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Pour citer Muséfrem
MATHIEU, Charles, maître à Sées, Bayeux, Langres… (1749 av.-1759 ap.)
Complément de nom : maître à Sées, Bayeux, Langres…
Autre(s) forme(s) du nom : MATTHIEU
Date(s) : 1749 av. / 1759-3 ap.
Originaire du diocèse de Paris, Charles MATHIEU est successivement maître de musique dans plusieurs églises différentes, d'abord en Normandie puis à Langres. Si toutefois il s'agit bien du même individu dans toutes les occurrences où il a été rencontré, et non d'homonymes... ce qui reste encore à établir fermement. L'enquête reste ouverte sur ce maître de musique !
• 21 mai 1749, Sées [Orne] : Charles MATHIEU, acolyte du diocèse de Paris, est nommé maître de musique de la cathédrale de Sées.
• 17 octobre 1753, Sées : Il demande son congé et quitte Sées.
• [date à préciser, avant novembre 1757], Bayeux [Calvados] : Charles MATHIEU est maître de musique à la cathédrale de Bayeux.
• 15 septembre 1757, Caen [Calvados] : L'éditeur Chalopin publie La science pratique du chant de l'Eglise, ouvrage signé par l'un "des directeurs du séminaire de Caen" ayant reçu les "approbation des plus célèbres maîtres de musique du Diocèse de Bayeux", à savoir : André DE LA JAUNIÈRE, maître de musique de la collégiale du Saint-Sépulcre de Caen, de Charles MATHIEU, ancien [sans doute dans l'édition de 1780] maître de musique de la cathédrale de Bayeux, d'Antoine Pierre PIZET et de Michel JOURDAIN respectivement maître de musique et organiste de l'église Saint-Pierre de Caen. Selon les propres mots de l'auteur, cet ouvrage est une compilation “[des] meilleurs auteurs de cet Art” établi dans le cadre de l’enseignement du plain-chant qu’il dispense depuis près de quarante ans au séminaire eudiste de Caen. Il connait une seconde édition en 1780.
• 3 novembre 1757, Langres [Haute-Marne] : À la suite de la démission de son maître de musique François BELIN, le chapitre de la cathédrale Saint-Mammès offre par voie épistolaire la psallette à Charles MATHIEU, maître de musique de la Cathédrale de Bayeux et lui offre une somme de 150 livres afin de payer ses frais de voyage. Le 19 décembre, la compagnie capitulaire décide de signer un bail avec lui et charges les auditeurs des comptes et les intendants de la fabrique "de proceder a l'arrangement a faire avec le sieur Mathieu maitre de musique que la compagnie a mandé pour remplir cette place en notre Eglise, pour les provisions de notre psallette et les meubles qui la composent et pour ses obligations à remplir".
16 octobre 1758, Langres : Le chapitre accorde huit jours au maître de musique MATHIEU à condition de mettre à la psallette une personne capable de veiller sur les enfants de chœur.
• 22 janvier 1759, Langres :Les chanoines lui ordonnent de comparaître le lendemain en la salle capitulaire afin d'y rendre compte de l'état actuel de la psallette. Le ton employé semble souligner que le chapitre a des reproches à lui faire. Le lendemain deux enfants de chœur et un musiciens sont remerciés. Le 27 janvier, la compagnie prie les intendants de la fabrique "de veiller a l'execution des reglemens faits pour notre psallette specialement pour l'habillement des enfans de choeur qui se fera a pâques prochain et ordonné que l'ancien bail fait a notre maitre de musique sera remis a mesdits srs les Intendans pour qu'ils voyent qu'elles sont les obligations de notre me de musique pour les faire remplir exactement". Le 29, le départ de MATHIEU est acté.
• 31 janvier 1759, Langres : Les chanoines remercient les auteurs du rapport qui a été fait de l'état de la psallette dans lequel il est précisé que l'actuel maître quittera son service dans deux mois. Il prient "messieurs le Chambrier, les auditeurs des cimptes et intendans de notre fabrique de s'assembler pour concerter les mesures les plus convenables à prendre touchant du choeur de notre Eglise et de notre Psallette, avons au surplus prié mesdits sieurs les intendans de veiller à la sûreté des effets de notre psallette".
• 12 février 1759, Langres : Le Chambrier est prié "d'ecrire incessamment partout ou il sera expedient pour avoir un maitre de musique pretre en place du sr Mathieu et avons resolu qu'au bail qui sera fait au nouveau maitre et il sera enoncé que la retribution de la semaine d'autel sera de la somme de douze livres, celle de chappe de diacre et sous diacre chacune de six livres et qu'à commencer du départ du maitre actuel et en tous tems lesdites rétributions seront remises a notre ponctuateur qui les realisera a ceux qui en auront fait les fonctions". Cette délibération permette de confirmer que MATHIEU avait bien été ordonné prêtre.
• 23 février 1759 : Deux candidats offrent leurs services. Il s'agit des maîtres de musique MICHEL, de la collégiale de Beaune, et BELOT, de la Cathédrale de Verdun. Les pourparlers n'aboutissent pas
• 26 mars 1759, Langres : Charles MATHIEU reçoit son congé définitif ainsi qu'un certificat "de son assiduité aux offices de notre Eglise pendant les dix huit mois qu'il est resté a notre service et de mœurs qui nous ont parû assez bonnes pendant ce tems". Le 4 avril suivant le chapitre engage à nouveau François BELIN.
Que devient-il ensuite ?
Mise à jour : 25 mars 2026

