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RICHTER, François-Xavier (1709-1789)
Richter
Richter

François Xavier Richter, maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg, mi-corps, en méd. rond, 1785 (estampe de Christophe Guérin, BNU Strasbourg, NIM24108)

État civil
NOM : RICHTER     Prénom(s) : François-Xavier     Sexe : M
Date(s) : 1709-12-1  / 1789-9-12
Notes biographiques

Maître de musique de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg [Bas-Rhin] de 1769 à sa mort en 1789, François-Xavier RICHTER est l'un des compositeurs les plus célèbres de son siècle. Élevé en Moravie et formé par d'excellents maîtres en Autriche, il débute sa carrière comme basse vocale à la cour du duc de Bade-Wurtemberg. Par la suite, les abbés d'Ettal puis de Kempten en Bavière le recrutent comme maître de chapelle. En 1746, il reprend sa carrière de chanteur à la cour de Mannheim, où se concentrent les plus grands talents musicaux d'Allemagne, tant dans le chant que dans l'orchestre, sous la direction de Johann STAMITZ. Pour l'agrément du prince Carl Theodor et une clientèle internationale, il compose l'essentiel de sa musique profane (des dizaines de symphonies et de concertos) et finit pour obtenir le poste honorifique de compositeur de la Chambre princière en 1768. Depuis plusieurs années, cependant, il aspirait à davantage de reconnaissance. La retraite de Joseph GARNIER, en 1769, lui offre l'occasion de renouer avec la fonction de maître de chapelle d'un établissement de prestige, dans l'une des capitales culturelles européennes où la musique tient une place centrale. C'est à Strasbourg qu'il crée la majorité de ses messes, motets et autres œuvres de musique sacrée, conservés pour la plupart à la Bibliothèque de l'Union Sainte-Cécile. Diminué par l'âge, il est épaulé à partir de 1785 par l'Autrichien Ignace PLEYEL, qui lui succèdera.

• 1er décembre 1709 : François-Xavier (Franz Xaver) RICHTER, fils de Mathias Richter, un soldat, serait né, d'après les biographies anciennes, à Holleschau, aujourd'hui Holešov, en Moravie [République tchèque]. Toutefois, le registre paroissial de la ville ne conserve aucune trace de cet événement. Son acte de sépulture indique "ex Kratz oriundus", c'est-à-dire originaire de Graz en Styrie, au cœur de la monarchie autrichienne.

S'il n'est pas né à Holleschau, il y a probablement grandi. Il en effet désigné comme "Holleschoviensis" dans les registres du séminaire des jésuites de Ungarisch Hradisch en 1722.

• 1722-1727, Uherské Hradiště [République Tchèque] : RICHTER est scolarisé au séminaire des jésuites de Ungarisch Hradisch.

• 1727-1736 : Un faisceau d'indices suggère qu'il réside à Vienne, où il se forme à la musique. Il étudie le Gradus ad Parnassum de Johann Joseph FUX (peut-être avec lui) et fait des arrangements sur les musiques liturgiques d'Antonio CALDARA. Il effectue plusieurs séjours en Italie.

• 1736 : RICHTER exerce un premier emploi de basse vocale à la chapelle de la cour de Stuttgart [Bade-Wurtemberg]. Le duc Carl Alexander I meurt le 12 mars 1737 et sa chapelle est alors licenciée.

• [vers 1737] : Après avoir passé quelque temps à Schlitz, près de Fulda [Hesse], il est reçu directeur de la musique à la Ritterakademie bénédictine d'Ettal [Haute-Bavière], une institution destinée à la formation des jeunes nobles. Pour les élèves, il est chargé d'écrire des pièces de théâtre et des Méditations.
• 21 mars 1738, Ettal : Il compose Ovis misere perdita, oratorio sur un texte de Gondola.
• 2 septembre 1738, Ettal : Il crée l'oratorio Jus coronae caelitus, sur un texte de F. Rosner.
• 21 mars 1739 : Il écrit Amoris crucifixi … triumphus, nouvel oratorio sur un texte de Gondola.

• 2 avril 1740, Kempten [Allgäu, Bavière, entre Munich et le lac de Constance] : RICHTER est nommé sous-maître de chapelle du prince-abbé Anselm von Reichlin-Meldeg. En tant que prince abbé, celui-ci présidait le Fürststift Kempten, un grand monastère bénédictin.
• 6 septembre 1740, Kempten : Il crée l'oratorio Misericors Dominus et Justus. La même année, il écrit un Oratorium in duas partes divisum : Hic sta peccatrix.

• Septembre 1741, Kempten : Il est l'auteur d'Anacletus tradoedia, oratorio, lib D-OB.

• 1742, Kempten : Il compose un premier Te Deum.

• Février 1743 : François-Xavier RICHTER épouse Maria Anna Josepha Moz, probablement originaire de Kempten.

• 1744, Paris : Il fait paraître douze symphonies pour cordes en deux livres, intitulés l'un et l'autre Six grandes simphonies pour les violons &, avec privilège du roi (opus 1). L'éditeur est Duter, la gravure est due à la demoiselle Vandome.

• [vers 1745-1746] : RICHTER quitte Kempten. Il était alors, depuis 1743, maître de chapelle en titre du prince-abbé.

• 1746, Mannheim [Bade-Wurtemberg, Allemagne] : Il est engagé comme basse vocale à la chapelle de l'électeur palatin Carl Theodor. Le poste de directeur de l'orchestre est alors occupé par Johann STAMITZ.

• 1746-1769, Mannheim : RICHTER apparaît dans plusieurs spectacles d'opéra, mais est surtout sollicité pour les offices religieux. Peut-être est-il également second violon. Il compose à la cour de Mannheim l'essentiel de son œuvre. Dans les années 1750, il voyage en France, en Angleterre et dans les Provinces-Unies. Entre 1760 et 1767, il rédige son traité d'harmonie, dédicacé à l'électeur palatin Carl Theodor. L'ouvrage, conservé à la Bibliothèque royale de Belgique, est demeuré manuscrit mais a bénéficié d'une traduction française peu fidèle par Christian Kalkbrenner, sous le titre de Traité d'harmonie et de composition…, Paris, 1803. Comme pédagogue, il a contribué à la formation de plusieurs futurs musiciens, dont Carl STAMITZ, fils de Johann, qui épousera sa fille Marie Xavière, Ferdinand FRÄNZL, fils du violoniste Ignaz FRÄNZL, et George JACOBI, qu'il retrouvera à Strasbourg.

• 17 janvier 1748, Mannheim : Sur la scène du théâtre de la cour, RICHTER joue le rôle de Publius dans La Clemenza di Tito de C. Grua à l'occasion de l'anniversaire de la princesse palatine.
• 12 avril 1748, Mannheim : Il compose La deposizione dalla croce, oratorio sur un texte de C. Pasquini.

• 17 janvier 1749, Mannheim : Il interprète Aminta dans L'Olimpiade de Galuppi, toujours lors de l'anniversaire de la princesse.

• 1754 : Il se produit à la cour d'Oettingen-Wallerstein.

• 1759 : Il fait éditer six symphonies à Amsterdam (opus 2) et six sonates, pour clavecin, violon ou flûte et violoncelle à Londres.

• 1760, Paris : Il fait paraître six symphonies et six sonates pour deux violons et basse continue (opus 3). La même année, il postule en vain pour le poste de maître de chapelle à la cour de Bonn. Probablement est-il frustré de n'obtenir aucun avancement à Mannheim, alors que Carl Theodor donne la préférence à des musiciens formés en Italie comme Ignaz HOLZBAUER, Christian CANNABICH ou Carlo Giuseppe TOESCHI. 

• 1763, Paris : Il fait publier six nouvelles sonates pour deux flûtes ou violons. C'est semble-t-il la même année que paraît à Londres "A Second Set of 6 Sonatas" pour clavecin, violon ou flûte et violoncelle.

• 1764, Londres : Il fait éditer six solos pour flûte ou violon et basse continue et six nouvelles symphonies à Amsterdam.

• 1765 : RICHTER se montre particulièrement prolifique cette année-là. Paraissent à Londres six concertos pour clavecin en cinq parties et "A Second Set of 6 Sonatas" pour deux violons, violoncelle et clavecin (opus 4). Il compose aussi une aria pour la pièce de Richard Cumberland The Summer’s Tale. Enfin, il publie à Paris six symphonies (opus 7).

• 1766 : Il compose six concertos pour cor et un concerto pour violoncelle.

• 1767, Paris : Le Concert spirituel organise un concours doté d'un prix de 300 livres pour récompenser la meilleure composition sur le texte du Psaume 136, Super flumina Babylonis. L'œuvre, d'une durée de 25 à 30 minutes, doit comporter au moins deux airs, un duo et deux chœurs dont l'un en forme de fugue ; la date de remise est fixée au premier février 1768. Si RICHTER n'obtient pas le prix, attribué à François GIROUST, maître de chapelle des Saints-Innocents, son œuvre, qui s'ouvre sur une Sinfonia en trois parties, est exécutée à plusieurs reprises au Concert spirituel, du 28 et 29 mars au 4 mai 1769, et il recueille une critique élogieuse dans le Mercure de France.

• 1768, Mannheim : Son nom disparaît de la liste des chanteurs et il devient compositeur de la Chambre princière. Il fait paraître, à Londres, six "Quartetto's" pour cordes.

• 24 avril 1769, Strasbourg [Bas-Rhin] : RICHTER est reçu maître de chapelle à la cathédrale Notre-Dame, avec 900 florins (1 800 livres) de gages annuels, à la place de Joseph GARNIER. Il n'est pas en charge des enfants de chœur, pas même pour l'instruction musicale de base. Le chapitre lui accorde 150 florins pour ses frais de voyage. Il compose, probablement peu de temps après son arrivée un Domine salvum fac Regem en do majeur.

• 1769-1789, Strasbourg : RICHTER compose l'essentiel de sa musique liturgique pendant sa période strasbourgeoise. La Bibliothèque musicale de l’Union Sainte-Cécile à Strasbourg conserve 47 de ses manuscrits autographes (messes, motets, Magnificat, Te Deum...), ce qui ne représente pas la totalité de sa production. Il est surtout actif dans les années 1770 (37 partitions). Dans la décennie suivante, il cesse pratiquement d'écrire après 1783, probablement pour des raisons de santé, d'où le recrutement d'un adjoint, Ignace PLEYEL, lui aussi formé à la musique en Autriche. Il s'entoure d'une équipe de collaborateurs, parmi lesquels on peut citer, au chant, son ancien élève George JACOBI et Nicolas GAUDRON dit MARTIN, pour lequel est créée la fonction de directeur du chant en faux-bourdon, et du côté des instrumentistes, Christophe ERB et Richard MOSER, qu'il emploie comme copistes. Il fait aussi engager son fils Jean-Baptiste Wenceslas RICHTER. Chaque année, le chapitre rembourse au maître son papier de musique : les dépenses en ce domaine s'élèvent à 56 florins pour la décennie 1770, 81 florins pour la suivante (avec trois pics à plus de 100, le record étant atteint en 1789-1790 avec 112 florins 7 schillings). On lui paie aussi ses ports de lettres, généralement d'un montant insignifiant sauf en 1777 (75 florins). RICHTER lui-même a copié des œuvres de Jean Louis BORDIER, Georg Joseph DONBERGER et Ignaz HOLZBAUER. Il a transcrit d'autres œuvres en modifiant l'orchestration, notamment des messes et motets d'Antonio CALDARA et de Léopold HOFMANN et le Requiem de JOMMELLI, utilisé pour les obsèques de Louis XV en 1774.

• 7 mai 1770, Strasbourg : Au palais épiscopal, il exécute un "grand chœur en musique" en présence de Marie-Antoinette, qui vient d'arriver en France pour y épouser le Dauphin (futur Louis XVI).

• 1771, Strasbourg : Le chapitre lui verse 149 florins 7 pfennigs et demi pour frais d'habillement et deux chemises neuves à manchettes.

• 6 janvier 1774, Paris : Les Annonces, affiches et avis divers font savoir que les amateurs de musique peuvent se procurer six quatuors pour deux violons, alto et basse, "composés par Francesco Xavierio Richter, Me de musique de la Cathédrale de Strasbourg", au prix de 9 livres.

• 1774-1776 : Carl STAMITZ, gendre de RICHTER, réside à Strasbourg.

• 1er juillet 1776, Paris : La presse parisienne annonce la parution de six duos pour flûtes traversières et violons, composés par M. RICHTER, maître de musique de la cathédrale de Strasbourg, disponibles au prix de 7 livres 4 sols Chez le sieur Borelly, rue Saint-Victor, vis-à-vis la ferme de l'abbaye, et chez le sieur Mussard, maître de flûte, rue Saint-Martin.

• 2 novembre 1778, Strasbourg : Dans une lettre à son père, Wolfgang Amadeus MOZART rapporte que lors de son passage dans la capitale d'Alsace, il a reçu la visite d'Andreas et de Johann Andreas Silbermann, facteurs d'orgues, de l'organiste Sixte HEPP et du "Kapellmeister" RICHTER, qui selon lui a considérablement restreint sa consommation d'alcool. Le poste de RICHTER, qui l'intéressait, n'est pas accessible pour l'instant, regrette-t-il. Il ajoute avoir entendu le dimanche précédent "une nouvelle messe de M. Richter, [...] écrite avec charme".

• 19 janvier 1779, Strasbourg : François-Xavier RICHTER, maître des chœurs et des musiciens de la cathédrale, veuf de Marie Josèphe "Danoz", se remarie à Marie Catherine Wagner, fille des défunts George Wagner et Marguerite Waeter, d'Oberhoffen, diocèse de Spire, en la paroisse Saint-Étienne. Sont présents les musiciens Léontzi HONAUER et Laurent RHEIN et Blaise BIRCHNER, chantre. L'épouse ne sait pas signer.

• 30 septembre 1781, Strasbourg : Son deuxième Te Deum est donné à l'occasion des fêtes du centenaire du rattachement de la ville à la France.

• 24 septembre 1785, Strasbourg : Le chapitre lui accorde 300 florins (600 livres) de gratification. Cette grâce est peut-être liée à l'arrivée, la même année, d'Ignace PLEYEL, qui seconde désormais RICHTER vieillissant comme maître de musique, mais sans en porter le titre officiel.

• 1786-1787, Strasbourg : Les chanoines de la cathédrale font verser 96 florins "au sr Richter, maître de musique, pour une messe qu'il avait composée et laissée au Grand Chapitre, sans la vendre ailleurs". Le violoniste Ferdinand FRÄNZL vient travailler auprès de RICHTER, comme l'atteste la Feuille hebdomadaire de la Ville de Strasbourg du 29 décembre 1786 et du 19 janvier 1787

• 1787 : RICHTER se rend à Munich, où il rencontre Léopold MOZART. Il y revoit la plupart de ses anciens collègues de l'orchestre de la cour de Mannheim, transférée depuis 1777 dans la capitale de Bavière.

• 12 septembre 1789, Strasbourg : François-Xavier RICHTER, directeur de la musique de l'église cathédrale, veuf de défunte Anne Joséphine Metz, décède à l'âge de 81 ans, muni des sacrements de pénitence et d'eucharistie. Il est inhumé le lendemain au cimetière Saint-Gall.
• 18 septembre 1789, Strasbourg : D'après son inventaire après décès, il laisse deux enfants, Charlotte Caroline Liger née Richter, épouse de Paul Georges Liger, maître perruquier à Boynes en Gâtinais, représentée par Christophe ERB, musicien et bourgeois, et Jean-Baptiste Wenceslas RICHTER, musicien.

• 1789, Saint-Dié-des-Vosges [Vosges] : L'abbé Larminach, chapelain de la cathédrale, disciple et ami de RICHETER, hérite des manuscrits musicaux de celui-ci, qu'il range dans une armoire à musique sur la  tribune de la cathédrale. On y trouve en particulier un Te Deum en majeur, à quatre voix et orchestre, daté de 1789 et dédié à Larminach. Ces manuscrits, dont Fétis a pu dresser l'inventaire vers 1858, semblent avoir disparu, peut-être en 1944.

Mise à jour : 22 juin 2022

Sources
A. C. Pfeiffer, La vie musicale dans les lieux de culte à Strasbourg au XVIIIe siècle, 2014 ; A. Cl. Pfeiffer, Fichier d'actes notariés ; A. Cl. Pfeiffer, La vie musicale dans les lieux de culte à Strasbourg..., 2014 ; A.-C. Gruber, Les grandes fêtes et leurs décors à l’époque de Louis XVI, 1972 ; A.-C. Pfeiffer, La vie musicale… à Strasbourg... ; Allgemeine musikalische Zeitung, déc. 1814 ; Annonces, affiches et avis divers, 1774 ; Annonces, affiches et avis divers, 1776 ; B. Massin (dir.), Mozart : les chemins de l’Europe..., 1997 ; F-Ad45/ 4 NUM 50/3 ; F-Ad51/ G 726 ; F-Ad60/ G 2478 ; F-Ad67/ 6 L 110 ; F-Ad67/ BMS Strasbourg ; F-Ad67/ BMS Strasbourg / St-Pierre-le-Vieux ; F-Ad67/ G 3192 ; F-Ad67/ G 3193 ; F-Ad67/ G 3194 ; F-Ad67/ G 3195 ; F-Ad67/ G 3196 ; F-Ad67/ G 3197 ; F-Ad67/ G 3198 ; F-Ad67/ G 3199 ; F-Ad67/ G 3200 ; F-Ad67/ G 3201 ; F-Ad67/ G 3202 ; F-Ad67/ G 3203 ; F-Ad67/ G 3204 ; F-Ad67/ G 3205 ; F-Ad67/ G 3206 ; F-Ad67/ G 3207 ; F-Ad67/ G 3208 ; F-Ad67/ G 3209 ; F-Ad67/ G 3210 ; F-Ad67/ M Strasbourg / St-Étienne ; F-Ad67/ état civil numérisé ; F-AmStrasbourg/ VII 134 ; F-AmStrasbourg/ VII 90 ; F-Strasbourg méd/ A 59724 ; G. Honegger dans Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne,1997 ; G. Honegger sur www.union-sainte-cecile.org ; G. Honegger, "Ignace Pleyel, maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg" Bull. cath. Strasbourg, 1988 ; J.-M. Warszawski sur www.musicologie.org ; M. Vogeleis, Quellen und Bausteine zu einer Geschichte der Musik und des Theaters im Elsass, 1911 ; Mercure de France, avril 1779 ; O. Douchain, Les orgues de la cathédrale de Saint-Dié, 1972 ; Ouvrages divers ; Revue musicale, déc. 1831

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