYANT, serpent, démissionne. Le 22, il obtient du chapitre des attestations de vie et mœurs.

• [1755]-février 1761, Nevers [Nièvre] : Nicolas BRUYANT est musicien de la cathédrale. Il est présent au chapitre général du 14 février 1761, bien qu'engagé à Beauvais à cette date.

• 28 octobre 1758, Nevers [Nièvre], paroisse Saint-Sauveur : Nicolas BRUYANT, musicien, âgé d'environ 22 ans, épouse Marie Louise de Chilly, originaire du diocèse d'Amiens.
• 12 mars 1760, Nevers : "Rémy François fils légitime de Nicolas BRUYANT FONTAINE musicien de l'église de Nevers et de Marie Louise de Chilly", est baptisé. "Fontaine" est-il un surnom ?

• 19 janvier 1761, Beauvais : Nicolas BRUYANT est à nouveau reçu [musicien] gagiste à 600 livres, plus le pain du chapitre.
• 15 décembre 1761, Beauvais : Sa femme Marie Louise Dechilly signe comme marraine d'un fils de Pierre NARBONNE, musicien de la cathédrale. 

• 19 janvier 1762, Beauvais : Ses gages de [musicien] gagiste sont fixés à 600 livres plus le pain du chapitre.
• 2 septembre 1762, Beauvais : Sa femme Marie Louise Dechilly signe comme marraine de la fille de Charles VILLEMAR, musicien de la cathédrale. 

• 22 septembre 1763, Beauvais : BRUYANT, serpent de la cathédrale, signe l'acte de mariage de son "amyPierre Michel ROSÉ, musicien de la cathédrale, avec Françoise Mélique.

• 24 août 1775, Beauvais : Nicolas BRUYANT, musicien de la cathédrale, signe l'acte d'inhumation de sa mère Louise Catherine Devreux, 72 ans, veuve de Nicolas Bruyant, bourgeois de Paris.

• 29 juillet 1776, Beauvais : Le chapitre lui accorde une gratification de 50 livres pour un motif non précisé.

• 30 juillet 1777, Beauvais : Cette gratification est augmentée de 22 livres et il est désigné pour montrer à jouer du basson à un enfant de chœur.

• 1783-1784, Beauvais : Ses gages de musicien s'élèvent à 600 livres par an. Il touche aussi 120 livres de gratification annuelle : 60 livres le 19 janvier 1784, 60 le 4 juillet suivant.

• 1785, Beauvais : Il perçoit toujours sa gratification annuelle. Il reçoit 60 livres pour son premier quartier le 19 janvier, la même somme le 20 juillet.

• 21 avril 1791, Beauvais : Le District propose de lui verser un secours provisoire de 150 livres en attendant qu'il soit statué sur son sort. Il a 54 ans, 36 ans de service et percevait 800 livres de revenus.
• 2 mai 1791, Beauvais : Le directoire du Département de l'Oise prend connaissance du "mémoire des musiciens et autres personnes employées pour le service divin et aux gages de la ci-devant cathédrale de Beauvais, tendant à être conservés dans leurs fonctions en ladite église, la principale du département de l'Oise et à toucher un traitement dont ils ont un extrême besoin pour leur subsistance et celle de leurs familles". BRUYANT obtient l'acompte de 150 livres proposé.

• [1791-1793], Beauvais : Il continue à servir la cathédrale comme musicien sous le régime de l'Église constitutionnelle. Il touche 500 livres par an. 

• 8 août 1792, Beauvais : Les musiciens Fulgence NOËL, Jean-Baptiste QUIGNON, Charles VILLEMAR, François GRUET, Nicolas BRUYANT, Louis Jacques BOCQUET et Jean SAUTY demandent à bénéficier de la loi du premier juillet 1792. Tous pensent avoir droit à une pension de 400 livres, soit parce qu'ils ont atteint l'âge de 60 ans avec au moins 20 années service, soit parce qu'ils servent l'Église depuis au moins 30 ans.
• 3 novembre 1792, Beauvais : Le directoire du District rejette leur requête, car ils ont conservé leur emploi à la cathédrale. Si jamais ils en étaient destitués, ils seraient fondés à la renouveler.

• [Avant le 26 décembre 1793] : Dans une pétition à la municipalité, les musiciens de la ci-devant cathédrale de Beauvais demandent à toucher le dernier trimestre de 1793. La municipalité est d'avis qu'ils doivent être payés jusqu'au 15 nivôse, date d'expiration du dernier trimestre, attendu "la modicité de leur fortune et la perte de leur état".
• 6 nivôse an II (26 décembre 1793), Beauvais : Le District approuve leur démarche.
• 25 nivôse an II (14 janvier 1794), Beauvais : Le directoire du Département arrête que les musiciens toucheront l'intégralité de leur trimestre, à l'effet de quoi il sera dressé par la municipalité un bordereau des sommes dues à chacun sur les fonds de la fabrique.
• 21 pluviôse an II (9 février 1794), Beauvais : Avec ses collègues musiciens de la cathédrale, BRUYANT présente une pétition à la municipalité pour réclamer une pension, conformément aux décrets des 23 et 24 juin 1792. Ils se disent privés de ressources et menacés par la faim depuis la fermeture de la cathédrale qui les employait.
• 22 pluviôse an II, Beauvais : La municipalité les soutient dans leur démarche et transmet leur requête au District.
• 29 ventôse an II (19 mars 1794), Beauvais : Un bordereau des sommes dues aux musiciens est établi et certifié véritable par la municipalité indique qu'il est dû 125 livres à BRUYANT pour le trimestre d'octobre 1793. Le même jour, le District arrête que le traitement dû aux musiciens de la ci-devant cathédrale Saint-Pierre est à la charge de la Nation depuis le 10 vendémiaire (premier octobre) jusqu'au jour de publication à Beauvais de la loi du 13 brumaire an II, c'est-à-dire le 13 frimaire (3 décembre 1793). Les musiciens toucheront donc seulement 63 jours de leur traitement à raison de 500 livres par an, soit, pour BRUYANT, la somme de 88 livres 8 sols 9 deniers au lieu de celle de 125 livres. Le Département homologue l'avis du District.
• 26 germinal an II (15 avril 1794), Beauvais : Le directoire du District estime, au vu des pièces produites, qu'une pension de 400 livres doit lui être versée.
• 4 floréal an II (23 avril 1794), Beauvais : Le directoire du Département de l'Oise confirme l'avis du District. 

• 2 mai 1806, Beauvais : Son décès est déclaré par Balthazar FLESCHELLE, commis de négociant, ce jour, en son domicile de la rue Saint-Nicolas à Beauvais. Il est qualifié de "pensionnaire, ancien musicien", veuf de Marie Louise de Chilly, âgé de 69 ans.

Mise à jour : 2 novembre 2018

Sources
F-Ad58/ 2 G 241 ; F-Ad58/ état civil en ligne ; F-Ad60/ 1LP 102/19 ; F-Ad60/ 1MI/ECA580R2 ; F-Ad60/ 1Q2/54 ; F-Ad60/ 1Q2/575 ; F-Ad60/ 2LP 1124 ; F-Ad60/ 2LP 1126 ; F-Ad60/ 3E57/ 2 ; F-Ad60/ 3E57/ 3 ; F-Ad60/ 3E57/ 62 ; F-Ad60/ 5MI 128 ; F-Ad60/ 5MI 165 ; F-Ad60/ 5MI152 ; F-Ad60/ BMS Beauvais ; F-Ad60/ G 1312 ; F-Ad60/ G 2472 ; F-Ad60/ G 2473 ; F-Ad60/ G 2474 ; F-Ad60/ G 2475 ; F-Ad60/ G 2476 ; F-Ad60/ G 2477 ; F-Ad60/ G 2478 ; F-Ad60/ G 2479 ; F-Ad60/ G 2480 ; F-Ad60/ G 2481 ; F-Ad60/ G 2763 ; F-Ad60/ G 2764 ; F-Ad60/ G 2765 ; F-Ad60/ G 2780 ; F-An/ DXIX/054/138/20 - F-An/ DXIX/099/138/17

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