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PREVOT, François (1724-1796)
État civil
NOM : PREVOT     Prénom(s) : François     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : PRÉVOT
PRÉVÔT
PREVOST
Date(s) : 1724-11-11   / 1796-2-1 
Notes biographiques

François PRÉVOT est chorier et chanoine de la collégiale de Saint-Flour entre 1744 et 1790.

• 11 novembre 1724, Soulages : François PRÉVOT naît du mariage de Mathieu Prévot, procureur et de Antoinette De La Rochette de La Feuillerade de Mercoeur qui ont 4 enfants. Il est le neveu d'un membre du chapitre collégial Notre-Dame de Saint-Flour.

• Quand ?, ? : On ignore où et quand il a reçu sa formation musicale. On peut penser qu'il a été enfant de choeur à Saint-Flour, comme la plupart des choriers de la collégiale Notre-Dame.

• Il est clerc tonsuré et chorier 1747, puis prêtre de la collégiale Notre-Dame de Saint-Flour dans les années 1760-1780, [et jusqu'en 1790]. Il est également titulaire d'une chapellenie de Saint-Claude dans l'église de Murat. Il signe régulièrement comme témoin dans les actes paroissiaux de Saint-Flour, parfois en compagnie d'autres choriers de la collégiale (Jean CHOPY, Charles HERAUD, Pierre BOUSCHET, Joseph VIDAL, Géraud VALADIER, Jean Joseph RUAT, Joachim VAYRONGabriel VAYRON) ou de la cathédrale (Paul Placide MATHIEU).

• 1791, Saint-Flour : Il fait une demande pension. Le directoire lui accorde 303 livres comme chorier de la collégiale Notre-Dame et 126 livres comme chapelain. Il fait un recours le 12 août 1791 en comparant cette dernière somme aux 136 livres versées à Espage, titulaire de la 2e chapellenie dans l'église de Murat. Le directoire lui accorde au final 439 livres.

• 2 octobre 1792, Saint-Flour: François PRÉVOT neveu, et son oncle ci-devant prébandés de la collégiale sont inscrits sur la liste des émigrés du district.

• 20 avril 1794, Saint-Flour : François PRÉVOT, ex-chorier de la collégiale est détenu pour la seconde fois dans la maison de réclusion. Âgé de 71 ans, il est atteint de la maladie de la pierre (lithiase urinaire). Les calculs lui provoquent des douleurs intenses et lui imposent une hygiène et une alimentation difficilement compatibles avec la prison. A la suite d'une pétition adressée à la municipalité le 19 floréal de l'an 2, le conseil général de la commune accepte son élargissement mais François PRÉVOT demeure en état d'arrestation chez lui.

• juin 1794, Saint-Flour : François PRÉVOT, toujours en détention dans sa maison, supplie le maire et les officiers municipaux de ne pas le condamner à aller « ny par mes jambes, ni en voiture » au chef-lieu (Aurillac) comme le voudrait la loi nouvelle du 22 floréal (11 mai 1794) qui y regroupe les détenus, « afin d'obtenir le droit de mourir dans [sa] chaumière ».

• 10 janvier 1796 [20 nivose an IV], Saint-Flour : La séance de l'Administration du département du Cantal mentionne qu'il a été trouvé chez lui à l'occasion d'une perquisition contre les prêtres réfractaires. Il est infirme. Il détient quelques ouvrages appartenant à Cussac, ex-curé d'Alleuze, porté sur la liste des émigrés. Son oncle, lui aussi membre du chapitre Notre-Dame, est réputé émigré.

• 1er février 1796, Saint-Flour : Il décède dans sa maison sise place au blé, à l'âge de 74 ans.

Mise à jour : 1er novembre 2020

Sources
F-Ad15/ 5 Mi 341-342 ; F-Ad15/ 5 Mi 341/1, vue 27/402 ; F-Ad15/ 5 Mi 350/4, vue 266/388 ; F-Ad15/ BMS Soulages ; F-Ad15/ L 390, n°48, 192 ; F-Am Saint-Flour/ I 2 (91) ; F-Am Saint-Flour/ I2(45)

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