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DAGUET GIRARDIN, Simon Michel (ca 1742-1825)

DAGUET GIRARDIN, Simon Michel (ca 1742-1825)

État civil
NOM : DAGUET GIRARDIN     Prénom(s) : Simon Michel     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : D'AGUET
DAGUET GERARDIN
DAGUET DE GIRARDIN
GIRARDON
GIRARDIN
Date(s) : 1742 ca  / 1825-1-28 
Notes biographiques

Simon Michel D'AGUET GIRARDIN est un organiste et maître de musique passé par la facture d'orgue. Il a exercé ses talents principalement en Basse puis en Haute-Auvergne. Sa carrière, comme celle des musiciens de sa famille, est marquée par une grande itinérance. Il est un des personnages phares du corpus des musiciens actifs dans le Cantal en 1790. Son parcours tranche avec les trajectoires très locales de ses confrères choriers de la cathédrale de Saint-Flour.

• Vers 1742, [Bourgogne ?] : Simon Michel D'AGUET GIRARDIN est peut-être né en Bourgogne vers 1742 (et pourquoi pas le 28 octobre 1742 ?), sans que le lieu ait pu être déterminé avec précision car son père fait preuve d'une très grande mobilité (Auxerre, Tonnerre, Saulieu, Lunéville, Vézelay sont autant de villes où il a exercé ses talents, quoique sa mère ait plutôt résidé à Vézelay, où se trouve son propre père). Simon Michel est le petit-fils de Claude GIRARDON, maître de musique à la collégiale de Vézelay, ville où ses parents se sont mariés en 1735.
La vie de la famille est mouvementée, du fait de son père, Jean Michel DAGUET, musicien originaire d'Orléans, qui est établi à Auxerre au moment où il épouse Claire Girardon, puis change plusieurs fois de postes. Simon Michel, tout au long de sa vie, n'aura de cesse de modifier la forme de son nom en associant les noms de ses parents Daguet et Girardon, qu'il transforme en Daguet Girardin, d'Aguet Girardin, Daguet de Girardin,... réduit à Girardin à la fin de sa vie, sans qu'on puisse interpréter le changement de "Girardon" en "Girardin".
Son père semble avoir quitté femme et enfants pour se mettre en ménage à Rennes, se faisant appeler Jean Michel Daguetty  (le frère de Jean-Michel Daguet, oncle donc de Simon Michel, était marin à Nantes). Sa mère s'est ensuite installée dans la région d'Orléans, avec une de ses filles. Simon Michel a un frère musicien, Claude Étienne DAGUET, qui, comme son père, s'est établi en Bretagne et qui a légitimé à l'occasion de son propre mariage, un enfant né de son père et de sa nouvelle compagne, qui porte le nom de Gourdillon, comme sa propre épouse, dont la famille vient de Nantes.

• Quand ?, ? : On ignore où Simon Michel D'AGUET-GIRARDIN a acquis sa formation musicale. On peut penser qu'il a été enfant de chœur dans une église bourguignonne (Tonnerre ?), qui devait posséder un orgue, et qu'il a pu être initié à la facture et au jeu.

• 1766 : D'après un article de l'abbé Prévost, l'instrument de Ricey-Haute-Rive (Les Riceys dans l'Aube), faute d'entretien, était devenu très défectueux et plusieurs tuyaux ne parlaient plus. En 1766, un organiste de Tonnerre, Simon DAGUET, "offrit de la remettre en état dans le courant de l'année et d'en toucher les jours de fêtes solennelles et de confréries, moyennant un traitement de 100 livres et le casuel. La fabrique prenait le souffleur en charge. Ce fut un sieur MICHEL, organiste de Châtillon-sur-Seine, qui reçut les travaux exécutés par Daguet. Celui-ci s'engagea en outre, moyennant 4 livres par mois, à donner des leçons d'orgue à un sujet du pays". L'organiste formé par lui serait-il Nicolas GUYOTTOT, que la Révolution trouva en fonctions et dont le salaire était de 40 livres ?
 
• 2 juillet 1772, Clermont-Ferrand : Simon Michel DAGUET intervient comme facteur d'orgues pour réparer l'instrument de Notre-Dame du Port, pour 450 livres. À la suite de cette intervention, il est recruté comme organiste et facteur d'orgues de la collégiale. Son contrat précise qu'il "doit toucher de l'orgue dudit chapitre tous les jours de fêtes, double majeur, messes solemnelles au Choeur les samedy, les dominicales de l'année, et ce pendant le temps des premières Vêpres de jour, saluts conformément aux statuts et aux usages reçus dans l'église dudit chapitre [et qu'il s']oblige aussi a adoucir le clavier, de plus entretenir ledit orgue dans un accord parfait, et les soufflets en bon état, de faire a l'un et a l'autre les réparation légères et nécessaires, comme de faire parler tout les tuyots, les sonder et autres choses semblable, et ce pendant l'espace de 3 années". Ses gages sont de 221 livres par an. Si l'engagement ne débute que le 14 janvier 1773, il occupe en fait ce poste depuis le 24 décembre 1772.

• 16 mars 1773, Clermont-Ferrand : Simon Michel D'AGUET épouse Anne Drelon. L'acte de mariage le dit originaire de "Meun bailliage d'Orléans" [Meung-sur-Loire, Loiret], mais ce lieu fait plutôt référence à la récente installation de sa mère dans cette ville, qu'au lieu de naissance de Simon Michel, son baptême n'y ayant pas été trouvé.

• Il est mentionné le 27 mars 1774 à la collégiale Notre-Dame du Port.

• 27 décembre 1775, Meung [Loiret] : Simon Michel D'AGUET assiste à la signature du contrat de mariage de sa sœur Marie-Anne avec un maître chirurgien. Il est dit maître de musique à Billom [à la collégiale Saint-Cerneuf]. Il n'est plus présent lorsque le mariage lui-même est célébré, le 20 janvier 1776.

• Juin 1776 : Dans une liste d'héritiers établie après le décès de sa tante, Françoise Daguet, Simon Michel est dit de "Billom en Auvergne".
• 1776, Billom : Il quitte la collégiale Saint-Cerneuf. Pierre JAMART lui aurait succédé à ce poste, comme l'indique un certificat de service que ce dernier a produit auprès directoire du Puy-de-Dôme en 1790.

• 24 décembre1776, Clermont-Ferrand : Simon Michel DAGUET GIRARDIN, "organiste et facteur d'orgue habitant de la ville de Clermont", signe un bail commencé le 1er décembre, pour une durée de trois ans, avec le chapitre Notre-Dame du Port pour toucher l'orgue "toutes les fêtes annuelles, solemnelles fetées et non fetées, les dimanches, les doubles majeurs fetés, et à ceux qui ne sont point fetés à la grand messe seulement, les bénédictions et saluts", pour 150 livres par semestre. Il reçoit aussi 20 livres pour "faire les réparations légères, comme de tenir l'orgue dans son accord parfait et rétablir aussi les soufflets et étancher toutes portes de vent". Il reçoit un acompte de 12 livres le 10 janvier 1777.

• 7 avril 1778, Clermont-Ferrand : Son fils Louis est baptisé paroisse Saint-Pierre. Le père, "facteur d'orgues", ne signe pas (sans doute absent).

• 16 juin 1779, Clermont-Ferrand : Son fils Maurice Antoine est baptisé paroisse Saint-Pierre. Le père est dit "maistre d'orgue" et ne signe pas (sans doute absent).

• 14 décembre 1779, Clermont-Ferrand : Simon Michel DAGUET GIRARDIN est le parrain d'un enfant baptisé paroisse Saint-Pierre. Il est présent et signe "Daguet De Girardin" (pas de profession indiquée).
• 25 janvier 1780, Clermont-Ferrand : Témoin lors d'un mariage, il signe "Girardin" (pas de profession). C'est la dernière mention relevée dans le registre des baptêmes de la paroisse Saint-Pierre.

• Vers 1780, naît son fils Claude-Antoine. Le baptême n'a pas été retrouvé dans la paroisse Saint-Pierre de Clermont. Le lieu reste à identifier.
 
• 1782, Saint-Flour : Simon Michel D'AGUET-GIRARDIN est présent à la cathédrale, probablement comme organiste et maître de musique. Son nom apparaît dans les registres paroissiaux. Parmi ses prédécesseurs on connaît Antoine PRUNIÈRES, Claude BERTIER et Philippe FABRE, qui l'a précédé comme maître de musique.
• 21 juin 1783, Saint-Flour : Dans un acte paroissial de Saint-Flour où il figure comme témoin, il est dit "maître de musique", mais sans mention de lieu et signe "Daguet de Girardin Mtre de musique".
• 30 mai 1787, Saint-Flour : Son épouse Anne Drelon (qui signe Drelon Girardin) est la marraine de Bertrand, fils de Louis Germain Moret de Monjoux, peintre et de Christine [Royer], habitants de Saint-Flour, son parrain étant Bertrand Gauthier, maître de danse. "Daguet de Girardin Mtre de Musique", habitant de Saint-Flour, signe.

• 1790 : Simon Michel D'AGUET GIRARDIN est maître de musique et organiste à la cathédrale de Saint-Flour au moment de la suppression des chapitres.

• 23 janvier 1791, Saint-Flour : Lors de l'inhumation de son fils Claude-Antoine, il est dit organiste et habitant Saint-Flour.
• 1er août 1791, Aurillac : Le directoire du Cantal examine le dossier de Michel Girardin, maître de musique de la cathédrale de Saint-Flour, organiste et instructeur des enfants de choeur.
• 23 septembre 1791 : Simon Michel D'AGUET GIRARDIN déclare un revenu de 800 lt. Il est maintenu dans ses fonctions en tant qu'"organiste et maître de musique de l'église épiscopale" mais doit aussi donner des leçons d'écriture aux enfants de chœur de Saint-Flour.

• 1er août 1792 : Le directoire double son traitement, mais sous condition, et il voit soustraire 150 livres à son traitement, pour payer à un maître de grammaire les leçons qu'il ne veut pas donner lui-même.

• 2 septembre 1793 : Le district de Saint-Flour propose de lui accorder une pension de 200 lt et l'inscrit sur le tableau des pensionnaires ecclésiastiques du district de Saint-Flour.
• Vers septembre 1793, Saint-Flour : GIRARDIN l'organiste, BOUSSUGE le chantre et RUAT le prêtre assermenté et sacristain se font délivrer un certificat de civisme.
• [1793, Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) : un tableau des "pensionnaires dit ecclésiastiques" mentionne parmi ses résidents "Simon Michel Girardin, né le 28 octobre 1742, pensionné à 400 livres". Est-ce notre musicien ? Le double prénom Simon Michel accolé au nom issu du patronyme de sa mère le laisse fortement penser.]

• 5 octobre 1794 [14 vendémiaire an III] : La municipalité de Saint-Flour nomme des commissaires pour "se rendre chez le citoyen GIRARDIN  y récolter toutes les pièces de l'orgue", notamment les tuyaux, et les faire transporter à la maison commune.

• 21 fructidor an X [9 septembre 1802], Saint-Flour : Simon Michel GIRARDIN, qui réside alors à Alès, rend son rapport sur les réparations effectuées par Nicolas COURBAISSE sur l'orgue de la cathédrale de Saint-Flour. Il estime que ce travail a été mal fait. Un conflit éclate entre les deux hommes.

• On perd malheureusement sa trace pendant une longue période (entre 1803 et 1818).

• 30 juillet 1818 : Son fils Louis, musicien, épouse Marie-Jeanne Curtil à Ambronay (Ain). Le père est dit "maître de musique à Yssoire" [Issoire, Puy-de-Dôme]. Il aurait alors environ 76 ans.

• 19 mars 1821 : Anne Drelon "épouse de [Baguet ? (pour Daguet ?)] Simon Michel GIRARDIN", décède à Saint-Flour, dans leur maison, place d'Armes, à l'âge de 68 ans.

• 28 janvier 1825, Saint-Flour : Il décède dans sa maison, place d'Armes. Il est dit veuf d'Anne Drelon et maître de musique. Il est âgé de 83 ans.

Mise à jour : 18 septembre 2017

Sources
Abbé A. Prévost, "Instruments de musique...", 1904 ; Arch. privée mise en vente sur E-Bay, consultée en ligne ; Chr. Marandet, "Notes pour servir à l'histoire des orgues et des organistes en Auvergne", 1971. ; F-Ad01/ FRAD001_EC LOT766, vue 43/113 ; F-Ad12/ 1 L 1894 ; F-Ad15/ 3 V 8 ; F-Ad15/ 5 Mi 341-342 ; F-Ad15/ 5 Mi 341/5, vues 250-251/422 ; F-Ad15/ 5 Mi 342/1, vue 53/281 ; F-Ad15/ 5 Mi 351/4, vue 83/329 ; F-Ad15/ L 391, n°457, 515 ; F-Ad63/ 3 E 500 482, vue 203/302 ; F-Ad63/ 3 E 500 482, vue 235/302 ; F-Ad63/ 3 E 500/422, vue 137/272 ; F-Ad63/ 4 G 185 (93) ; F-Ad63/ 4 G 467 ; F-Ad63/ L 2607 ; F-Lyon / État civil en ligne
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1782 av. ?  / 1793-9 ca
Lieux :  [ Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Flour (SAINT-FLOUR) ]
Fonction :  maître de musique (type d'institution non spécifié)  ;  organiste (Église)  ;  maître des enfants de choeur (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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