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SCHORN, François Joseph (1760-1797 ap.)
État civil
NOM : SCHORN     Prénom(s) : François Joseph     Sexe : M
Date(s) : 1760-3-30   / 1797-12-17 ap.
Notes biographiques

De part et d'autre de l'actuelle frontière franco-belge – qui n'en était pas une alors pour les musiciens mobiles passant d'une église à l'autre – se développe la carrière de celui qui était appelé l'abbé SCHORN : François Joseph SCHORN, né en 1760 et dont la fin de l'existence demeure encore à éclairer... Ses compositions, jugées capables d'élever "toutes les âmes vers le Ciel", faisaient l'admiration de ses contemporains.

• 30 mars 1760, Tournai [Belgique] : François Joseph SCHORN naît et est baptisé paroisse Saint-Jacques.

• 15 octobre 1767, Tournai : Le jeune François est admis comme choral, c'est-à-dire enfant de chœur à la cathédrale Notre-Dame. Il est formé par Jean-Marie ROUSSAU, alors maître de musique.

• 3 mars 1776 et 8 octobre 1777, Tournai : Les chanoines le récompensent pour avoir composé des messes et des motets.

• 5 novembre 1782, Ypres [Belgique] : Alors musicien de la cathédrale de Tournai, François Joseph SCHORN se présente pour occuper le poste de maître de musique. Il n'est pas retenu.

• 28 juillet 1784, Tournai : SCHORN est toujours en poste comme musicien à la cathédrale où il est encore récompensé par la compagnie pour la qualité de ses compositions.

• 24 juin 1785, Soignies [Belgique]: L'abbé SCHORN est reçu maître de musique de la collégiale Saint-Vincent, dans cette petite ville située au nord-est de Mons, sur la route de Bruxelles. Il s'était présenté au concours organisé le 28 mars précédent par le chapitre afin de choisir le successeur de Pierre Louis POLLIO.

• 27 avril 1787, Lille : François Joseph SCHORN est reçu comme maître de musique de la collégiale Saint-Pierre. Il en informe, dans une lettre rédigée le 27, les chanoines de Soignies.
• 18 juin 1787, Soignies : Les chanoines lui réclament une somme de 483 livres 7 sols qui correspond à une avance sur ses gages. On lui demande de s'en acquitter en deux versements "et qu’en assurance il donnera deux obligations en forme de lettre de change" le 31 décembre 1787 et le 1er mai 1788.

• 2 mai 1788, Lille : Il donne son Regina Coeli à grand chœur.
Parmi les enfants de chœur dont il s'occupe à Lille, on relève le nom de Georges Joseph Laurent LAMBERT, entré à la maîtrise de Saint-Pierre le 26 septembre 1785, et qui deviendra un compositeur reconnu. D'après Fétis, SCHORN aurait joué un rôle important dans sa formation.

1790, Lille : Bénéficier et maître de musique de la collégiale Saint-Pierre, François Joseph SCHORN demande un traitement.

• 2 avril 1791, Lille : Il participe à la célébration d'un Te Deum d'action de grâces pour le rétablissement de la santé du Roi. La première partie était de la composition d'Antoine DAUVERGNE. La seconde "d'un genre absolument neuf, [...] & au dessus de tout ce qu'on pourroit dire puisqu'elle a élevé toutes les âmes vers le Ciel" a été composée par "M. l'Abbé Schorn, Maitre de musique du ci-devant chapitre de S.Pierre".

• 17 décembre 1797, Tournai : L'abbé SCHORN est en fonction comme "chapelain des basses formes" à la cathédrale Notre-Dame au moment de la suppression du chapitre.

Nous perdons ensuite sa trace.

Dernière mise à jour : 7 mai 2016

Sources
Bel-AEM/09.004/6 ; E.Vander Straeten, La Musique aux Pays-Bas avant le XIXe siècle..., 1872 ; F-An/ DXIX/090/753/11,14 ; F. Guilloux, www.hainautterremusicale ; Fétis, Biblio universelle...
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1787-4-27   / 1790
Lieux :  Collégiale Saint-Pierre (LILLE)  
Fonction :  maître de chapelle / maître de musique (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : oui    
Ecclesiastique ? : clerc    
Situation maritale : célibataire    

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