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Haute-Loire

Musique et musiciens d’Église dans le département de la HAUTE-LOIRE autour de 1790

Sommaire

Liste des musiciens de la Haute-Loire

Url pérennehttp://philidor.cmbv.fr/musefrem/haute-loire

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« Cette capitale [Le Puy] descend par gradins du pied d’une roche noire et pointue, en se développant et s’élargissant toujours jusqu’à ce qu’elle arrive au bord d’une vaste et riche prairie. Cette forme est semblable à ces robes de brocard qui […] vont en s’étrécissant jusqu’au cou d’une vierge noire. Telle est la cité dont je vous parle : la tête africaine de Vierge, c’est la roche basaltique du Puy, et ce qui figure sa couronne ; le brocard que l’on voit sur le devant virginal, et la toile de son dos, qui est cachée, c’est la montagne du Puy, couverte de maisons d’un côté et nue de l’autre. »

François Marlin, Voyages en France et pays circonvoisins depuis 1775
jusqu’en 1807, Paris, Guillaume et Cie, 1817, t. 3, p. 158-159

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Un site prédestiné à devenir l’écrin de la dévotion à Marie. L’auteur de la fin du XVIIIe siècle qui signe ces lignes, impressionné par la topographie du Puy, l’est peut-être plus encore, finalement, par le culte de la Vierge noire abritée dans la cathédrale, dont la puissance est capable de façonner chez le voyageur un imaginaire de la cité. Toujours est-il que son texte dit à la fois les forts contrastes des paysages et la profonde empreinte du religieux, caractères qui, à bien des égards, valent pour l’ensemble du département de la Haute-Loire. Dans ce pays globalement âpre, les musiques d’Église ne s’épanouissent qu’en quelques sites choisis. 

1-La cathédrale et la ville du Puy-en-Velay

La cathédrale et la ville du Puy-en-Velay (photo site fr.wikipédia.org)

Présentation du département

Le département de la Haute-Loire, une construction hétéroclite

Le département de la Haute-Loire est créé par décision de l’Assemblée Constituante dès la fin de janvier 1790, avec Le Puy comme chef-lieu, conformément aux vœux des députés du Velay, d’ultimes réticences ayant été vaincues par le rattachement du département à l’Auvergne (avec des incidences sur les circonscriptions militaires et judiciaires) alors qu’une grande partie de son territoire relevait du Languedoc sous l’Ancien Régime. Le nom de « département de la Haute-Loire » est adopté le 26 février 1790. L’organisation en districts se révéla plus délicate : Le Puy prenait logiquement la tête de l’un des trois, Brioude obtenait tout aussi logiquement le deuxième, maigre consolation de son échec à devenir chef-lieu d’un département ; le troisième siège, disputé entre Yssingeaux, Montfaucon et Monistrol, fut d’abord attribué aux trois villes en alternance, avant de rapidement être fixé dans cette dernière ville dès l’été 1790 (le chef-lieu de l’arrondissement sera ultérieurement établi à Yssingeaux en 1800). Au total, en 1790, le département compte 252 communes, réparties en 32 cantons.

2-Les voies de communications avant la Révolution

Les voies de communications avant la Révolution (J. Merley, La Haute-Loire de la fin de l’Ancien Régime…, t.2, carte 6)]

Mais cet ensemble de près de 5 000 km2, formant un trapèze assez massif, est constitué d’entités qui avaient appartenu sous l’Ancien Régime non seulement à des provinces variées, mais aussi à deux systèmes administratifs différents, celui des pays d’élections et celui des pays d’États. Schématiquement, on est ici sur la frontière entre les France du nord et du sud. Son chef-lieu – Le Puy – était antérieurement la capitale du Velay, « diocèse civil » rattaché au Languedoc, qui disposait de ses propres États, présidés par l’évêque, et envoyait des délégués aux États de la province. Le Velay appartient aussi à la France de la taille réelle et du droit écrit. Toute autre est la situation dans la région de Brioude (le Brivadois), pays de taille personnelle et de droit coutumier, qui constitue une élection de l’Intendance d’Auvergne. À ces deux entités à peu près équivalentes qui représentent la plus grande part du territoire du département, sont ajoutées en périphérie des communes qui appartiennent à l’un ou l’autre de ces systèmes, provenant des diocèses civils du Gévaudan (au sud) et du Vivarais (à l’est et au sud-est) pour le premier, des élections d’Issoire, de Montbrison et de Saint-Étienne (toutes au nord) pour le second. Le manque d’unité qui découle de l’appartenance des deux moitiés du département à des univers administratifs distincts est amplifiée par le maillage des voies de communications : Le Puy, et plus généralement le Velay, bénéficient de nombreuses liaisons à l’est et au sud (Saint-Étienne et Lyon par Monistrol ; Annonay par Yssingeaux et Montfaucon ; Aubenas par Le Monastier-sur-Gazeille ; Mende et Alès par Pradelles). En revanche, les communications avec le deuxième centre urbain du département, Brioude, sont difficiles : la route, qui doit franchir le col de Fix à plus de 1 100 m. d’altitude, est impraticable une partie de l’hiver et, jusqu’à la Révolution, médiocrement entretenue dans sa portion qui relève de l’Intendance d’Auvergne. C’est donc avec le nord (Clermont) et l’ouest (Saint-Flour) que communique principalement Brioude, ville vers laquelle sont tournées Langeac et Saugues, au sud-ouest du département.

La géographie religieuse d’Ancien Régime reproduit à quelques nuances près les mêmes lignes de partage. L’évêché du Puy couvre à peu près tout le territoire du Velay, outrepassant un peu les limites de l’actuel département de la Haute-Loire au nord-est, tandis que le diocèse de Viviers mord un peu sur la frontière sud-est du département (10 paroisses). La situation de la partie occidentale est complètement diverse : ici, pas de siège épiscopal, mais un vaste territoire relevant du diocèse de Saint-Flour au nord (Brivadois et région de Langeac) et un autre, plus réduit, dans la dépendance de Clermont (8 paroisses, principalement autour de La Chaise-Dieu) ; au sud-ouest, Saugues et ses environs sont au contraire tournés vers le sud et appartiennent au diocèse de Mende (14 paroisses).

Plus fondamentalement, la construction du département de la Haute-Loire dans les limites qui lui ont été données constitue un défi à la géographie physique. Le territoire s’organise en effet autour de deux cours d’eau principaux – la Loire à l’est, l’Allier à l’ouest – qui courent l’un et l’autre du sud vers le nord, séparés par une dorsale montagneuse dont l’altitude n’est jamais inférieure à 1 000 m. De part et d’autre de cet alignement central, qui s’étend de La Chaise-Dieu au nord à Pradelles au sud, les plaines sont rares, les cours des rivières ne formant que quelques bassins de faible ampleur, séparés entre eux par des zones de défilés souvent étroits. L’unité du département réside donc exclusivement dans le fait qu’il est tout entier un pays de hautes terres (l’altitude moyenne est de 900 m.), en grande partie occupé par des plateaux au climat continental, avec des températures hivernales durablement rigoureuses, accompagnées de vents fréquents et violents. Un pays où la présence de loups est encore ordinaire à la fin de l’Ancien Régime : 127 sont tués dans le Velay entre 1782 et 1788, tandis qu’à Saugues le souvenir de la Bête du Gévaudan est alors encore vif. 

Des conditions de vie rudes, une population majoritairement rurale, de modestes centres urbains

Au vu des conditions naturelles plutôt hostiles, il n’est guère étonnant que le nombre des habitants ne soit pas très élevé ; les diverses évaluations de l’époque révolutionnaire et impériale le situent toutefois aux alentours de 250 000 personnes, vivant principalement dans des bourgs et des villages et tirant leur subsistance, pour la plupart, de l’agriculture, pratiquée jusqu’à des altitudes peu ordinaires. Arthur Young, qui traverse la région en août 1789, ne cache pas son étonnement : « Je n’ai vu, dans aucun autre pays, des montagnes cultivées si haut ; on y voit du grain par-tout, même jusques sur leurs sommets, à une hauteur où l’on trouve ordinairement des rochers, du bois ou des bruyères » ; mais, ajoute-t-il aussitôt, ces cultures « ne produisent que de foibles moissons » (Voyages en France, Paris, an II, t. 2, p.25). L’agriculture, on s’en doute, suffit à peine à la survie des populations paysannes, leur fournissant du seigle surtout (du froment toutefois dans les bassins), mais aussi des pois, des fèves et – inattendu signe d’ouverture dans un contexte rural où prédomine la routine – des pommes de terre, plus cultivées qu’en beaucoup d’autres régions. En matière d’élevage, les ovins l’emportent sur les bovins. Pour compléter leurs revenus, certains hommes des campagnes pratiquent l’émigration saisonnière, s’employant dans toutes sortes de métiers nécessitant peu de spécialisation. Dans une partie du département, les femmes ont pour leur part une activité hivernale de dentellières, travaillant pour des « fabricants » installés au Puy ; dans le nord-est, c’est le tissage de rubans qui prévaut, dans la mouvance de Saint-Étienne et de Lyon. Si ces deux productions ont un large rayon de distribution, la plupart des autres activités artisanales (tuilerie, boissellerie, chapellerie) sont destinées principalement au marché régional, voire local, même si l’on doit noter la réputation des outres de peau du Puy, recherchées en Languedoc. Mais tous les échanges souffrent de la médiocre qualité des communications : ni la Loire ni l’Allier ne sont navigables sur leurs tronçons du département et, quand elles ne sont pas bloquées par la neige l’hiver, les routes sont souvent dans un état qui ne permet pas la circulation de lourdes charrettes ; dans toute la région, la majeure partie du trafic se fait donc à dos de mulets.

3-Vue de la ville du Puy

Vue de la ville du Puy, dessin d’Étienne Martellange. Détail : le quartier canonial et la porte Pannessac (Le Puy-en-Velay en l’année 1607, Le Puy, Marchessou, 1887, reproduction P. Burger)

Le morcellement naturel ne permet guère de parler de réseau urbain structuré, chaque ville constituant plutôt un pôle d’échanges pour les campagnes environnantes ; d’ailleurs foires et marchés sont relativement nombreux, y compris dans de petites localités, notamment pour le commerce du bétail. 

Le Puy se détache évidemment parmi les villes du département. En 1789, elle a des fonctions et une renommée sans rapport avec sa faible population de 10 000 habitants environ. Siège du diocèse civil du Velay, mais aussi d’une sénéchaussée et d’une maréchaussée, elle est surtout une ville à forte empreinte religieuse, ce que manifeste bien le paysage urbain : la haute ville, ou quartier du « Cloître », est occupée par l’imposante cathédrale à coupoles, l’évêché, deux collégiales, le baptistère, l’hôtel-Dieu, l’hôpital général et divers établissements ecclésiastiques. Dans les autres quartiers de la ville, monastères et couvents sont également nombreux puisqu’on compte au total 5 maisons d’hommes et 8 de femmes. Surtout, le culte de la Vierge noire, conservée à la cathédrale, attire de nombreux pèlerins venus d’horizons lointains, notamment lors de la célébration des jubilés, qui ont lieu deux à trois fois par siècle (lorsque le Vendredi saint est célébré le jour de l’Annonciation), depuis au moins le début du XVe siècle. C’est en 1785 qu’est célébré le dernier jubilé avant la Révolution. Président des États particuliers du Velay, qui se tiennent à l’ombre de la cathédrale, l’évêque dispose aussi d’un pouvoir seigneurial étendu ; il est de fait « le défenseur des intérêts vellaves » (J. Merley). Sous l’épiscopat de Mgr Marie-Joseph de Galard de Terraube, qui occupe le siège à partir de 1774, la ville se dote de nouveaux équipements (ouverture d’un internat au collège, création d’une manufacture textile à l’hôpital général)) et s’embellit en profitant de la démolition partielle des murailles (création de la promenade du Breuil). La noblesse occupe des hôtels particuliers surtout dans la haute ville, tandis que les quartiers populaires, qui abritent un contingent fourni d’artisans et de commerçants (textile, cuir, alimentation), se distribuent dans la ville basse. Les tanneries et mégisseries sont particulièrement actives, mais dans tous les secteurs les entreprises demeurent de taille modeste, les diverses tentatives pour établir des manufactures textiles dans la ville ayant échoué, à l’exception de la fabrique de draps de l’hôpital général, dont l’activité demeure elle-même mal assurée en 1789. Dans le domaine culturel, le jugement d’Arthur Young est sévère : « Il y a plusieurs cafés, même considérables, mais pas un seul papier public [c’est-à-dire journal] ». Peut-être une partie des élites se retrouvait-elle dans une société de concert, suffisamment discrète en tout cas pour qu’on ne soit même pas certain de son existence.

4-La collégiale Saint-Julien de Brioude (photo site datuopinion.com)

La collégiale Saint-Julien de Brioude (photo site datuopinion.com)

Brioude, dont la population s’élève à 5 000 habitants environ, est également un centre religieux, bien que de moindre importance. Sa basilique Saint-Julien, édifiée entre XIe et XIIIe siècle, pour abriter la dépouille du saint éponyme, soldat romain mort en martyr, demeure un lieu de pèlerinage à la veille de la Révolution. C’est aussi une institution religieuse qui détient le véritable pouvoir sur la ville, le « noble chapitre » des 20 chanoines-comtes de la basilique, tous d’origine aristocratique, avec à leur tête un prévôt et un doyen. Seigneur de la ville, qui ne dispose pas d’institutions consulaires, le chapitre y perçoit divers impôts. Chef-lieu d’une élection et subdélégation relevant de la généralité d’Auvergne, la ville est également le siège d’un archiprêtré du diocèse de Saint-Flour. Comme au Puy, l’activité économique peine à sortir de la routine, comme l’atteste la courte existence d’une manufacture de draps fondée en 1752. Les foires et marchés y sont relativement actifs, notamment pour les céréales, surtout après la suppression en 1771 de droits perçus par le chapitre ; mais leur rayonnement ne s’étend guère au-delà du Brivadois, ne serait-ce qu’en raison de l’état du réseau routier. Ici la sociabilité des élites s’organise autour d’une loge maçonnique qui, d’abord composée de nobles et d’ecclésiastiques, recrute plus nettement dans la bourgeoisie à l’approche de la Révolution.

Yssingeaux compte sans doute un peu plus d’habitants que Brioude, profitant de sa position dans la partie du département la plus ouverte sur l’extérieur, tout comme Saint-Didier, Retournac, Tence ou Monistrol, qui se situent chacune entre 3 000 et 5 000 habitants. Quelques autres cités encore ont un niveau comparable (Saugues, Le Monastier), puis l’on descend rapidement à des bourgs dont la population ne dépasse pas les 1 500 à 2 000 personnes, y compris certaines localités où sont implantées une communauté de réguliers (Blesle), une collégiale (Saint-Paulien), voire les deux (Langeac). 

Les lieux de la musique d’Église

La cathédrale du Puy : un foyer musical actif, des structures originales

5- Partition de Roche

Laudate Dominus omnes gentes par Mr Blanchard, copié par Jacques Roche, Le Puy ms.445

Le principal centre de musique d’Église du futur département est incontestablement la cathédrale Notre-Dame du Puy, où le chant et la musique représentent un effectif de 37 personnes, sur un total de 70 recensées pour ces fonctions dans l’ensemble de la Haute-Loire. La vitalité musicale de la cathédrale est attestée de longue date, notamment par le « manuscrit du Puy », recueil de polyphonies médiévales destinées à la fête de la Circoncision. La découverte, il y a quelques décennies, d’un riche fonds de partitions du XVIIIe siècle confirme pour sa part le maintien jusqu’à la veille de la Révolution d’une tradition d’écriture de qualité pour les offices (avec en particulier des œuvres de Louis GRÉNON, maître de musique au milieu du siècle), mais aussi l’ouverture à un répertoire des plus grands maîtres (notamment Lalande ou Campra).

Comme un certain nombre d’autres cathédrales, situées en particulier dans le Massif central, celle du Puy dispose d’un bas chœur de structure originale puisque pratiquement tout le personnel reste attaché à la cathédrale sa vie durant. Dans cette ville éloignée des grands centres, la cathédrale forme elle-même les musiciens de haut niveau qui lui sont utiles pour assurer la splendeur du culte. Tout commence donc avec la maîtrise, qui entretient 10 enfants de chœur, recrutés dans ce statut vers l’âge de 7 ans pour dix années. Placés sous l’autorité du maître de musique et surveillés par les chanoines, les enfants reçoivent comme dans toutes les psallettes une éducation soignée en matière musicale. Au terme de leur séjour à la maîtrise, ils sont rituellement reçus comme clercs habitués de l’église et troquent leur habit bleu pour un noir, signe de leur entrée dans l’état ecclésiastique. Ils appartiennent dès lors à la catégorie des sous-choriers et, en parallèle à la poursuite des études qui les conduisent à la prêtrise, ils participent aux principaux offices de la cathédrale. Une fois ordonnés prêtres, ils peuvent accéder à la catégorie des choriers, qui ont le privilège de siéger dans les hautes stalles, aux côtés des chanoines, avec une obligation de présence plus importante que les sous-choriers. L’accession à l’un des 10 « canonicats de pauperie » représente le couronnement de la carrière au sein du bas chœur, dans un statut qui rappelle celui des semi-prébendés d’autres églises. Généralement c’est un chorier qui bénéficie du canonicat de pauperie qui vient à vaquer, mais il arrive qu’un sous-chorier y accède directement. À chacune des catégories évoquées correspondent des obligations particulières, mais aussi des revenus assurés. À partir de la sortie de la maîtrise, tous les membres du bas chœur appartiennent en effet à l’Université Saint-Mayol qui, sous la tutelle du chapitre, gère les biens et revenus destinés à l’entretien de ses membres ; ils perçoivent de surcroît des « distributions » liées à divers offices, ainsi qu’éventuellement des rétributions associées à des chapellenies. Le plain-chant et la musique sont donc assurés par un corps d’ecclésiastiques entièrement autochtone, dont la formation prévoit pour certains d’entre eux l’apprentissage des instruments utiles aux pièces en symphonie. Le maître de musique et l’organiste sont parfois eux-mêmes issus de ce corps ; parfois aussi ils sont – seules exceptions – recrutés à l’extérieur.

En 1790, chanoines de pauperie et choriers sont au nombre de 12 au total, âgés de 30 à 72 ans, sans que les documents, manquant de précision ou contradictoires, permettent de dresser des listes distinctes des deux sous-ensembles. Le maître de musique, Jean André GIRAUD, est le plus jeune du groupe, et sa carrière est emblématique du parcours qui vient d’être présenté : né en 1760 au Puy, il a été reçu enfant de chœur en 1768, puis est devenu sous-chorier en 1778 et promu chanoine de pauperie trois ans plus tard seulement ; il a pris la direction de la maîtrise en 1784. Dans les mêmes stalles siège aussi Jacques ROCHE, qui a exercé la charge de maître de musique de 1763 (départ de Louis Grénon) à 1777 : né au Puy, entré à la maîtrise vers 1736, lui non plus ne quitte pas le chœur de la cathédrale sa vie durant, où il joue notamment du basson ; diverses partitions conservées sont de sa main, sans que l’on sache toujours s’il en est l’auteur ou seulement le copiste. Plusieurs des choriers (Jean Antoine BOUDOUIN, André CORTIAL, Joseph Louis SOUCHON) assurent l’apprentissage des instruments aux enfants ou aux sous-choriers. La catégorie des sous-choriers compte 14 membres, âgés de moins de 20 ans pour les plus jeunes, d’un peu plus de 40 pour les plus âgés. Certains sont déjà prêtres, tels Mathieu MICHEL ou Étienne BLACHON. Trois d’entre eux (Étienne BLACHON, André SAVEL et Barthélemy TERRASSE), qui sont serpentistes, se relaient sans doute dans cette fonction. Les 9 enfants de chœur recensés sont entrés à la maîtrise entre 1782 et 1788, dont 7 dans les années 1787 et 1788, le chapitre ayant alors libéré plusieurs places par promotion au rang de sous-chorier d’élèves qui n’avaient pas encore accompli leurs dix années règlementaires, sans doute en raison d’un effectif insuffisant de cette catégorie. Les orgues, restaurées en 1776 et déplacées du jubé au fond de la nef en 1781, sont tenues par un personnage dont le parcours demeure largement mystérieux : Pierre François SCHONCK (parfois orthographié CHONQ) est né à Mannheim à une date inconnue ; on ne sait rien des postes qu’il occupe avant son arrivée au Puy, à une date elle-même incertaine, peut-être antérieure au contrat qu’il signe en 1787. Non moins curieuse est la présence, en cet univers plutôt clos, de Jean SKLENARD, né à Prague en 1729, marié, qui renforce les voix lors des grandes fêtes et perçoit à ce titre 21 livres en 1789. On aimerait évidemment savoir ce qui l’a conduit au Puy, et aussi ce que sont ses autres sources de revenus. À l’exception de ces deux derniers musiciens, la plupart des membres du bas chœur sont nés soit au Puy (au moins 14 d’entre eux), soit dans le futur département de la Haute-Loire (12), au moins 3 venant du Monastier-sur-Gazeille, autre lieu de musique. Parmi les enfants de chœur, il en est un seul qui ne soit pas de la région : né à Paris en 1777 dans une famille originaire de Nancy, Jean-Joseph GASCARD est reçu à la maîtrise en 1787 après l’installation de sa famille au Puy.

Au service des chanoines-comtes de Brioude, un corps de musique assez fourni

Avec un mode de fonctionnement voisin de celui de la cathédrale du Puy, le corps de musique de la basilique et collégiale Saint-Julien de Brioude est composé en 1790 de 27 personnes. Le parcours professionnel de ses membres s’effectue en trois étapes : les enfants de chœur, à leur sortie de la maîtrise, sont dits « expectants » puisqu’ils attendent que se libère une des dix places de chanoines semi-prébendés ou un poste de chanoine hebdomadier. L’importance de cet effectif s’explique à la fois par la puissance financière du chapitre et par la volonté de celui-ci d’amplifier l’éclat du culte de son église qu’il tient pour la plus ancienne collégiale de France ; la publication en 1769 d’un Diurnal correspondant à la liturgie propre du chapitre témoigne aussi à sa manière de ce souci persistant de distinction.

Bien que les sources relatives au chapitre de Brioude soient fortement lacunaires et ne permettent guère en particulier d’opérer des reconstitutions de carrières, les 10 semi-prébendés en place en 1790 sont connus. Âgés de 26 à 58 ans, ils semblent majoritairement originaires du lieu ou de ses environs : au moins 4 sont nés à Brioude même, tels Jean Baptiste BOURNETON, le plus âgé du groupe, né en 1734, ou Gilbert SÈVE, le plus jeune, né en 1762. En revanche seuls 4 des 6 enfants de chœur sont identifiés comme tels, âgés de 9 à 13 ans, et tous également originaires de Brioude. Les deux qui font défaut sont vraisemblablement intégrés à la catégorie des expectants, dans laquelle sont rangés 10 dépendants du chapitre, le glissement vers cette catégorie permettant d’espérer l’obtention d’une meilleure gratification des nouvelles autorités administratives. En particulier, il est peu vraisemblable que Alexis Julien COLOMB, né en 1775, ait parachevé sa formation à la maîtrise, même si le séjour n’est ici ordinairement que de 7 années. Parmi les expectants, Anselme VELAY, dont le jeune frère a aussi été recruté comme enfant de chœur, assure la fonction de « sous-maître de latinité » pour les enfants. Le maître de musique de la collégiale est Étienne Zacharie DESPEAUX, dont on ignore la date de prise de fonction. On sait en revanche qu’il a été enfant de chœur à Notre-Dame de Paris (et peut-être auparavant à Senlis), où il a pu faire jouer certaines de ses compositions lorsqu’il était « spé », avant de sortir de la maîtrise en 1780. L’organiste est depuis une trentaine d’années Dominique HÉRAUD, prêtre du diocèse de Saint-Flour, qui est également chanoine hebdomadier de la collégiale. Un seul musicien est marié, le serpent Jacques SERVY père. Né en 1750 à Bournoncle-Saint-Pierre, à une dizaine de kilomètres de Brioude, il est admis parmi les enfants de chœur de la collégiale à 6 ans puis, suivant un parcours inhabituel, il reste au service de cette église en qualité de serpent sans devenir expectant puis semi-prébendé. Il se marie en 1780 et deux de ses fils, Jacques SERVY fils et Antoine SERVY, nés respectivement en 1781 et 1782, sont enfants de chœur en 1790. Selon ses déclarations, le chapitre l’avait engagé à vie, ce que contestent les chanoines. À Brioude, les fonctions musicales sont exercées par un petit groupe de familles du lieu, qui y sont représentées par plusieurs de leurs membres (VELAY, SERVY), mais sont aussi liées entre elles : Jacques SERVY père est témoin au baptême d’Antoine DESMURS, né en 1781, qui sera compagnon de ses fils à la maîtrise. Plus tard, l’ancien expectant Alexis Julien COLOMB épouse en 1801 la sœur de Jean Baptiste NOZERINE, enfant de chœur en 1790, tandis que sa propre sœur devient en 1807 la femme de Jacques SERVY fils.

Quelques organistes épars dans le département

En dehors de deux pôles que représentent la cathédrale Notre-Dame du Puy et la collégiale Saint-Julien de Brioude, les lieux de musique que l’on peut repérer, peu nombreux, n’emploient généralement qu’un organiste, parfois à temps partiel.

Au Puy, il ne semble pas que les diverses maisons religieuses emploient des musiciens. On peut seulement assurer que le monastère des Clarisses fait parfois appel, pour des cérémonies importantes, comme le sont les vêtures, à l’organiste de la cathédrale. SCHONCK est ainsi présent au monastère le 25 septembre 1788. Une dizaine d’années plus tôt, son prédécesseur Antoine Dominique SAUVAGE rendait ce même service aux Clarisses. D’autres églises du Puy disposaient également d’orgues en 1790, notamment le couvent du Refuge ou l’église paroissiale Saint-Pierre-le-Monastier, mais l’on ignore complètement si elles étaient touchées, ne serait-ce que pour les grandes fêtes, et par qui. Par ailleurs, les petites collégiales de la ville (Saint-Georges, Saint-Vosy), dont l’activité cultuelle paraît bien réduite à la fin de l’Ancien Régime, ne disposent d’aucun musicien.

6-Abbaye St Robert de La Chaise-Dieu

Abbaye St Robert de La Chaise-Dieu (photo site flickr.com)

Parmi les collégiales du département, en dehors de Saint-Julien de Brioude, Saint-Médard de Saugues est la seule où se rencontrent des musiciens en 1790. L’organiste BÉRAUD y exerce ses fonctions depuis 45 ans et se dit prêt à continuer en dépit de son âge. On ne sait s’il est originaire de la ville, mais il y a fait souche puisque son fils est chanoine de cette même cathédrale. Par ailleurs la collégiale entretient deux enfants de chœur.

À l’abbaye mauriste Saint-Robert de La Chaise-Dieu, l’organiste Étienne DEBAS, né à Clermont en 1762, a signé en 1786 un contrat à vie, succédant à Grégoire RICHARD, décédé, qu’il a semble-t-il assisté depuis 1780. L’année de son engagement définitif, il épouse une parente de son prédécesseur. Son contrat inclut la formation de quatre enfants de chœur. L’instrument qui lui est confié, avec son imposant buffet de la fin du XVIIe siècle, a en fait été construit en 1727 par le facteur Marin Carouge, et bien entretenu depuis : les archives indiquent qu’il a fait l’objet en 1779 d’une intervention de Jacques PRADES, facteur languedocien.

L’abbaye des Bénédictines Saint-Pierre de Blesle représente un cas singulier puisque les débuts de la Révolution ont prolongé son existence. Alors que les moniales ne vivaient déjà plus en communauté, l’abbesse obtient en effet du pape Pie VI, en mai 1789, une bulle de sécularisation qui transforme le monastère en collégiale de chanoinesses nobles, dotée de 20 prébendes. Mais les événements qui se déroulent alors en France ne permettent pas la réception et l’enregistrement de la bulle, et l’abbaye demeure donc dans son statut antérieur. En 1790 l’orgue y est tenu depuis 1751 environ par Françoise BILLARD, née en 1737, la seule musicienne de notre corpus. Elle a succédé dans cette fonction à une moniale, François de Pons de Frugère Talendre, mais elle-même est mariée depuis 1761. Chargée de quatre enfants en 1790, elle obtient une pension au titre de « chanoinesse organiste ». Comme celui de La Chaise-Dieu, l’orgue qu’elle touche à Blesle a été réparé, en 1788, par Jacques PRADES, alors établi comme facteur à Clermont-Ferrand. Celui-ci, à qui sont encore dues 1 100 livres, saisit en 1792 l’administration qui somme à son tour les religieuses de rendre compte de l’usage de l’emprunt contracté pour la réparation de leur orgue.

7-L’orgue de l’église Saint-Chaffre du Monastier-sur-Gazeille

L’orgue de l’église Saint-Chaffre du Monastier-sur-Gazeille (cl. F. Talvard)

L’église paroissiale Saint-Fortunat et Saint-Théofrède du Monastier-sur-Gazeille est la seule de cette catégorie à entrer dans la liste des lieux de musique de la Haute-Loire, et encore est-ce un peu par hasard. Depuis de nombreux siècles, il existait dans la ville une abbaye dédiée à saint Théofrède (ou Chaffre), l’un de ses premiers abbés dont la tradition faisait un martyr des Sarrasins. En 1776, son abbé commendataire, Jean-Georges Lefranc de Pompignan obtient du pape une bulle de suppression de l’abbaye, dont les « biens, droits et revenus » sont unis avec l’aval de la royauté à la mense de l’archevêché de Vienne, siège occupé par le même Lefranc de Pompignan. L’église abbatiale est ensuite réutilisée pour l’une des deux paroisses, antérieurement dédiée à saint Fortunat. L’abbaye, qui disposait d’un orgue au moins à partir du début du XVIe siècle, employait depuis 1772 ou 1775 un organiste, Pierre BÉRANGER, natif du lieu. Apparemment, il continue ses fonctions pour le compte de la paroisse jusqu'en 1790. On ne sait comment il est alors rémunéré pour un service sans doute fortement allégé, qu’il assurait peut-être même de manière bénévole. Quelques années plus tard on le retrouve cultivant la terre avec son frère, toujours au Monastier. Il est certain en tout cas que, sans l’épisode de la suppression de l’abbaye et du transfert de l’église paroissiale, Le Monastier n’aurait pas eu d’organiste en 1790, et donc que notre enquête n’en aurait retrouvé aucun dans les paroisses de Haute-Loire. On rappellera enfin que trois des musiciens présents à la cathédrale du Puy en 1790 sont originaires du Monastier-sur-Gazeille, indice de l’existence de foyers musicaux vivants dans un pays austère et pauvre.

Des choix contrastés dans le nouveau contexte politique et religieux

Dans l’état actuel des connaissances, il n’est pas possible de proposer une approche statistique du devenir des musiciens de Haute-Loire pendant et après l’épisode révolutionnaire car pour un trop grand nombre d’entre eux il n’a pas été possible de reconstituer leur parcours de 1790 à leur décès. Il apparaît toutefois clairement que les choix politiques et religieux sont loin d’être unanimes. De même, si certains retrouvent ultérieurement une place de musicien au service du culte, ceux-ci ne sont qu’une minorité.

Au moment de l’établissement de l’Église constitutionnelle, des serments, puis de la déchristianisation, un nombre non négligeable des musiciens recensés sont dans une attitude de refus, qui les conduit parfois à être arrêtés, emprisonnés, déportés, voire exécutés. Tel est le cas d’une part importante des chanoines de pauperie de la cathédrale du Puy : ainsi, Jean André Barthélemy GIRAUD, l’ancien maître de musique, emprisonné à partir de 1793, puis déporté au fort de Hâ, décède à Bordeaux en avril 1795 ; on peut aussi citer Joseph Louis SOUCHON, emprisonné à plusieurs reprises, lui aussi déporté durant deux années. En revanche, parmi les sous-choriers de la cathédrale, seuls Mathieu MICHEL et Étienne BLACHON semblent avoir connu la déportation ; les autres s’engagent dans l’administration ou le commerce, et plusieurs se marient. Quant aux enfants de chœur, certains deviennent militaires pendant un temps, comme François Régis TEYSSÈDRE, qui décède en 1805 à la Martinique avec le grade de caporal. Parfois, les anciens sous-choriers et enfants de chœur continuent à exercer leurs talents musicaux dans l’armée, comme Julien RONZIER, musicien au 1er bataillon de volontaires de la Haute-Loire en 1793, ou comme Antoine Étienne CASTANET, qui dirige la musique de ce même bataillon ; en 1817, lorsqu’il se marie à Strasbourg, Jean-Joseph GASCARD y est en garnison comme musicien de la Légion de la Haute-Loire. L’âge joue à l’évidence un rôle dans les choix opérés, mais tout aussi assurément le statut antérieur : les prêtres, assez logiquement, sont davantage liés aux institutions ecclésiastiques, qui avaient façonné leur culture et assuraient leur subsistance. 

À Brioude, les mutations politiques et religieuses semblent plus facilement acceptées, comme si le lien avec l’Église était moins fort. Certes, le seul musicien du département qui finit sur l’échafaud fait partie de ceux qui exerçaient à la collégiale Saint-Julien de cette ville ; il s’agit de l’ancien organiste Dominique HÉRAUD, condamné à mort comme prêtre réfractaire et exécuté au Puy le 31 juillet 1794. Mais la majorité de ses confrères du bas chœur, tout comme les enfants de la maîtrise, changent rapidement d’activité, devenant imprimeur, horloger ou pharmacien, ou trouvant un poste dans une administration. Certains le font après avoir parfois pris l’uniforme pendant une période, comme Jean GRENIER, sous-lieutenant du bataillon où Antoine Étienne CASTANET et Julien RONZIER sont musiciens. L’engagement le plus durable dans l’armée est celui d’Antoine SERVY, musicien militaire de 1802 à 1814. Comme lui, beaucoup des musiciens de Brioude, même antérieurement engagés dans les ordres, se marient plus ou moins rapidement.

Lors de la reconstitution d’un corps de musique à la cathédrale, sous le régime constitutionnel, les chantres qui sont recrutés sont en partie des hommes neufs, dont on ne sait rien ni de la formation, ni plus généralement du passé. Toutefois l’organiste Pierre François SCHONCK retrouve la tribune pendant un an environ, tandis que Jean Célestin CHALBOS, André SAVEL et Antoine Étienne CASTANET exercent la fonction de chantre durant quelques mois ; ce dernier prend l’uniforme au terme de cette période. Parmi les musiciens de Brioude, aucun ne semble avoir repris un emploi dans une église par la suite. L’organiste du Monastier, Pierre BÉRANGER, qui avait successivement touché son instrument pour l’abbaye, puis pour la paroisse, met ensuite ses talents au service des cultes révolutionnaires lorsque l’église est transformée en temple de l’Être Suprême. Ces quelques prolongements, tous temporaires, d’une activité antérieure ne peuvent masquer la profonde rupture qui se produit alors. Il est significatif qu’aucun des musiciens présents dans les églises en 1790, même parmi les plus jeunes, ne semble, en l’état de nos informations, avoir repris un poste analogue après le rétablissement du culte catholique, à l’exception de Françoise BILLARD, ancienne organiste de l’abbaye de Blesle qui, à son décès en 1814, est alors en poste à la cathédrale Notre-Dame du Puy.

Mais il est possible que des documents de nature à éclairer le parcours de ces hommes, voire à révéler l’existence d’autres musiciens d’Église, aient échappé à nos investigations. Merci d’avance à tous ceux qui voudront nous faire part de leurs découvertes dans les archives. 

Bernard Dompnier et Françoise Talvard
(avril 2018)

Le travail sur les musiciens de ce département a bénéficié des apports de, notamment : Thomas D’Hour, Georges Escoffier, Martin de Framond, Sylvie Granger, Isabelle Langlois, Bastien Mailhot, Christophe Maillard. Qu’ils en soient ici remerciés.

>>> Si vous disposez de documents ou d’informations permettant de compléter la connaissance des musiciens anciens de ce département, vous pouvez signaler tout élément intéressant ICI. Nous vous en remercions à l’avance.

L’amélioration permanente de cette base de données bénéficiera à tous.

Les lieux de musique en 1790 en Haute-Loire

Les lieux de musique documentés pour 1790 dans le département sont présentés par diocèse et par catégorie d’établissements : cathédrale, collégiales, abbayes, monastères et couvents, paroisses (ces dernières selon l’ordre alphabétique de la localité au sein de chaque diocèse).

Carte des lieux de musique en Haute-Loire en 1790

Carte des lieux de musique en Haute-Loire en 1790

Diocèse du Puy

Diocèse de Clermont

Diocèse de Mende

Diocèse de Saint-Flour

Pour en savoir plus : indications bibliographiques

  • François LESURE, Dictionnaire musical des villes de province, Paris, Klincksieck, 1999 : « Le Puy » (p. 170-171).
  • Xavier BARRAL I ALTET, La cathédrale du Puy-en-Velay, Lausanne, Skira, 2000, 435 p.
  • Théodore de CENAT de L'HERM, Histoire du monastère, de la ville et des châteaux du Monastier, Le Puy, Impr. Guillaume, 1855, 108 p.
  • A. CHAREYRE, « Bulle d’annexion à l’archevêché de Vienne de l’abbaye du Monastier (novembre 1776) », Tablettes historiques du Velay, 6e année, 1875-1876, p. 228-241.
  • Augustin CHASSAING et Antoine JACOTIN, Dictionnaire topographique de la Haute-Loire, Paris, Imprimerie nationale, 1907, 393 p. (reprint P.U. Saint-Étienne, 2003).
  • Julien COURTOIS, L’Université des clercs de Saint-Mayol du Puy à la fin du Moyen Âge, mémoire de maîtrise, Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 2004, 132 p.
  • Pierre CUBIZOLLES, Le noble chapitre Saint-Julien de Brioude, Brioude, P. Cubizolles, 1980, 654 p.
  • Thomas D’HOUR, « La musique à la collégiale de Brioude », dans B. DOMPNIER, Les bas chœurs…, p. 115-131. 
  • Pauline DE SEAUVE, Le chapitre de la cathédrale du Puy au XVIIIe siècle, mémoire de maîtrise, Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 1998.
  • Pauline DE SEAUVE, « Les enfants de chœur de la cathédrale du Puy au XVIIIe siècle », Cahiers de la Haute-Loire, 2001, p. 141-166.
  • Henri DELORME et al., La Chaise-Dieu. Les grandes orgues de l’abbatiale Saint-Robert. 1683-1995, Brioude, Association Marin Carouge, 1995, 88 p.
  • Bernard DOMPNIER (dir.), Louis Grénon, un musicien d’Église au XVIIIe siècle, Clermont-Ferrand, PUBP, 2005, 202 p.
  • Bernard DOMPNIER (dir.), Les bas chœurs d’Auvergne et du Velay. Le métier de musicien d’Église aux XVIIe et XVIIIe siècles, Clermont-Ferrand, PUBP, 2010, 404 p.
  • Bernard DOMPNIER, « Être musicien à la cathédrale du Puy-en-Velay au XVIIIe siècle », dans ID., Les bas chœurs…, p. 257-296.
  • Georges ESCOFFIER, La condition sociale des musiciens en province au XVIIIe siècle à travers l’exemple du Puy, thèse EPHE, Paris, 1996, 3 vol.
  • Georges ESCOFFIER, « Le répertoire de la cathédrale du Puy au XVIIIe siècle : entre provençalité et provincialité » dans F. LESURE (dir.), La musique dans le Midi de la France, t.1, XVIIe-XVIIIe siècles, Paris, Klincksieck, 1996, p. 107-131.
  • Georges ESCOFFIER, « Jacques Roche à la cathédrale du Puy : une longue carrière immobile ? », dans B. DOMPNIER, Les bas chœurs…, p. 155-176.
  • Abbé François FABRE, Saugues pendant la Révolution, Le Puy, 1899/ 1905, 128 p.
  • Chanoine FAYARD, L’abbaye du Monastier, s.l., 1975, 22 p.
  • Stéphane GOMIS, « Le chapitre et les chanoines de la cathédrale du Puy à l’époque de Grénon », dans B. DOMPNIER (dir.), Louis Grénon…, p. 49-66.
  • Christine LUBIN-COLOMBI et Jean-Claude SUC, « Histoire du grand orgue actuel de la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay (Haute-Loire) », L’Orgue, Bulletin des amis de l’orgue, n° 266, 2004/2, p. 17-18.
  • Bastien MAILHOT, Les enfants de chœur des églises du centre de la France. Les institutions capitulaires d’éducation et leurs élèves aux XVIIe et XVIIIe siècles, Clermont-Ferrand, PUBP, 2018.
  • Jean MERLEY, La Haute-Loire de la fin de l’Ancien Régime aux débuts de la troisième République (1776-1886), Le Puy, Cahiers de la Haute-Loire, 1974, 2 vol.
  • Orgues d’Auvergne. Inventaire des instruments de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand, AREPAMA, 1989, 383 p.
  • Josanne POTHIER, « Blesle et ses abbesses », Almanach de Brioude, 41e année, 1961, p. 117-156.
  • Gabriel SEGRET, « L’abbaye Saint-Pierre de Blesle en 1789 », Almanach de Brioude, 3e année, 1922, p. 77-104.
  • Jean-Claude SUC, « Notes pour un historique de l’orgue de l’église du Monastier », Cahiers de la Haute-Loire, 1971, p. 111-120.
  • Jean-Claude SUC, « Notes sur l’orgue de l’église de La Chaise-Dieu », Almanach de Brioude, 58e année, 1978, p. 155-182.
  • Françoise TALVARD, « Derniers feux des maîtrises d’Ancien Régime en Haute-Loire (1790) », Bulletin historique de la Société académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire, LXXXIX, 2013, p. 35-77.
  • C. TAVERNIER, « Le clergé réfractaire dans le Brivadois de 1791 à 1794 », Almanach de Brioude, 46e année, 1966, p. 91-110.
  • « L’Université Saint-Mayol du Puy », Nouvelle série de Mélanges historiques publiés par l’Écho du Velay, t. 2, Le Puy, Freydier, 1888, p. 208-227.

Bibliographie élaborée par Bernard Dompnier et Françoise Talvard
(avril 2018)

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