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MEYERE, Jean Balthazar (ca 1731-1791)
État civil
NOM : MEYERE     Prénom(s) : Jean Balthazar     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : MEYÈRE
MEYER
Date(s) : 1731 ca  / 1791-4-2
Notes biographiques

Né à Marseille, mort à Arles, Jean Balthazar MEYERE avait entre temps voyagé vers le nord puisqu'il est attesté comme "musicien" durant au moins trois ans à Chalon-sur-Saône. Il exerce également comme "maître de chapelle" à la cathédrale de Grasse au début des années 1770. Il semble côtoyer du beau monde en général : outre des parrainages prestigieux à Chalon, la sœur du célèbre Mirabeau, Louise de Mirabeau de Cabris, devient la marraine de l'une de ses filles, née à Grasse. Entrepreneur, MEYERE tente de fonder une fabrique de bas dans cette ville en 1773 en demandant des fonds à la communauté, projet qui ne paraît pas connaître de suite puisqu'il quitte Grasse la même année. Il chante ensuite possiblement à la Comédie de Marseille, sa ville natale, en 1780-1781, avant de mourir dans l'indigence à Arles en 1791. La Révolution a peut-être balayé sa bonne fortune.

• [1731], Marseille : Selon les indications livrées par son acte de décès, Jean Balthazar MEYERE serait né vers 1731 à Marseille.

• [À une date et un lieu qui restent à découvrir], Jean Balthazar MEYERE et Jeanne Perrier / Périer se marient.

• 17 août 1763, Chalon-sur-Saône [Saône-et-Loire] : Née la veille, la petite Marie Jeanne Meyere est baptisée en l'église Saint-Georges. Elle est fille "de mr Jean Balthazard MEYERE, musicien, résidant à Chalon, et de dame Jeanne Perrier ses père et mère de légitime mariage". Ses parrain et marraine sont monsieur Jean François Gérard, "architecte et bourgeois à Paris", et son épouse, dame Marie-Charlotte Charpentier. Tout le monde signe avec aisance. Le père de l'enfant signe "Meyere", ce qui a été adopté comme graphie pour son patronyme dans la présente notice biographique.

• 12 avril 1766, Chalon-sur-Saône :  Né le 9, un autre enfant Meyere, Pierre-Marie, est baptisé, cette fois à Saint-Vincent. Son père, sieur Jean Balthazar MEYERE, est à nouveau dit "musicien, résidant à Chalon", sans plus de précision quant à son cadre d'exercice. Le parrainage monte encore d'un cran socialement, par rapport à ce qui avait été observé en 1763 : Pierre-Marie de Naturel, chevalier seigneur de Valetine, Marigni et autres lieux, chevalier de l'ordre royal et militaire de St-Louis, et sa fille Judith. Cette petite Judith de Naturel Valetine est née le 25 décembre 1754, elle a donc alors 11 ans et demi. Pourrait-elle être une écolière en musique du sieur MEYERE ? Parrain et marraine sont absents et représentés par le fils d'un manouvrier de la ville et la fille d'un employé dans les fermes du roi.

• 21 novembre 1772, Grasse [Alpes-Maritimes] : Une autre fille Meyere, Pauline-Catherine-Eugénie, est baptisée en l'église cathédrale Notre-Dame du Puy. Jean Balthazar MEYERE est cette fois "maître de chapelle dans cette église". Le prestige social des parrainages se confirme et se renforce une nouvelle fois : Jean-Paul de Clapier, marquis de Cabris, riche gentilhomme grassois, et, surtout, son épouse Louise-Catherine Riqueti de Mirabeau. Celle-ci n'est autre que la sœur du célèbre Honoré-Gabriel de Mirabeau. Le marquis et la marquise sont présents en personne et signent en bas de l'acte avec MEYERE.

• 1772-1773, Grasse : MEYERE reçoit 200 livres de la part du chapitre de la cathédrale pour ses honoraires de l'année en qualité de "maître de musique".

• 15 janvier 1773, Grasse : "Maître de chapelle de la cathédrale de cette ville et fabricant de bas", MEYERE se lance dans une entreprise ambitieuse, établir une fabrique de bas à Grasse. Il demande pour cela une avance de 6 000 livres à la communauté en argumentant qu' "il n'est rien de plus utile pour les villes que les établissements des différentes fabriques et manufactures". MEYERE souligne à cette occasion son statut de nouveau venu : il "n'a pas l'honneur d'être connu dans ce pays-ci". Sensible à ce projet qui leur "paraît très avantageux", les consuls font remonter la demande aux États de Provence le 15 mars suivant. Ces derniers ne semblent cependant pas donner suite, car MEYERE quitte Grasse à la fin de l'année.

• 18 octobre 1773, Grasse : MEYERE quitte le service de la cathédrale de Grasse. Un nouveau maître de musique, Augustin CHAIX, le remplace en effet à partir de cette date dans les comptes.

• [Entre 1780 et 1783], Marseille : Un MEYERE chante dans les chœurs de la troupe de théâtre de la Comédie en 1780 et 1781. S'agit-il de Jean Balthazar revenu en sa ville natale ? Il ne fait en tout cas plus partie de la troupe en 1784.

1790 : ??? Exerce-t-il à Arles ? Il ne figure pas dans les travaux de Marc Signorile sur Saint-Trophime.

• 3 avril 1791, Arles [Bouches-du-Rhône] : Mort la veille, "âgé de 60 ans", Jean Balthazar MEYERE est enseveli dans le cimetière des pauvres. Il est toujours dit "musicien", et son acte de sépulture précise qu'il était natif de Marseille et veuf de Jeanne-Marie Périer.

Mise à jour : 30 décembre 2020


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