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HOMET, François Nicolas (1731-1804)
État civil
NOM : HOMET     Prénom(s) : François Nicolas     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : HOMED
Date(s) : 1731  / 1804-7-3
Notes biographiques

François Nicolas HOMET, formé dans les maîtrises de Noyon [Oise] et de Notre-Dame de Paris, a été successivement maître de musique à Poitiers, Beaune, Metz et pour finir à la cathédrale de Noyon où il a effectué l'essentiel de sa carrière. L'espace de quelques mois, il a même été sous-maître de musique à la Chapelle royale, preuve incontestable de son talent de compositeur, mais n'a pu ou su s'y imposer durablement. Il décède en 1804 à Noyon.

• 1731, Paris : François Nicolas HOMET naît du mariage de François Homet, menuisier, et de Louise Ursan. Il est baptisé en l'église de la paroisse Saint-Jacques-de-la-Boucherie. Son oncle est Louis HOMET, qui fut maître de musique de la cathédrale Notre-Dame.

• [vers 1738], Noyon [Oise] : François Nicolas HOMET est reçu enfant de chœur à la cathédrale Notre-Dame.

• 3 juillet 1748, Paris : À l'âge de seize ans, il est reçu enfant de chœur à la cathédrale Notre-Dame "en raison de sa robustesse, lui permettant de manier l'encensoir" (Yvon-Briand).

• 29 janvier 1751, Paris : Le chapitre autorise François Nicolas HOMET, second enfant de chœur, à faire chanter en musique la messe de la fête de la Purification.

• 12 mai 1752, Paris : François Nicolas HOMET, spé des enfants de chœur, est autorisé par le chapitre de la cathédrale à recevoir la tonsure cléricale à la prochaine ordination. Il sera examiné à cet effet par le chanoine Mongin.
• 27 mai 1752, Paris : Il est tonsuré par Mgr de Beaumont, archevêque de Paris, dans la chapelle du palais épiscopal.
• 4 septembre 1752, Paris : François Nicolas HOMET, spé des enfants de chœur, obtient la permission de faire chanter en musique le magnificat à la chapelle de la Vierge la veille de la fête de la Nativité de la Vierge puis le lendemain la messe dans le chœur de Notre-Dame.
• 9 septembre 1752, Paris : Le chapitre lui octroie 150 livres, montant de sa gratification de sortie de la maîtrise et une bourse au collège de Fortet. Il est devient également choriste à Notre-Dame ; il est reçu "ad pannos".

• 29 mai 1754, Poitiers : François Nicolas HOMET, maître de musique, fait exécuter une messe à quatre voix. Il semblerait qu'elle ait été composée pour l'occasion. C'était la veille de la fête de l'Ascension.

• 1756, Versailles : Il est sous-maître de musique (à la Chapelle royale ?).

• 16 juin 1756, Beaune [Côte d'Or] : Le chapitre de la collégiale Notre-Dame reçoit une lettre envoyée par le frère du chanoine Groselier, qui lui recommande "un jeune homme qui a été enfant de cœur à Notre–Dame de Paris ; et qui ensuitte a été maître de musique à Poitiers et n’a quitté ce poste que pour celui de sous-maître à Versailles où il est actuellement" ; il s'agit de François Nicolas HOMET. Le chapitre beaunois l'informe des conditions auxquelles le nouveau maître sera reçu et lui promet 72 livres pour son voyage. Le précédent maître de musique, [Jean Marie] ROUSSEAU, avait reçu son congé définitif le 21 janvier 1756. Voilà donc cinq mois que la collégiale est sans maître de musique.
• 30 juillet 1756 : Arrivé à Beaune, François-Nicolas HOMET reçoit du chapitre "des paroles pour qu'il les mette en musique".
• 4 août 1756, Beaune : Le chapitre décide qu'on ne fera convention avec le nouveau maître qu'après le 15 août "s’il satisfait". En effet, "auparavant ledit sieur fera exécuter en musique de sa composition les paroles qu’on luy a fournies pour un mottet de l’Assomption". Les chanoines lui imposent une sorte de période probatoire qui englobe la fête de l'Assomption, fête patronale de la collégiale. Ils sont sûrs ainsi d'avoir à cette occasion un maître qui déploie tous ses efforts ! Du reste le même jour, HOMET obtient l'autorisation de faire venir "quelqu’un qui chante la haute contre" car il en a "absolument besoin pour la musique de l’Assomption". On lui accorde pour cela un budget de 24 livres.

• 27 mai 1757, Beaune : Lors du chapitre général, la compagnie s'inquiète du laisser-aller qui règne à la maîtrise, dont les enfants sont dissipés et manquent d'application "tant au chant qu'aux études". L'un d'eux est Nicolas ROZE, auquel HOMET a interdit la composition car il le voit plutôt comme un chanteur. Le maître de musique est convoqué par les chanoines pour s'expliquer..
• 12 juin 1757, Beaune : François-Nicolas HOMET, maître de musique, demande son congé et part pour Metz. Pendant son séjour à Beaune, HOMET a composé au moins un motet et une messe à quatre parties (datée du 16 juin 1757). Lui succède le sieur MICHEL.

• 19 septembre 1758, Metz [Moselle] : À cette date, Nicolas-François HOMET, clerc tonsuré du diocèse de Paris, est maître de musique de la cathédrale Saint-Étienne.

• Octobre 1759, Noyon [Oise] : François-Nicolas HOMET prend possession de sa chapelle vicariale de Saint-Thomas-Martyr qui est un bénéfice octroyé "depuis longtemps" aux maîtres de musique de la cathédrale Notre-Dame. Elle lui rapporte 304 livres, charges déduites. "Les biens en sont : 1° les deux tiers des grosses dixmes du village de Marest : 2° le tiers des grosses & menues dixmes de Douchy : 3° plus, vingt septiers de terres labourables, & prés, au village de Dives. Les charges en sont : 1° deux messes basses par chaque semaine : 2° plus, partie du gros des Curés de Marest & de Douchy : 3° plus, les réparations des chœurs & cancels des églises des deux villages". Au chœur, il siège à droite.

• 9 juin 1761, Noyon : François-Nicolas HOMET, maître de musique de la cathédrale, signe l'acte d'inhumation de Claude Lesquerin, prêtre, chanoine honoraire et sous-chantre du chapitre.

• Janvier 1779, Beaune : Le chapitre de la collégiale Notre-Dame de Beaune, manifestement désireux de conserver trace des œuvres de ses anciens maîtres, fait copier par un ancien enfant de choeur nommé GAUTHEY des partitions de Joseph GARNIER "ainsy que celles qu’il pourra se procurer composées par les sieurs HOMET et ROUSSEAU qui ont été maîtres de musique en cette église".

• 1785, Paris : D'après les Tablettes de renommée des musiciens, HOMET, "est connu avantageusement par plusieurs Motets de sa composition".

• 27 avril 1786, Noyon : François-Nicolas HOMET, chapelain et maître de musique de la cathédrale, demande aux chanoines une augmentation de la somme qui lui est allouée pour l'entretien de la maîtrise et des enfants de chœur afin de faire face à la hausse du prix des denrées. Il reçoit alors 1 440 livres. Sur cette somme, il faut retrancher au moins 400 livres, explique-t-il : 156 livres pour son vin, les gages des domestiques (il est contraint d'en employer deux depuis huit ans), 72 livres pour le sel et le reste pour le papier, l'encre et les plumes qu'il doit fournir depuis 1770-1771. Il reste environ 1 040 livres, soit 20 livres par semaine pour les autres frais. Chaque semaine, il a l'obligation d'acheter 40 livres de viande, l'huile et la chandelle nécessaires à 13 ou 14 personnes, ce qui est impossible même en se montrant très économe. Par conséquent, il est forcé de mettre du "sien", à hauteur de 6 livres par semaine.
• 12 mai 1786, Noyon : Le chapitre lui accorde une augmentation de 240 livres par an. 

• 24 février 1790, Noyon : Il est toujours en poste comme maître de musique à la cathédrale Notre-Dame et rédige sa déclaration de biens, revenus et charges de sa chapelle vicariale. Ce bénéfice lui rapporte alors 22 sacs et 6 livres en argent pour les deux tiers des dîmes de Marest et Daucourt, 7 sacs 1/4 et 6 livres en argent pour le tiers des grosses dîmes de Douchy, 138 livres pour Dives. Il a aussi, en tant que chapelain, "sa part dans tous les biens de la communauté en assistant aux messes et aux obits les jours d'obligation ce qui monte plus ou moins relativement au nombre de chapelains résidants dans la ville [à] environ 15 ou 16# en rétributions".
• 2 octobre 1790, Noyon : HOMET, chapelain-vicaire et maître de musique, n'ayant rien perçu depuis le renvoi des enfants de chœur de ce qu'il recevait pour leur nourriture et la sienne, le chapitre arrête qu'à compter du premier septembre, il recevra 20 sous par jour d'appointements comme vicaire du chœur, et ce tant que le chapitre pourra le payer. 

• 15 avril 1791, Noyon : HOMET, "c'y devant maître de musique et chapelain de l'Eglise de cette ville", demande dans une supplique au District un dédommagement pour la suppression de la maîtrise de la cathédrale en août 1790. Il indique qu'il "lui étoit payé par an 450# pour le chauffage, plus 200# pour le vin des enfans, sans y comprendre une pièce de vin qui étoit due au c'y devant chapitre par les habitants de l'Arbroye pour un droit de vinage et dont [il a] été frustré en 1789". Il propose qu'on en déduise la somme de 90 livres, montant d'une gratification octroyée par le chapitre pour ses services en octobre-décembre 1790, suivant la délibération du 2 octobre 1790.
• 12 octobre 1791, Noyon : HOMET perçoit 58 livres 13 sols 4 deniers par mandat pour le dédommagement réclamé.

• 1792, Noyon : Il prête le serment de liberté-égalité.

• 3 juillet 1804, Noyon : François-Nicolas HOMET, encore qualifié de chapelain et maître de musique de la cathédrale Notre-Dame, meurt à son domicile de la rue Saint-Étienne.

Mise à jour : 4 octobre 2019

Sources
Archives historiques du Poitou, vol. 43 ; Braillon, Le clergé du Noyonnais pendant la Révolution ; Ch. Bigarne, La Musique à Notre-Dame de Beaune..., 1878 ; F-Ad21/ G 2550 ; F-Ad21/ G 2553 ; F-Ad57/ 9NUM/ 5E317/ 3  ; F-Ad60/ 1Q2/1013 ; F-Ad60/ 1Q2/401 ; F-Ad60/ 1Q2/403 ; F-Ad60/ 3E 471/78 ; F-Ad60/ 5MI 1823 ; F-Ad60/ 5MI 1830, BMS St-Martin ; F-Ad60/ 5MI 1833 ; F-Ad60/ 5MI1824 ; F-Ad60/ G 1336/1 ; F-Ad60/ G 1390 bis ; F-Ad60/ G 1591/1 ; F-Ad60/ G 2336 ; F-Ad60/ G 2620 ; F-An/ ; F-An/ LL 232/ 23/ 1 ; La Borde, Essai sur la musique ancienne et moderne, 1780 ; Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique... de la province de Vermandois ; Méthode nouvelle pour apprendre facilement le plain chant [1770] ; Tablettes de renommée des musiciens

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