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MARSE, Joséphine Angélique Ursule (ca 1758-1791 ap.)

MARSE, Joséphine Angélique Ursule (ca 1758-1791 ap.)

État civil
NOM : MARSE     Prénom(s) : Joséphine Angélique Ursule     Sexe : F
Autre(s) forme(s) du nom : MARSSE
MARS
Date(s) : 1758 ca  / 1791-4 ap.
Notes biographiques

Joséphine Angélique Ursule MARSE, dont les prénoms s'organisent dans un ordre fluctuant et dont le patronyme subit lui aussi des variations orthographiques, est une organiste. On la voit surgir peu de temps avant la Révolution, lorsqu'elle est reçue "dame organiste" à l'abbaye du Moncel [aujourd'hui dans l'Oise, à une douzaine de km au nord de Senlis]. L'abbaye fermée, elle retombe dans l'invisibilité. 

• Joséphine Angélique Ursule MARSE serait née vers 1758, si l'on en croit l'âge qu'elle déclare en octobre 1790 (32 ans).

• Depuis une date indéterminée, Joséphine Angélique Ursule MARSE réside à l'abbaye Saint-Jean-Baptiste du Moncel, située au nord de la forêt d'Halatte, sur la paroisse de Pontpoint, tout près du village de Pont-Sainte-Maxence [Oise actuelle]. L'abbatiale est dotée d'un orgue, entretenu par le facteur DALLERY. L'organiste qui le touche est alors l'une des religieuses, Perpétue DELAGRANGE.

• 8 janvier 1788, Pontpoint : Joséphine Angélique Ursule MARSE est reçue comme agrégée et affiliée à l'abbaye du Moncel, pour y "jouer l’orgue semaine à semaine avec notre chère mère DE LA GRANGE". Il est précisé qu'elle devra "toucher l’orgue de l’église de notre abbaÿe à toutes les offices ordinaires d’ycelle et suivant le rituel qui y est suivy".
En échange, la communauté s'engage à "nourrir, loger, chauffer et éclairer la ditte delle MARSSE tant en santé qu’en maladie", et en cas de maladie à la soigner et "médicamenter comme une religieuse de chœur".
Perpétue DELAGRANGE signe l'acte d'engagement de la nouvelle organiste, tout comme 9 autres religieuses. On ne perçoit pas clairement s'il s'agit de la préparation du passage de relais entre "notre chère mère DE LA GRANGE" et une organiste plus jeune, ou s'il s'agit simplement d'un partage des tâches, qui s'avèreraient trop lourdes pour une seule musicienne. L'âge de la nouvelle organiste n'est pas précisé, on apprend seulement qu'elle est "demoiselle majeure". En fait, elle a alors environ 30 ans.

1790, Pontpoint : Joséphine MARSE est toujours organiste affiliée à l'abbaye du Moncel.
• 19 juin 1790 :  La soeur DELAGRANGE et "Marie Joséphine" MARSE font toutes les deux partie des signataires du procès verbal de l'inventaire de l'abbaye dressé par l'administration.
• 18 octobre 1790 : Lorsque les administrateurs du district de Senlis viennent à l'abbaye pour interroger chacune des religieuses sur leurs intentions, Joséphine MARSE répond que son intention est de sortir de ladite abbaye "pour se retirer avec madame DELAGRANGE dans le lieu qu’elle choisira pour elle". Or Marie Perpétue DELAGRANGE ne sait pas encore où elle veut se retirer, elle confirme seulement avoir en effet l'intention "de sortir de la dite abbaye incessamment pour se retirer dans un lieu convenable où elle entend toucher la pension et les secours décrétés par l’Assemblée nationale". Les deux organistes apparaissent donc très liées.
• Le 24 novembre 1790, "dame Marie Perpétue DELAGRANGE, dame religieuse" et "dame Joséphine MARS dame organiste de la dite abbaye" figurent toutes les deux parmi les femmes toujours présentes au Moncel.

• 12 mars 1791 : Alors que les religieuses de choeur du Moncel (dont Perpétue DELAGRANGE) touchent leur premier quartier de pension "sur le pied de 700 livres par année",  Joséphine MARSE, dont le cas est sans doute plus compliqué puisqu'elle prétend avoir le statut de "dame de choeur" sans être religieuse, n'a rien reçu.
• 9 avril 1791 : La "Sr Delagrange religieuse organiste du couvant du Moncel" rédige et signe une demande de pension pour Joséphine MARSE, qu'elle présente (sans jamais la nommer) comme "une de mes amies agrégée dans cette maison en qualité d'organiste". Elle rappelle l'acte solennel de réception dont a bénéficié la jeune femme, et insiste sur le fait qu'elle doit être considérée comme une religieuse du choeur. Elle devrait donc recevoir elle aussi une pension de 700 livres. Cette supplique ne permet pas de savoir si les deux femmes résident encore dans le bâtiment de l'abbaye ou si elles ont trouvé refuge ailleurs.

C'est la dernière trace jusqu'alors retrouvée de la plus jeune des deux organistes du Moncel. Leur destin a peut-être divergé peu après : lorsque Marie Perpétue DELAGRANGE et cinq autres anciennes religieuses du Moncel sont incarcérées au château de Chantilly (octobre 1793-juillet 1794), Joséphine MARSE n'est plus mentionnée dans leur entourage immédiat.

Dernière mise à jour : 30 mai 2016

Sources
F-Ad60/ 1Q2/1685 ; F-Ad60/ 1Q2/1686 ; F-An/ DXIX/092/798/04

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