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TARBOURIECH, Paul (1739-1826)
État civil
NOM : TARBOURIECH     Prénom(s) : Paul     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : TABOURIÉ
TARBOURIER
Date(s) : 1739-10-9   / 1826-10-5
Notes biographiques

Natif de Narbonne, Paul TARBOURIECH, haute-contre, chantera sa vie durant à Toulouse. Il tentera de jouer de la rivalité qui existe entre la chapelle de de la cathédrale Saint-Étienne et celle de la collégiale Saint-Sernin afin d'obtenir un meilleur contrat, passant d'un chapitre à l'autre.

• 9 octobre 1739, Narbonne: Paul TARBOURIECH naît sur la paroisse de Saint-Paul, où il est baptisé le surlendemain. Il est le fils de Bernard, bedeau du chapitre (qui sera qualifié sur des actes ultérieurs tantôt de cordier, tantôt de cordonnier), son parrain est Guiraud Simon, cuisinier. 

• avant 1755 au 2 février 1766, Narbonne : Paul TARBOURIECH chante haute-contre à Saint-Just.

•  20 juillet 1762, Narbonne : Paul TARBOURIECH, résidant dans la paroisse de Saint-Just, épouse en l'église Saint-Paul Marie Brunet, de cette paroisse. De ce mariage naîtront Jean Elisabeth (garçon, né en 1766) Jeanne Jacquette (1767-?) Étienne Antoine Bernard (1768-?) Françoise Jacquette Catherine (21 mars 1771-?)

• 20 juillet 1764, Narbonne : "Tailleur", il signe au mariage de Jean François VIDAL paroisse Saint-Paul.

• 2 février 1766, Toulouse : Le chapitre de Saint-Étienne fait venir à ses frais Paul TARBOURIECH pour l’auditionner.
• 15 février 1766, Toulouse : Paul TARBOURIECH est reçu à la chapelle de la la cathédrale Saint-Étienne pour jouir comme haute-contre d'une place dans le chœur aux gages de 25 livres par mois. En juillet de la même année il est augmenté, son salaire passe à 100 livres par mois. Le sieur JULIEN qui occupait le poste de haute-contre est alors renvoyé Il semble avoir démissionné de son poste et le
• 27 septembre 1771, Toulouse : Paul TARBOURIECH offre sa ré-intégraion au chapitre de la cathédrale et le chapitre lui paie les frais de son voyage de retour (peut-être est-il retourné à Narbonne ?)
• 23 octobre 1772, Toulouse : Paul TARBOURIECH s'absente pour aller chanter aux États du Languedoc.
• fin 1772, Toulouse : Paul TARBOURIECH démissionne pour un poste à Saint-Sernin de Toulouse.

• 12 janvier 1773, Toulouse : Paul TARBOURIECH musicien signe un contrat de mariage dans l'étude de maître Saurine, pour épouser Madeleine Bressolles. Madeleine Bressolles habite sur la paroisse Notre-Dame du Taur ; elle est la fille de feue Jean André Bressolles féodiste de Labarthe et de feue Jeanne Marie Miramont. De cette union naîtront au moins 2 enfants : Sauveur (1782 † 23 avril 1792) et Anne Cécile (1787 † 1791). Sur l'acte notarié la profession du père est cordonnier (et non cordier) et le nom de la mère n'est pas Jeanne Guibail, mais Izabeau Pexerié ainsi que cela figure également sur le registre paroissial du mariage. La future épouse a constituée une dot de 2 400 livres, dont elle paye 1 600 livres immédiatement, plus 800 livres venant de la vente de biens. Elle reçoit aussi 100 livres de Marguerite Dalbaret directrice et trésorière de l'hôpital des pauvres filles orphelines de Toulouse, où la future épouse dit avoir été nourrie et élevée pendant son enfance.

• 7 et 12 février 1773, Toulouse : Paul TARBOURIECH signe contrat d'engagement à vie avec le chapitre de Saint-Sernin, avec un honoraire de 540 livres (pour le contrat du 7 février) augmenté de 36 livres (par le contrat du 12 févier) soit 576 livres. Il s'engage s'il contracte un engagement ailleurs, à reverser au chapitre de Saint-Sernin 240 livres (1er contrat du 7 février) puis 300 livres (2d contrat du 12 février) annuellement.
• septembre 1773, Toulouse : Paul TARBOURIECH cesse son service à la chapelle de musique de Saint-Sernin, en particulier il est absent pour les fêtes de Toussaint.

• 29 octobre 1773, Toulouse : Paul TARBOURIECH propose au chapitre de la cathédrale, par l'intermédiaire du maître de musique Nicolas Vincent LEVENS, sa ré-intégration, moyennant un contrat à vie et des gages de 500 livres par an.

• novembre 1773, Toulouse : Le chapitre de Saint-Sernin intente un procès à Paul TARBOURIECH, lui demandant soit de revenir chanter, soit de lui verser 300 livres par an.
• 16 décembre 1773, Toulouse : Lors de son audition au tribunal Paul TARBOURIECH déclare qu'il chante désormais à la cathédrale, et que son contrat avec le chapitre de Saint-Sernin est nul et sans effet.
• 19 août 1774, Toulouse : Paul TARBOURIECH demande que ce contrat soit résilié, mais il semble rester en poste. Bientôt malade, il est opéré et le chapitre avance les frais de son intervention.
• 16 septembre 1774, Toulouse : Le tribunal tranche le différend en faveur du chapitre Saint-Sernin. La suite de l'application du jugement n'est pas connue, mais Paul TARBOURIECH continue son service dans la cathédrale Saint-Étienne.

• 1775, 77, 78, Toulouse : Paul TARBOURIECH part en compagnie de Claude SOUQUET pour chanter à Albi pour la fête de Sainte Cécile.

• 25 novembre 1778, Toulouse : Marie Elisabeth, fille de Paul TARBOURIECH et de Marguerite Bressolles décède à l’âge de 28 mois. Elle est inhumée le lendemain.
• 1780, Toulouse : Paul TARBOURIECH est mentionné dans l’Almanach de Toulouse comme maître de chant et dans l’Almanach historique du clergé comme haute-contre habitant au faubourg Saint-Étienne.
 
• 1787-88-89, Toulouse : Paul TARBOURIECH est mentionné dans l’Almanach de Toulouse comme chanteur domicilié Faux-bourg St-Étienne.

1790, Toulouse : Dans sa pétition Paul TARBOURIECH se déclare âgé de 61 ans et recevoir un salaire de 800 livres par an ; il est toujours en activité en 1791.

• vers 1797, Toulouse : Une fille de Paul TARBOURIECH et Marguerite Bressoles prénommée Cécile naît ; elle décèdera à l’âge de 4 ans le 11 mai 1791.

• 1807, Toulouse : Paul TARBOURIECH est noté « infirme et hors d’état de servir» sur les listes d’émargement. En 1821 un musicien du nom de Pierre TARBOURIECH est recensé comme artiste, âgé de 87 ans et résidant 16 allée Saint-Étienne. Son degré de parenté avec Paul n’est pas connu.

• 5 octobre 1826, Toulouse : Paul TARBOURIECH décède à l’âge de 87 ans. Il est veuf de Marie Brunet, puis de Marguerite Bresssoles et habite au numéro 9 de l'Allée Saint-Étienne. Le Journal de Toulouse, n°120 du 7 oct. 1826, p. 3 signale sa disparition.

Mise à jour : 9 juin  2019

Sources
B. Michel, Le noël à grand chœur…, 2012 ; F-Ad11/ 100NUM/ AC262/GG46 ; F-Ad11/ 100NUM/AC262/GG44 ; F-Ad11/ 100NUMAC262/ GG47 ; F-Ad31/ 1 L 1109/138 ; F-Ad31/ 1 L 1132/9-14 ; F-Ad31/ 1 NUM AC 3506 ; F-Ad31/ 101 H 630 ; F-Ad31/ 2 E IM 8450 ; F-Ad31/ 3 E 1168 ; F-Ad31/ 3 E 28657 ; F-Ad31/ GG 368 ; F-Ad31/ L 4367 ; F-Ad31/ L 4372 ; F-Ad31/2 C 3044 ; F-An/ DXIX/091/781/10 ; F-Françoise Talvard Notes perso - F-Ad31/ 101 H 630, 4 ; R. Machard, Musiciens de la cathédrale St-Étienne… ; [F-Ad31/ 1 E 300

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