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GUILBAUT, Pierre Antoine (1758-1820)
État civil
NOM : GUILBAUT     Prénom(s) : Pierre Antoine     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : GUILLEBAUT
Date(s) : 1758-2-2  / 1820-1-23 
Notes biographiques

Pierre Antoine GUILBAUT, originaire de Saint-Quentin où il a probablement été formé, fait carrière dans la ville voisine de Noyon (Oise) sous le règne de Louis XVI en qualité de serpent de la cathédrale. Sous le Directoire, il se reconvertit dans l'art lyrique et s'installe à Paris.

• 2 février 1758, Saint-Quentin [Aisne] : Pierre Antoine GUILBAUT est baptisé en la paroisse Saint-Jean ; il est fils de Nicolas Alexis Guilbaut, clerc laïc de la paroisse, et de Jeanne Denoyelle.

• Entre début octobre 1776 et le 30 septembre 1777, Noyon [Oise] : Pierre Antoine GUILBAUT est reçu dans la communauté des chapelains de la cathédrale. Il est chapelain-vicaire, c'est-à-dire musicien, et plus précisément serpent.

• 5 octobre 1781, Noyon : Le chapitre de la cathédrale octroie 10 jours de vacances au sieur GUILLEBAUT, chapelain-vicaire.
• 10 décembre 1781, Noyon : Le sieur GUILLEBAUT, chapelain-vicaire, "sera averti de s'appliquer à apprendre à jouer du serpent, pourquoi il a été reçu, faute par lui de ce faire d'icy au quinze janvier prochain, le chapitre agira comme il le jugera bon". 

• 11 septembre 1782, Noyon : Il obtient du chapitre 15 jours de vacances, pendant lesquels il sera tenu présent.

• 1er octobre 1784, Noyon : Le chapitre lui accorde 15 jours de congé payé.

• 11 avril 1785, Noyon : Le chapitre repousse de 6 mois l'examen de la demande du sieur GUILBAUT, chapelain-vicaire, qui souhaite toucher 30 sols par jour au lieu de 25.

• 4 novembre 1785, Noyon : Les gages de GUILBAUT sont portés de 25 à 30 sols par jour

• 4 octobre 1786, Noyon : Les chanoines accordent 15 jours de congé à GUILBAUT, chapelain-vicaire, à prendre après la saint Denis.

• 15 octobre 1787, Noyon : Le chapitre lui concède 15 jours de congé. 

• 6 octobre 1788, Noyon : GUILBAUT, chapelain-vicaire, obtient 12 jours de congé payé.

• 31 août 1789, Noyon : La chapelle vicariale de Saint-Laurent et Saint-Vincent, vacante par la démission de François FLAMENT, a été conférée à Antoine GUILBAUT, clerc tonsuré de ce diocèse et chapelain-vicaire de la cathédrale ; ses appointements seront de 10 sous par jour au lieu de 30, à commencer du 1er octobre prochain, sauf à l'indemniser si les dîmes qui font le gros de la chapelle sont supprimées. Aucun chapelain-vicaire ne pourra renouveler les baux des gros de sa chapelle sans en avoir communiqué avec les commissaires du chapitre.
• 2 septembre 1789, Noyon : Pierre Antoine GUILBAUT, clerc tonsuré du diocèse, chapelain-vicaire, est reçu à la chapelle vicariale de Saint-Laurent et Saint-Vincent. Il a fait sa profession de foi, prêté les serments ordinaires et a été installé au chœur de la manière accoutumée. Le chapitre accepte la démission faite par GUILBAUT de la chapelle vicariale de la Gésine dont il était titulaire.

• 1790, Noyon : GUILBAUT est clerc tonsuré et serpent de la cathédrale, titulaire de la chapelle de Saint-Laurent et Saint-Vincent en la cathédrale de Noyon.

• 30 avril 1790, Noyon : Le chapitre accorde 8 jours de vacances à GUILBAUT, chapelain-vicaire.
• 23 juillet 1790, Noyon : Il obtient encore 5 jours de vacances.

• 25 juin 1791, Noyon : Il prête le serment civique.
• [août 1791], Noyon : Pierre Antoine GUILBAUT "expose qu'il étoit musicien de l'église cathédrale de Noyon lors de sa fermeture au moi de novembre dernier à raison de dix sols par jour". Il demande donc à toucher 20 livres 10 sols, ce qui correspond à ce qui lui est dû jusqu'au 31 décembre 1790.
• 17 août 1791, Noyon : Le directoire du District lui fait verser la somme réclamée. 

• 1792, Noyon : Il prête le serment de liberté-égalité.

• 23 janvier 1798, Noyon : GUILBAUT, 40 ans, domicilié rue de Grèce, obtient un passeport pour se rendre à Paris. Il est ainsi décrit : taille 5 pieds 2 pouces, cheveux et sourcils châtains, yeux bleus, nez long, bouche grande, menton rond, front large, visage ovale.
• 4 février 1798, Paris : Il fait viser son passeport par la municipalité. 
• 28 avril 1798, Noyon : La municipalité lui établit un certificat de bonnes vie et mœurs.
• 5 mai 1798, Paris : Pierre Antoine GUILBAUT, aujourd'hui attaché au théâtre du Vaudeville comme musicien, adresse une pétition au ministre de la Police, le priant de vouloir bien lui accorder une permission de résidence. Il réside au n° 296, rue du Doyenné.
• 18 mai 1798, Noyon : La municipalité lui délivre un certificat de résidence et de non-émigration.
• 9 juin 1798, Paris : La municipalité estime que l'autorisation de résider peut lui être accordée "sans inconvénient".
• 21 juillet 1798, Paris : Le ministre lui accorde la permission demandée.

• 1806, Paris : Il n'apparaît plus parmi les musiciens attachés au théâtre du Vaudeville.

• 1817, Paris : Domicilié dans la capitale, il est titulaire d'une pension de 267 francs.

• 23 janvier 1820, Paris : Pierre Antoine GUILBAUT décède à l'âge de 62 ans. Il était veuf d'Antoinette Bigot et domicilié au n° 30, rue de Bellefonds. Son héritière est sa nièce Adélaïde Guilbaut, qui réside à Saint-Quentin.

Mise à jour : 10 décembre 2017

Sources
Braillon, Le clergé du Noyonnais pendant la Révolution ; F-Ad60/ 1Q2/401 ; F-Ad60/ 1Q2/403 ; F-Ad60/ 3E471/82 ; F-Ad60/ G 1336/1 ; F-Ad60/ G 1591/1 ; F-Ad60/ G 2620 ; F-An/ F7/10790/B ; L.Mazières, Noyon de 1789 à 1795..., 1899 ; Tables de successions

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