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MAURIN, Jacquette (1732-1792 ap.)
État civil
NOM : MAURIN     Prénom(s) : Jacquette     Sexe : F
Autre(s) forme(s) du nom : MORIN
Date(s) : 1732-9-18   / 1792-4 ap.
Notes biographiques

Dans les dernières années de l'Ancien Régime, Jacquette MAURIN occupe la tribune léguée par son père à la collégiale Saint-Caprais d'Agen. Le patronyme de Maurin est porté par plusieurs organistes en activité dans le Sud-Ouest de la France aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont les ramifications restent encore à éclairer.

• 18 septembre 1732, Bordeaux : Jacquette MAURIN fille aînée de l'organiste Noël MAURIN et de Marie Agnès Dureau [Durau], de la paroisse St-Michel, est baptisée en la cathédrale Saint-André. Son parrain se nomme Jean Denis, sa marraine, Jacquette Dubunot. Rien n'est précisé sur leur état social, mais tous deux savent signer.

• 6 mars 1742, Agen : Son père, Noël MAURIN, est engagé comme organiste par le chapitre Saint-Caprais d'Agen pour une durée de neuf ans. Ses gages sont de 400 livres par an.

• 21 mars 1747, Agen : Son grand-père, Joseph MAURIN organiste, meurt paroisse Saint-Caprais.

La jeune fille, probablement formée à l'orgue par son père, commence progressivement à toucher l'instrument de Saint-Caprais. Son dossier de 1790-1791 dit qu'elle n'a "jamais eu d'autre état que celui de la musique".

• 16 juillet 1780, Agen : Son père meurt paroisse Saint-Caprais et est inhumé le lendemain.
• 29 juillet 1780, Agen : Le chapitre de la collégiale Saint-Caprais engage Jacquette MAURIN comme organiste pour une durée de neuf ans, aux gages de 400 livres par an, soit aux mêmes conditions que son père antérieurement. Néanmoins, il est probable que son service ait débuté dès la fin des années 1750. Alors que l'administration révolutionnaire lui reconnaît vingt ans de service en 1791, Jacquette MAURIN en revendique trente-deux à la même époque. L'engagement de 1780 (où il est d'ailleurs fait mention des "differentes fois" où Jacquette Maurin avait déjà touché l'orgue de Saint-Caprais "du vivant de son pere organiste du chapitre") marque donc l'officialisation de la transmission de la charge de son père Noël. Ce même acte d'engagement de 1780 prévoit que, outre les offices pour lesquels elle devra jouer, Jacquette MAURIN donnera à son domicile une leçon d'orgue quotidienne à un enfant de chœur désigné par le chapitre.

• 16 septembre 1790, Agen : Vraisemblablement toujours organiste du chapitre de Saint-Caprais, Jacquette MAURIN constitue un dossier reçu par le Comité ecclésiastique à Paris. Sa supplique revient sur le partage intra-familial du poste de son père, véritable bien de famille : "il y a environ quarente neuf ans que le feu sieur Maurin son père ou elle touchent l'orgue de l'église Saint-Caprais en vertu de differentes polices par eux passées avec le chapitre, la suppliante ayant touché la ditte orgue depuis environ trente deux ans, et ayant montré [à] une de ses nièces qui doivent le toucher après elle, en sorte que ses bons services lui font esperer d'etre rangée dans la classe des pensionaires de l'etat, a quoy elle a d'autant plus de droit que la somme de quatre cents livres qu'elle retiroit pendant qu'elle etoit en activité suffisoit a peine pour la faire vivre".
• 1790, Agen : Jacquette MAURIN adresse une pétition au directoire du district d'Agen accompagnée de pièces justificatives et d'un certificat de Belloc, chirurgien, qui atteste son incapacité à s'adonner à un "travail pénible" et lui attribue un âge "d'environ soixante ans".

• 6 août 1791, Agen : Le directoire du département du Lot-et-Garonne prend acte de l'absence de ressources de Jacquette MAURIN et de son incapacité à exercer une profession en raison de son âge, après quoi il considère fondé de lui accorder une pension de 200 livres.

• 6 mars 1792, Agen : Constatant à nouveau l'absence de profession et de revenu de Jacquette MAURIN, le directoire du département arrête que sa "pension de retraite" demeurera fixée à 200 livres annuelles payables par trimestre.
• 2 avril 1792, Agen : Malgré la décision de "retraite" prise en sa faveur, Jacquette MAURIN apparaît pour un traitement de 200 livres, dans une liste de musiciens de la cathédrale constitutionnelle rétribués par le directoire du département, en compagnie du serpent- chantre BALMES, des chantres DARDES, MOUILHAC, PÉBERNAT et PINÈDRE. Il semble donc qu'elle ait poursuivi son activité d'organiste. Est-ce à la cathédrale ou à la tribune de Saint-Caprais, église devenue paroissiale ?

Le devenir de Jacquette MAURIN reste à déterminer à compter de cette date.
Son décès n'apparaît pas dans les tables décennales d'Agen.

Mise à jour : 14 janvier 2017

Sources
F-Ad47/ L 44 ; F-Ad47/ L 48 ; F-Ad47/ L 48 - F-Ad47/ L 559 ; F-Ad47/ L 529 ; F-Ad47/ L 553 ; F-Am Bordeaux/ BMS St-André ; F-An/ DXIX/091/780/06-09,02 ; F-An/ DXIX/096/840/25-26
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1758 ca  / 1790-11 ca
Lieux :  Collégiale Saint-Caprais (AGEN)  
Fonction :  organiste (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : célibataire    

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