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PILE, Christophe (1715-1793)
État civil
NOM : PILE     Prénom(s) : Christophe     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : PILLE
PILES
Date(s) : 1715-3-23   / 1793-12-8 
Notes biographiques

Christophe PILE est issu d'une famille de marchands grenoblois. Toute sa carrière ecclésiastique se déroule à la collégiale Saint-André de Grenoble. D'abord enfant de chœur, puis grand clerc, ordonné diacre et reçu chapelain en 1738. Au final, il est admis "chanoine aux honneurs", statut acquis à l'ancienneté. Tout au long de ce parcours, il demeure "choriste", remarqué comme tel encore à 75 ans. Il s'éteint trois ans plus tard.

• 23 mars 1715, Grenoble [Isère] : Christophe PILE (orthographié Cristofle PILES), fils d'Antoine, marchand, voit le jour et reçoit le baptême en l'église paroissiale Saint-Hugues. Son parrain est cuisinier.

• [vers 1721], Grenoble : Christophe PILE entre à la collégiale Saint-André comme enfant de chœur. Il y poursuivra sa carrière comme grand clerc et choriste.

• [vers 1735], Grenoble : Christophe PILE est ordonné diacre par l'évêque.

• 14 juin 1738, Grenoble : À la réception, ce jour, du diacre Christophe Pile comme chapelain, le chapitre de la collégiale Saint-André fait remarquer que "le chœur est fort faible, que l'église a besoin de sujets, que le nombre des chapelains n'est pas rempli". Cette remarque incite à supposer qu'on espère de lui qu'il remplira pleinement le rôle de chantre lors des offices.

• 16 août 1743, Grenoble : À l'église Saint-Hugues a lieu le mariage entre François Berlioz et Suzanne Pille, tous deux de familles dites de "marchands", avec plusieurs témoins du même milieu social. Christophe PILE, frère de la mariée, y est témoin. Il est qualifié de "prêtre chapellin de l'eglise collegiale de St André". Son père a connu une ascension sociale, puisqu'il est désormais qualifié de "sceleur hereditaire en la chancelerie pres le parlement".

• 28 janvier 1766, Le Pont-de-Beauvoisin [Isère] : En l'église paroissiale (relevant du diocèse de Belley), Christophe PILE, "prêtre et chanoine", est témoin au mariage de sa nièce Marie Berlioz (née du mariage précédent) avec Jean Dolle, négociant à Grenoble. Nous voyons qu'à cette date il est devenu chanoine de Saint-André, en réalité "chanoine aux honneurs", état obtenu par cooptation du chapitre et à l'ancienneté.

• 15 juin 1767, Grenoble : Le chanoine PILE est nommé "maître de plain chant" par le chapitre de Saint-André "avec les appointements de soixante et douze livres".

• 1787-1790, Grenoble : PILE est désigné par l'Almanach de Dauphiné comme "chanoine honoraire" et "choriste" de la collégiale Saint-André.

• De 1787 à 1790, Grenoble : Le corps de musique de la collégiale Saint-André est constitué par :
- Un musicien en charge d'un double office : Jean Louis REVILLIOD, organiste et maître pour le chant des enfants de chœur.
- Trois adultes qui assurent le chant aux offices. De 1787 à 1789, ce sont les chapelains et choristes Christophe PILE, septuagénaire, Marie-Jean-Baptiste BOURGEAT et BOURGEAT 2e, son probable frère ou cousin. En 1790, apparaît GIRAUD probable remplaçant de Marie-Jean-Baptiste BOURGEAT appelé par la cathédrale pour y exercer la fonction de directeur de la manécanterie.
- Le joueur de serpent NICOLET soutient le chant de son instrument grave.
- Les enfants de chœur étaient peut-être quatre, avec autant de grands clercs, mais leur identité n'est pas apparue.

1790, Grenoble : En dépit de ses 75 ans, PILE, chanoine honoraire à la collégiale Saint-André, est encore désigné comme choriste. Encore chantre à cet âge, nul doute que le renfort de sa voix dans le chœur a dû être apprécié depuis sa réception comme chapelain en 1738. Au tire de "choriste", il doit toucher environ 45 livres par an.

• 1791, Grenoble : Diacre et chapelain à la collégiale Saint-André, ainsi que chanoine aux honneurs, âgé de 76 ans, PILE participe aux suppliques collectives des chapelains. Il signe : "Pile, chanoine". Il obtient finalement du District de Grenoble une pension de 700 livres.

• 1791, Grenoble : Le Directoire du District de Grenoble, décidant du traitement du clergé séculier supprimé, note que parmi ses bénéfices Christophe PILE est aussi chanoine de Saint-Louis (église paroissiale de Grenoble édifiée en toute fin du XVIIe siècle et qui abrite un petit chapitre).

• 8 décembre 1793, Grenoble : Christophe PILE, "prêtre et ci-devant chanoine", s'éteint à la maison curiale de la paroisse Saint-Joseph, âgé d'environ 78 ans.

Mise à jour : 18 novembre 2025

Sources
Almanach général et historique de la Province de Dauphiné, 1787-1790 ; F-Ad38 / L 716 – 1 ; F-Ad38/ 15G458 ; F-Ad38/ 9NUM/AC185/144 ; F-Ad38/ 9NUM2/AC185/55 ; F-Ad38/ BMS Grenoble, Saint-Hugues ; F-Ad38/ BMS Le Pont-de-Beauvoisin ; F-Ad38/ L 589 n° 45 ; F-Ad38/ L 800 / n° 618 ; F-An/ DXIX/ 075/ 547/ 31-32 ; Perrin, "Le chapitre de Saint-André de Grenoble", 1934 ; Perrin, "Le chapitre de Saint-André", 1934

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