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MOULINIÉ, Étienne : AIRS DE COUR À 4 ET 5 PARTIES, I

MOULINIÉ, Étienne : AIRS DE COUR À 4 ET 5 PARTIES, I

Titre uniforme :
AIRS DE COUR À 4 ET 5 PARTIES, I
Autorité(s) principale(s) :
Source(s) du recueil :
Source musicale A

[INCOMPLET]
AIRS DE COUR/ a quatre & cinq parties,/ DE ESTIENNE MOULINIÉ.
Paris, Pierre Ballard, 1625
parties séparées, 2 vol. conservés sur 5 (dessus, taille ; haute-contre, basse-contre et cinquième non localisés), in-8° oblong, 90 x 130 mm ; dessus, taille : 23-[1] f. (chaque vol.)
- F-Pn/ Rés Vmf 49 [dessus ; ex-libris Henry Prunières, armes de Geneviève Thibault de Chambure]
- F-R/ I 3173 (12) [taille]

Note(s) sur la source musicale A

Guillo, Ballard/ 1625-H
Durosoir/ 094
RISM A.I/ M 3947

Contient :
- f. [1] [titre]
- f. [1v] [blanc]
- f. [2-3] «AU ROY. [...]», épître dédicatoire à Louis XIII, signée [Étienne] Moulinié
- f. [3v-4] «A MONSIEUR MOULINIE SUR SES AIRS./ ELEGIE. [...]», signée Coturier

[Airs :]
[ 1] - f. [4v]-5 C'en est fait, il me faut mourir (à 5)
[ 2] - f. 5v-6 Cloris qui dompte tout le monde (à 5)
[ 3] - f. 6v-7 Que mes soins & mes larmes (à 5)
[ 4] - f. 7v-8 Si parmy les deserts (à 5)
[ 5] - f. 8v-9 C'est en fin trop celer mon mal (à 5)
[ 6] - f. 9v-10 O Dieux ! quand verray-je le jour (à 4)
[ 7] - f. 10v-11 Quel nouveau dieu sur ce rivage (à 5)
[ 8] - f. 11v-12 Je veux mourir dessous les loix (à 5)
[ 9] - f. 12v-13 Mere des nouvelles amours (à 5)
[10] - f. 13v-14 O Dieux ! jusques a quand (à 5)
[11] - f. 14v-15 Retour tant de fois désiré (à 5)
[12] - f. 15v-16 Versez mes tristes yeux (à 5)
[13] - f. 16v-17 Tant de tourments souffers (à 5)
[14] - f. 17v-18 Ou fuyez vous plein d'inconstance (à 5)
[15] - f. 18v-19 D'où sort cette grande clairté (à 4)
[16] - f. 19v-20 Il sort de nos corps emplumez (à 5)
[17] - f. 20v-21 Ne croyrez vous jamais, ô ma chere Silvie (à 4)
[18] - f. 21v-22 Tous les triomphes que nos armes (à 4)
[19] - f. 22v-23 Embia me mi madre (à 3)

- f. 23v-[24] «TABLE/ DES AIRS DE MOULINIE. [...]»
- f. [24v] «EXTRAIT DU PRIVILEGE. [...]» accordé à Pierre Ballard, daté du 28 juillet 1623

Description :
5 volumes, in-8° oblong, 90 x 130 mm. DESSVS, TAILLE : 23-[1] f., A-C8. Haute-contre, Cinquième et Basse : non localisées. Titre dans l'encadrement EOOMP. Musique notée (type PMF), portées de 111 mm. Lettrines, bandeaux, fleurons, frises, culs-de-lampe, titre courant. Ligne de pied : AIRS DE MOVLINIE. [NOM DE LA PARTIE].

Pièces liminaires :
[dédicace :]
«AU ROY.
SIRE,
Maintenant que le dieu de la guerre a semé la terreur de vos armes dans le coeur de vos ennemis, & que la France repose si doucement à l'ombre de vos lauriers, permettez que le dieu des Muses emprunte aujourd'huy les aisles de la renommée pour en porter les nouvelles par toute la Terre, & faire sçavoir par tout le monde, qu'il y à plus de gloire & de plaisir d'obeir à LOUYS, que de commander à des peuples. Quand a moy j'estime que la tranquilité de la paix qui permét aux Muses de respirer dans un regne si doux que le vostre, n'est pas un petit charme pour attirer à vostre commandement les coeurs estrangeres, & faire naistre le desir de vostre Empire dans les terres les plus esloignées & les plus rebelles & barbares nations. Encore n'est-il pas raisonnable que les estrangers n'apprennent vostre nom que par la bouche des Canons, ce bruit porte toujours quelque chose d'aigre & de rude quand & soy : & quoy que l'on die, la douceur & la bien-veillance ne s'acquiert pas moins de subjéts que la crainte. Mais quand toutes ces considerations nous manqueroyent, & que le genie de la France vous auroit promis de mesurer vostre Royaume au cours du Soleil, si veux-je croire que vostre dessein n'est pas de mettre de la jalousie dans le Ceil, & qu'elle souffrira plustost que l'une & l'autre de ses divinitez, (j'entends le dieu des Muses & de la Guerre) se parent de la splendeur de vostre nom, comme de ce qu'elles ont de plus glorieux pour se communiquer aux hommes. Et ce pendant que ces Airs rempliront la Terre du bruit de vos loüanges, j'importuneray le Ciel de mes voeux, affin que ses faveurs esgallent vos merites, & si cela est, vous serez si grand que toute la Terre ne sera couverte que d'une seule Couronne, & vostre souveraine puissance n'aura qu'une seule impuissance, c'est qu'il ne sera plus au pouvoir de vostre MAJESTÉ, ny de la France mesme, de trouver un estranger dans le monde, pourveu que vous luy vouliez permettre de se dire, comme moy,
SIRE,
Vostre tres-humble, tres-obeissant,
tres-fidel subjét & serviteur.
MOULINIÉ.»

«A MONSIEUR MOULINIE SUR SES AIRS./ ELEGIE.
Celluy de qui l'esprit veut suivre la vertu,
Sans estre laschement sous le vice abbatu,
Domptant ses apetits pour se donner la peine
De chercher le chemin de si vive fontaine.

Il chasse loin de soy toute sorte d'objéts
Qui peuvent l'exciter à des actes abjéts,
S'esleve parmy ceux desquels elle est cognuë,
Ainsi que l'Aigle fait au plus heut de la nuë,
Qui ne craint qu'autre oyseau le puisse le surmonter,
Voltigeant librement où l'air le peut porter.

De mesme, Moulinié, suivant cette lumiere,
Qui de ses rays dorez d'ecilla ta paupiere
En l'avril de tes ans & d'un coeur genereux
As cherché la Vertu dont tu fus amoureux,
Qui t'a pris l'un des siens, & donné la puissance
De te faire admirer au milieu de la France,
Quand on chante tes Airs dans ses temples sacrez,
Dans ses Palais pompeus, dans ses bois, dans ses prez,
Aux oreilles des Roys, des Monarques & Princes,
Mesmes des habitans d'estrangeres provinces,
Qui disent d'une voix (sans croire les censeurs,)
Tes chants estre remplis de si grandes douceurs,
Que le blond Tracien dessus la double croupe
Te cederoit le lieu pour conduire sa troupe.

Donc, ils te suivront, & la prosperité
Cognoistra que ma Muse a dit la verité,
Et qu'un stille plus doux que le mien doit parestre
Sur le front de ton livre, afin de faire naistre
Aux yeux moins curieux un desir de le voir,
Pour remarquer l'effét de ton rare sçavoir.

Et confesser qu'au jour auquel tu pris naissance,
Les troupes d'Elicon descendirent en France
Pour faire (sous le nom du plus puissant des Roys)
Resonner tes accords par leurs charmantes voix.
COTURIER.»

Remarques :
- L'épître dédicatoire est identique à celle du 2e livre d'Airs de cour avec la tablature du même auteur (1625 ; voir EtM.recueil.01), recueil qui comporte en outre quelques airs communs ;
- table alphabético-topographique (un peu aléatoire) ; les incipit des pièces 15 et 16 sont regroupés à la fin sous la rubrique «BALLET.» ; ces deux pièces sont en effet extraites du Ballet du monde renversé (1624) ; cf. VERCHALY Ballets, McGOWAN p. 290 ;
- la pièce 18 est extraite d'un ballet non identifié («BALLET.» au titre courant de l'air ; aucune mention d'appartenance à un ballet à la table.

Dépouillement (sigle RISM/ cote)

F-Pn/ Rés Vmf 49
F-R/ Rés I 3173 [12]

Lieu(x)

PARIS

Note(s) lieu(x)

PARIS : ville d'édition de la source musicale A

Date(s)

1625
1623.07.28

Note(s) date(s)

1623.07.28 : privilège imprimé à la fin de la source musicale A
1625 : édition source musicale A

Nom(s) cité(s)

COTURIER

Note(s) nom(s) cité(s)

COTURIER : auteur de l'élégie liminaire

Dédicataire(s)

LOUIS XIII [1601-1643], roi de France

Éditeur(s) / Graveur(s) / Libraire(s)

BALLARD, Pierre [1581 ca-1639]

Référence(s) bibliographique(s) :
Bibliographie :

Cat. Huygens n° I1
STOLL 46

Informations sur la notice :

Notice créée par Laurent Guillo (mars 2007).

Date de référence :

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