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GUÉDRON, Pierre (1566 ca-1620 ca) : AIRS DE COUR À 4 ET 5 PARTIES, V

GUÉDRON, Pierre (1566 ca-1620 ca) : AIRS DE COUR À 4 ET 5 PARTIES, V

Titre uniforme :
AIRS DE COUR À 4 ET 5 PARTIES, V
Autorité(s) principale(s) :
Source(s) du recueil :
Source musicale A

[INCOMPLET]
CINQUI.[ème] LIVRE/ D'AIRS DE COUR/ A QUATRE & CINQ PARTIES,/ Par P. GUEDRON./ Intendant des Musiques de la Ch.[ambre] du Roy & de la Reyne Mere
Paris, Pierre Ballard, 1620
parties séparées, 3 vol. conservés sur 5 (taille, basse-contre, cinquième ; dessus et haute-contre non localisés), in-8° oblong, 90 x 130 mm ; taille, basse-contre : [II]-17-[1] f. (chaque vol.) ; cinquième : [II]-8-[1] f.
- F-Pn/ Rés Vmf 45 (3) [cinquième]
- F-R/ Rés I 3173 (7) [taille]
- US-NYpm/ 17975 Bdg (5) [basse-contre ; rel. au chiffre de Louis XIII]

Note(s) sur la source musicale A

Guillo, Ballard/ 1620-D
Durosoir/ 075
RISM A.I/ G 4825
RISM A.I/ GG 4825

Édition posthume (voir l'épître dédicatoire, infra).

Contient (tous les airs sont à 4 voix, sauf précision) :

- taille et basse-contre :

- f. [I] [titre]
- f. [Iv] [blanc]
- f. [II-IIv] «AU ROY.» épître dédicatoire à Louis XIII, signée A.[ntoine] Boesset
- f. [1] «SUR LES AIRS/ DE MONSIEUR GUEDRON. QUATRIN.», signé [René] Bordier
- f. [1v-2] «SUR LES AIRS DE M. GUEDRON,/ ODE. [...]», signé Cl.[aude] Garnier
- f. [2v] «SUR LES AIRS DE M. GUEDRON,/ SONNET. [...]», signé G.[uillaume] Colletet
- f. [3] [armes royales de France et de Navarre]

[Airs :]
[ 1] - f. [3v]-4 Quoy que l'on me puisse dire (à 5)
[ 2] - f. 4v-5 Bien que le Ciel par trop de rigueur (à 5)
[ 3] - f. 5v-6 Las ! qui hastera le temps
[ 4] - f. 6v-7 En fin ces beaux yeux (à 5)
[ 5] - f. 7v-8 Je pardonne aux esprits
[ 6] - f. 8v-9 Sus Bergers & Bergerettes
[ 7] - f. 9v-10 Miserable Cleandre
[ 8] - f. 10v-11 Quand pour Phillis mon coeur tout plein de flame
[ 9] - f. 11v-12 Heureux qui nuit & jour (à 5)
[10] - f. 12v-13 En fin l'excés de mon amour (à 5)
[11] - f. 13v-14 Phillis c'est trop soupiré
[12] - f. 14v-15 Est-ce un arrest du Ciel que mon ame asservie
[13] - f. 15v-16 Quelle source de mes malheurs
[14] - f. 16v-17 Doncques celle de qui mon coeur

- f. 17v-[18] «TABLE/ DU CINQUIESME LIVRE DES AIRS/ DE GUEDRON.»
- f. [18v] «EXTRAIT DU PRIVILEGE. [...]» accordé à Pierre Ballard, daté du 16 octobre 1611

- cinquième :

- f. [I-3] idem parties de taille et basse-contre

[Airs :]
[ 1] - f. 3v-4 Quoy que l'on me puisse dire
[ 2] - f. 4v-5 Bien que le Ciel par trop de rigueur
[ 4] - f. 5v-6 En fin ces beaux yeux
[ 9] - f. 6v-7 Heureux qui nuit & jour
[10] - f. 7v-8 En fin l'excés de mon amour

- f. 8v «TABLE/ DU CINQUIESME LIVRE DES AIRS/ DE GUEDRON.»
- f. [9] «EXTRAIT DU PRIVILEGE. [...]» accordé à Pierre Ballard, daté du 16 octobre 1611 [VOIR S'IL EST PRÉSENT]

Description :
5 volumes, in-8° oblong, 90 x 130 mm. TAILLE : [2]-17-[1] f., A-B8C4. BASSE-CONTRE : [2]-18 f., A-B8C4. CINQVIESME : [2]-8 f., A8B2. Dessus et Haute-contre : non localisées. Titre dans l'encadrement EOOMP. Musique notée (type PMF), portées de 111 mm. Lettrines, bandeaux, fleurons, frises, culs-de-lampe, titre courant. Ligne de pied : CINQVIESME LIVRE. [NOM DE LA PARTIE].

Pièces liminaires :
[dédicace :]
«AU ROY.
SIRE,
Feu M. Guedron recognoissant les bien-faits qu'il devoit à VOSTRE MAJESTÉ, & n'emportant autre regrét plus sensible de ce monde que celuy de ny pouvoir satisfaire, en a voulu charger sa memoire en mourant, & m'en transmettant l'obligation comme heritier de ses interets aussi bien que du zele qu'il avoit a vostre service, m'a chargé expressément de vous presenter ces Airs comme les derniers soupirs de sa vie, & le dernier temoignage qu'il vous a peu donner de sa gratitude. Je vien, SIRE, m'acquitter de ce legs pitoyable vers VOSTRE MAJESTÉ, qui ayant coustume de ne perdre point d'occasion d'exercer les efféts de cette grande bonté laquelle outre le surnom de juste luy acquiert celuy de Pere de ses subjéts, n'attendra pas de moy des parolles de plus grande force pour l'induire a l'accepter, & à gratiffier encore cette ame laquelle s'en est allée en paix sur la confiance que vous l'auriés agreable, croyant qu'il suffit que je vous tesmoigne simplement l'affection & les derniers sentimens d'un serviteur qui vif & mort a voulu maintenir fidellement la qualité à laquelle je luy ay succedé,
SIRE,
DE VOSTRE MAJESTÉ,
Le tres-humble, tres-obeissant & fidelle
serviteur & sujét.
A. BOESSÉT.»

«SUR LES AIRS/ DE MONSIEUR GUEDRON./ QUATRIN.
Ayant veu ces beaux Airs dignes de loüange,
Mortel qui que tu sois modere ton desir,
Puis que pour les chanter il faut la voix d'un Ange,
Il n'appartient qu'aux Dieux d'en avoir le plaisir.
BORDIER.»

«SUR LES AIRS DE M. GUEDRON/ ODE.
Pour te bien loüer dignement,
Il seroit besoin d'une Lyre
Esgale au doux ravissement
De tes beaux AIRS divins, que par tout l'on admire.

Ouy GUEDRON : car de te chanter
Avec moins d'art & d'harmonie,
Celà pourroit-il contenter
Le prix & le renom de ta gloire infinie ?

Non vrayment ; he ? ne sçait-on pas
Qu'Alexandre ne vouloit estre
(Comme estant l'unique icy bas)
Tiré que de la main du plus excellent maistre ?

On le sçait ; & comme il en prie
A cét homme de bucolique,
Dont la folle voix entreprit
Audacieusement le Roy de la Musique :

Phoebus, qui d'un air adouci
Meine les rochers à la dance.
Pourquoy donc mariés-je ainsi
Ta loüange & ta gloire à mon insufisance ?

Icare me donne souleur ;
Mais, GUEDRON, quand je m'en advise,
Le desir en fait de valeur,
Bien qu'il ne reussisse, honnore l'entrprise.
CL. GARNIER.»

«SUR LES AIRS DE M. GUEDRON,/ SONNET.
Que je trouve d'objéts qui me sont ennuieux,
Vous me faittes baisers entrer en frenaisie,
Je suis las de gouster de la douce Ambrosie
Qu'on verse incessamment à la table des Dieux.

Les plus rares beautés desplaisent à mes yeux,
L'odeur des vives fleurs n'a rien qui rassasie,
Et tout ce qui peut choir en nostre fantasie.
Ne me contente au prix d'un Air melodieux.

GUEDRON, dont le merite est digne d'un trophée,
Plus-que les doux accens que soupiroit Orphée
Ceux qui parlent de toy me sont delicieux,

Aussi plus que ce chantre il faut que tu t'estimes :
Car si sa voix tiroit les esprits des abismes,
Tes divines Chansons les poussent dans les Cieux.
G. COLLETET. Par.[isien]»

Remarque :
Table alphabético-topographique.

Particularité d'exemplaire pour US-NYpm/ 17975 Bdg (5) :
- Relié (au chiffre de Louis XIII) avec la partie de basse-contre des livres d'airs polyphoniques de 1608 (livre [I]), 1612 (livre II), 1617 (livre III) et 1618 (livre IV) de Guédron.

Dépouillement (sigle RISM/ cote)

F-R/ Rés I 3173 [ 7]
US-NYpm/ 17975 Bdg [ 5]
F-Pn/ Rés Vmf 45 [ 3]

Lieu(x)

PARIS

Note(s) lieu(x)

PARIS : ville d'édition de la source musicale A

Date(s)

1620
1611.10.16

Note(s) date(s)

1611.10.16 : privilège imprimé à la fin de la source musicale A
1620 : édition source musicale A

Nom(s) cité(s)

BOESSET, Antoine
BORDIER, René
COLLETET, Guillaume
GARNIER, Claude

Note(s) nom(s) cité(s)

BOESSET, Antoine : auteur de l'épître dédicatoire à Louis XIII
BORDIER, René : auteur du quatrain liminaire
COLLETET, Guillaume : auteur de l'ode liminaire
GARNIER, Claude : auteur du sonnet liminaire

Dédicataire(s)

LOUIS XIII [1601-1643], roi de France

Éditeur(s) / Graveur(s) / Libraire(s)

BALLARD, Pierre [1581 ca-1639]

Référence(s) bibliographique(s) :
Bibliographie :

DUROSOIR, Georgie
L'air de cour en France (1571-1655)
Liège, Mardaga, 1991, p. 76-79, 83, 102-103

Cote CMBV

CMBV/ ARC GUED 11 [F-R/ Rés I 3173 [ 7]]

Informations sur la notice :

Notice créée par Laurent Guillo (mars 2007).

Date de référence :

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