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QUIGNON, Jean-Baptiste (1733-1806)
État civil
NOM : QUIGNON     Prénom(s) : Jean-Baptiste     Sexe : M
Date(s) : 1733-7-5   / 1806-11-25 
Notes biographiques

Natif d'Amiens, Jean-Baptiste QUIGNON (1733-1806) est en 1790 serpent et basson de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais (Oise), où il a effectué l'essentiel de sa carrière. Proche du maître de musique Jean-Marie ROUSSEAU, il a rassemblé et publié trois de ses messes en 1776.

• 5 juillet 1733, Amiens : Jean-Baptiste QUIGNON naît du mariage de Charles Louis Quignon, maître tailleur d'habits en la paroisse Saint-Rémi d'Amiens, et de Marie Jeanne Duriez. Il est baptisé le lendemain.

• [vers 1752-vers 1756], Péronne [Somme] : Il sert le chapitre de Saint-Furcy probablement en tant que serpent.

• 6 mai 1756, Beauvais [Oise] : Jean-Baptiste QUIGNON est engagé comme serpent et basson à la cathédrale, avec gages modulables. 
• 17 mai 1756, Beauvais : Le chapitre octroie une gratification de 12 livres à Jean-Baptiste QUIGNON, musicien, pour ses frais de voyage.
• 20 septembre 1756, Beauvais : Il obtient 15 jours de congé. 

• 9 février 1757, Beauvais : Les gages de Jean-Baptiste QUIGNON, musicien, sont portés à 600 livres.
• 4 juillet 1757, Beauvais : Le chapitre donne la permission à QUIGNON, musicien, de se marier. Le même jour, il épouse en la paroisse Saint-Laurent Marie Marguerite Marlé, fille majeure d'Antoine Marlé, emballeur, et de défunte Marguerite Guérite.
• 20 juillet 1757, Beauvais : Il obtient 3 jours de congé.
• 19 septembre 1757, Beauvais : Il obtient à nouveau 12 jours de congé.

• 18 avril 1758, Beauvais : QUIGNON, "musicien basson de la cathédrale", signe l'acte de baptême de sa fille Marie Marguerite Angélique, dont le parrain est Jean Marie ROUSSEAU, maître de musique de la cathédrale, en la paroisse Notre-Dame de la Basse-Œuvre. QUIGNON s'était lié d'amitié avec ce dernier, dont il devait plus tard publier les messes. 
• 24 juillet 1758, Beauvais : Le chapitre accorde à QUIGNON 4 jours de congé.

• 14 avril 1759, Beauvais : Son fils Jean-Baptiste est parrainé par Jean Antoine Delahaye, minoré et maître de latin des enfants de chœur de la cathédrale.
• 22 juillet 1759, Beauvais : Un congé de 3 jours est accordé à QUIGNON, musicien.

• 7 avril 1760, Beauvais : Sa fille Marie Marguerite a pour parrain Louis Duquesne, maître de pension.
• 30 juillet 1760, Beauvais : Il obtient 15 jours de congé. 

• 16 mai 1761, Beauvais : Son fils Jean-Baptiste reçoit le baptême. Il a pour parrain Claude Antoine Marlé, compagnon menuisier, son oncle maternel.
• 4 septembre 1761, Beauvais : QUIGNON, musicien du chapitre, est muleté de 24 sols pour avoir été insolent à l'égard d'un chanoine.

• 26 octobre 1762, Beauvais : Son fils Jean Marie Nicolas est baptisé. Le parrain n'est autre que Nicolas BRUYANT, musicien de la cathédrale ; la marraine se nomme Marie Jeanne Cunégonde Duquesne, femme de Charles VILLEMAR, lui aussi musicien de la cathédrale. 

• 4 mars 1763, Beauvais : Le chapitre fait état de difficultés entre musiciens. Il prend connaissance d'une requête signée par VILLEMAR et QUIGNON, qui se plaignent de leur confrère MELIQUE. Le promoteur est chargé de faire toute la lumière sur cette affaire et d'en rapporter à la compagnie. Le 7 mars suivant, à la suite du rapport établi par le promoteur, ce dernier est muleté de 6 livres et le doyen chargé d'entreprendre une démarche de conciliation.

• 17 avril 1765, Beauvais : Sa fille Henriette Victoire est baptisée. Le parrain est Étienne Alphonse LAVAIRE, chantre à la cathédrale.

• 27 mai 1766, Beauvais : Sa fille Marie Antoinette reçoit le baptême. Le parrain se nomme Jean-Baptiste Tillier, clerc tonsuré de la paroisse Saint-Martin.

• 26 février 1768, Beauvais : Sa fille Louise Eugénie est parrainée par Louis DE BAY, maître de musique.

• 1er novembre 1771, Chartres [Eure-et-Loir] : Le chapitre de la cathédrale reçoit une proposition (qu'il décline) des sieurs QUIGNON et ROUSSEAU, musiciens, de souscrire à des messes imprimées.

• 9 décembre 1773, Beauvais : Le chapitre désigne QUIGNON pour apprendre à l'enfant de chœur BOULANGER à jouer du serpent et du basson. Il recevra à cet effet la somme de 6 livres par mois.

• 12 janvier 1776, Beauvais : Le musicien QUIGNON est une nouvelle fois chargé par le chapitre de donner des leçons de serpent et de basson a MARGUERI, enfant de chœur. Sa rémunération s'élève toujours à 6 livres par mois.
• 8 mars 1776, Beauvais : Le chapitre ordonne de retenir à QUIGNON 15 livres par mois jusqu'au remboursement de la somme de 200 livres.
• 2 août 1776, Beauvais : Le chapitre accorde 12 livres à QUIGNON par mois pour leçons de basson (20 jours). 
• 12 août 1776, Paris : Les Annonces, affiches et avis divers signalent la publication de trois messes à quatre parties, sous les titres Laetamini in Domino, Nos qui vivimus, benedicimus Domino et Lumen ad revelationem Gentium, composées par le sieur ROUSSEAU, maître de musique de la cathédrale de Tournai, "recueillies & publiées par le sieur Quignon, M[aîtr]e de chant à Beauvais", au prix de 36 livres, chez le sieur LEGROS, de l'Académie royale de musique. 

• 10 juin 1778, Beauvais : Le chapitre accorde une remise de 200 livres de dettes à QUIGNON, qu'il devra rembourser chaque mois par paiement échelonné.

• 9 octobre 1779, Beauvais : Il signe l'acte d'inhumation de sa fille Marie Marguerite, âgée de 19 ans, en présence de son fils Jean Marie Nicolas Quignon, clerc tonsuré.

• 15 mars 1780, Beauvais : Le chapitre octroie 36 livres de gratification à QUIGNON, musicien.
• 5 avril 1780, Beauvais : QUIGNON obtient 7 jours de congé.
• 7 juillet 1780, Beauvais : Il obtient à nouveau 4 jours de congé. 

• 23 avril 1781, Beauvais : Les chanoines de la cathédrale accordent 8 jours de congé à QUIGNON, musicien.
• 25 juin 1781, Beauvais : Il se fait octroyer par le chapitre une gratification de 24 livres.

• 1783-1784, Beauvais : Outre ses 600 livres de gages, il obtient une gratification de 12 livres par mandement du 22 juillet 1784.

• 23 janvier 1789, Beauvais : Jean-Baptiste QUIGNON reçoit 24 livres de gratification pour le courant du chapitre général.
• 23 juillet 1789, Beauvais : Il reçoit la somme de 24 livres à titre de gratification pour le premier semestre de l'année 1789. 

 1790, Beauvais : Jean-Baptiste QUIGNON est basson de la cathédrale Saint-Pierre depuis 34 ans. Il touche 600 livres de gages et 16 minots de blé. En tout, son revenu s'élève à 750 livres.
• 25 janvier 1790, Beauvais : Le chapitre prévient le sieur QUIGNON, musicien, qu'il va subir une diminution de ses gages lors du prochain versement. 
• 10 mai 1790, Beauvais : Il signe la pétition collective des musiciens de la cathédrale adressée au Comité ecclésiastique.

• 1er janvier 1791, Beauvais : Le chapitre cesse de prendre en charge les musiciens qui continuent pourtant d'exercer car "l'espoir d'être conservé les a empêché de se placer ailleurs".
• 21 avril 1791, Beauvais : Le District propose un secours provisoire pour les gagistes qui étaient au service du chapitre de la cathédrale, en attendant la fixation définitive de leur pension ou gratification. QUIGNON, musicien, est alors âgé de 58 ans et a 39 ans de service. Pour lui, l'acompte envisagé est de 150 livres.
• 2 mai 1791, Beauvais : Le directoire du Département de l'Oise prend connaissance du "mémoire des musiciens et autres personnes employées pour le service divin et aux gages de la ci-devant cathédrale de Beauvais, tendant à être conservés dans leurs fonctions en ladite église, la principale du département de l'Oise et à toucher un traitement dont ils ont un extrême besoin pour leur subsistance et celle de leurs familles". Les officier de la municipalité, de leur côté, ont remarqué le zèle des musiciens et appuyé leur requête. Le directoire du District a reconnu qu'un salaire leur était dû. Le directoire ordonne par conséquent qu'il sera payé à QUIGNON, sur les fonds de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre, 150 livres sous forme d'acompte.
• [1791-3 décembre 1793], Beauvais : Jean-Baptiste QUIGNON reste au service de la cathédrale en qualité de musicien, dans le cadre de l'Église constitutionnelle. Il touche 500 livres par an.

• Août 1792, Beauvais : Jean-Baptiste QUIGNON sert dans la Garde nationale.
• 8 août 1792, Beauvais : Les musiciens Fulgence NOËL, Jean-Baptiste QUIGNON, Charles VILLEMAR, François GRUET, Nicolas BRUYANT, Louis Jacques BOCQUET et Jean SAUTY demandent à bénéficier de la loi du premier juillet 1792. Tous pensent avoir droit à une pension de 400 livres, soit parce qu'ils ont atteint l'âge de 60 ans avec au moins 20 années service, soit parce qu'ils servent l'Église depuis au moins 30 ans.
• 3 novembre 1792, Beauvais : Le directoire du District rejette leur requête, car ils ont conservé leur emploi à la cathédrale. Si jamais ils en étaient destitués, ils seraient fondés à la renouveler.

• [Avant le 26 décembre 1793], Beauvais : Dans une pétition à la municipalité, les musiciens de la ci-devant cathédrale demandent à être payés du dernier trimestre de 1793. La municipalité est d'avis qu'ils doivent être payés jusqu'au 15 nivôse, date d'expiration du dernier trimestre, attendu "la modicité de leur fortune et la perte de leur état".
• 26 décembre 1793, Beauvais : Le District est du même avis. 
• 25 nivôse an II (14 janvier 1794), Beauvais : Le directoire du Département arrête que les musiciens toucheront l'intégralité de leur trimestre, à l'effet de quoi il sera dressé par la municipalité un bordereau des sommes dues à chacun sur les fonds de la fabrique.
• 21 pluviôse an II (9 février 1794), Beauvais : Avec ses collègues musiciens de la cathédrale, il dépose une pétition à la municipalité pour réclamer une pension, conformément aux décrets des 23 et 24 juin 1792. Ils se disent privés de ressources et menacés par la faim depuis la fermeture de la cathédrale qui les employait.
• 22 pluviôse an II, Beauvais : La municipalité les soutient dans leur démarche et transmet leur requête au District.
• 29 ventôse an II (19 mars 1794), Beauvais : Le bordereau indique qu'il est dû à Jean-Baptiste QUIGNON la somme de 125 livres pour le dernier trimestre de 1793. Le District arrête que le traitement dû aux musiciens de la ci-devant cathédrale Saint-Pierre est à la charge de la Nation depuis le 10 vendémiaire jusqu'au jour de publication à Beauvais de la loi du 13 brumaire an II, soit le 13 frimaire (3 décembre 1793). Les musiciens toucheront donc seulement 63 jours de leur traitement à raison de 500 livres par an, soit la somme de 88 livres 8 sols 9 deniers au lieu de 125 livres pour Jean-Baptiste QUIGNON.
• 26 germinal an II (15 avril 1794), Beauvais : Le directoire du District estime, au vu des pièces produites, qu'une pension de 400 livres doit lui être versée.
• 4 floréal an II (23 avril 1794), Beauvais : Le directoire du Département de l'Oise confirme l'avis du District.

• 25 novembre 1806, Beauvais : Jean-Baptiste QUIGNON meurt en sa maison de la rue Saint-Pierre, qualifié d'ancien musicien de la ci-devant cathédrale et de pensionnaire de l'État. Il était âgé de 74 ans, marié à Marie Marguerite Marlet.

Mise à jour : 2 novembre 2018

Sources
Annonces, affiches et avis divers, 1776 ; F-Ad28/ G330 ; F-Ad60/ 1 LP 512/1 ; F-Ad60/ 1LP 102/19 ; F-Ad60/ 1Q2/54 ; F-Ad60/ 1Q2/575 ; F-Ad60/ 2LP 1124 ; F-Ad60/ 2LP 1126 ; F-Ad60/ 3E57/ 2 ; F-Ad60/ 3E57/ 3 ; F-Ad60/ 3E57/ 62 ; F-Ad60/ 5MI 165 ; F-Ad60/ 5MI134 ; F-Ad60/ G 1318 ; F-Ad60/ G 1324 ; F-Ad60/ G 2473 ; F-Ad60/ G 2474 ; F-Ad60/ G 2475 ; F-Ad60/ G 2476 ; F-Ad60/ G 2477 ; F-Ad60/ G 2478 ; F-Ad60/ G 2479 ; F-Ad60/ G 2480 ; F-Ad60/ G 2481 ; F-Ad60/ G 2763 ; F-Ad60/ G 2764 ; F-Ad60/ G 2765 ; F-Ad60/ G 2780 ; F-Ad80/ 4G 2985 ; F-Ad80/ 5MI_D1080 ; F-An/ DXIX/054/138/20 - F-An/ DXIX/099/138/17 ; L’Esprit des journaux, nov. 1776

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