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Pour citer Muséfrem
QUENTIN, Claude Antoine (1755 av.-1791 ap.)
Date(s) : 1755-9-29 av. / 1791-8-11 ap.
De 1755 à 1790, Claude Antoine QUENTIN réalise toute sa carrière musicale dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens [Somme]. On perd sa trace dans les premières années de la Révolution.
• 29 septembre 1755, Amiens [Somme] : Claude Antoine QUENTIN entre au service du chapitre de la cathédrale comme enfant de chœur.
• 26 septembre 1765, Amiens : Claude Antoine QUENTIN est vicaire musicien de la cathédrale. Il est fréquemment cité dans les registres capitulaires : il obtient 4 jours de congé le 19 septembre 1768, 15 jours le 7 août 1769, 15 jours le 10 juillet 1776, 15 jours le 9 juillet 1777, 10 jours le 4 septembre 1780, 9 jours le 27 avril 1781, 10 jours le 17 septembre 1781 et 15 jours le 31 juillet 1782. Ses gages sont maintenus à 30 sols par jour le 12 octobre 1768.
• 19 novembre 1766, Amiens : D'après la documentation révolutionnaire, il devient titulaire d'une chapelle vicariale de la cathédrale. Cette date est sujette à caution : n'aurait-elle pas été anticipée d'un an ?
• 28 septembre 1767, Amiens : [Claude] Antoine QUENTIN, clerc du diocèse de Paris et vicaire de l’église, reçoit la chapelle vicariale de Saint-Jacques.
• 7 mars 1768, Amiens : Le chapitre accorde la permission accordée à QUENTIN, vicaire, de recevoir des ordres mineurs ; il charge le prévôt de le présenter à l’évêque.
• 7 novembre 1768, Amiens : Le chapitre l'autorise à se retirer au séminaire "à l’effet de s’y disposer à recevoir l’ordre sacré du soudiaconat".
• 13 décembre 1769, Amiens : Le chapitre permet à QUENTIN, vicaire, de se retirer au séminaire pour se préparer au diaconat.
• Avant 1776, Amiens : Claude Antoine QUENTIN devient prêtre.
• 23 février 1778, Amiens : maître Antoine Claude QUENTIN, prêtre, vicaire de l’église, nommé pour faire la pointe de MM. aux offices divins, a prêté serment "de bien et fidèlement en faire les fonctions".
• 26 septembre 1778, Amiens : Lors du chapitre général, il présente une requête au nom de tous les vicaires, sans doute pour protester contre le fait d'avoir accordé la qualité de vicaire au sacristain ; "et y ayant égard, [messieurs] ont pour raison à eux connue révocquée la qualité de vicaire par eux cy devant donnée à Me Coquerelle, sacristain de leur d. église".
• 10 septembre 1779, Amiens : La chapelle vicariale de Saint-Étienne, vacante par la mort de GORLIER, est conférée à Claude Antoine QUENTIN, vicaire de la cathédrale. Le 20, la chapelle vicariale de Saint-Jacques passe à Jean-Baptiste SENNEVILLE.
• 27 mars 1780, Amiens : Il reçoit un congé (nombre de jours indéterminé) avec deux de ses confrères vicaires pour aller à la fête patronale d'Arras.
• 3 mai 1782, Amiens : Le vicaire LHOSTE s’étant plaint verbalement d’avoir été indûment pointé, Claude Antoine QUENTIN, pointeur des vicaires, est convoqué.
• 6 septembre 1782, Amiens : QUENTIN, pointeur, est averti par le chapitre d’être plus exact dans ses fonctions.
• 15 décembre 1785, Amiens : Il est présent aux funérailles de Jean François NÈVE, chapelain et chantre de la cathédrale, paroisse Notre-Dame, qualifié de prêtre et chapelain de cette église.
• 1790, Amiens : Antoine Claude QUENTIN est vicaire musicien de la cathédrale Notre-Dame depuis 25 ans et deux mois . Il se présente comme prêtre, chapelain (il est titulaire de la chapelle de Saint-Étienne) et vicaire musicien, prévôt en charge de la communauté des hauts vicaires et musiciens de la cathédrale. Le chapitre lui verse 81 setiers de blé et 81 setiers d'avoine qui constituent le gros de sa chapelle ; en argent cela constitue environ 486 livres. Il touche aussi : une partie de dîme à Berny-sur-Noye affermée à la demoiselle Blancas (300 livres), une part comme membre de l'université des chapelains montant aux environs de 710 livres 2 sols 6 deniers par chapelain, 25 sols par jour comme vicaire musicien soit 456 livres 5 sols par an, plus pour les rétributions environ 50 livres par an ; ce qui lui vaut en tout comme chapelain et vicaire musicien de la cathédrale la somme de 2 002 livres 7 sols 6 deniers. S'ajoute à cela le revenu d'une seconde chapelle à patron laïc (avec dispense de la cour de Rome) d'un montant de 200 livres. Le total de ses revenus s'élève donc à 2 202 livres 7 sols 6 deniers.
Dirigé par Dominique LEUDER, le corps de musique est composé de six chantres (BRALLE, DEGOUY, BOURDEAU, NICAISE, DESARGUS et CACHELIEVRE), de quatre musiciens (QUENTIN, EVRARD) dont un serpent (VISIERE) et un organiste (GAULIER). Un maître des enfants de chœur (COQUERELLE) encadre les dix enfants de chœur de la maîtrise dont seuls trois noms nous sont connus (CHOULEUR, VICART et COCU).
juillet 1790, Amiens : Le chapitre cathédral est dissout.
8 novembre : Il rédige une déclaration de revenus à l'intention du Comité Ecclésiastique.
Le 15 décembre, il signe la pétition des musiciens de la cathédrale sollicitant le secours du Directoire de district d'Amiens. La dissolution du chapitre cathédral les ayant privé de leurs revenus.
Le 21 décembre, le Directoire de district propose d'ordonner que chaque musicien fasse état de ses revenus auprès du Directoire du Département et de pourvoir à leur besoin, proportionnellement à leurs revenus, en attendant qu'un traitement soit fixé.
• 1791, Amiens : La nouvelle paroisse cathédrale se dote d'un corps de musique. Il n'en fait manifestement pas partie.
Le Directoire de district d'Amiens propose le 8 novembre de fixer définitivement son traitement à 1335 livres 7 sols 5 deniers.
Il s'agit de la dernière mention connue de Claude Antoine QUENTIN.
Mise à jour : 11 avril 2024

