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CUGNIER, Pierre (1727-1779 ap.)
Autre(s) forme(s) du nom : CAGNIER
Date(s) : 1727-2-16 / 1779 ap.
Fils d'un maître à danser parisien, Pierre CUGNIER est, durant douze ans, enfant de chœur à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Après une éclipse musicale de près de vingt ans, on le retrouve basson dans l'orchestre de l'Opéra à partir de 1764 et dans celui du Concert spirituel l'année suivante. Il laisse le souvenir d'un virtuose de son instrument.
• 16 février 1727, Paris : Pierre CUGNIER, fils de Joachim Cugnier, maître à danser, vient au monde et reçoit le baptême en la paroisse Saint-Jean-en-Grève. Son possible lien de parenté avec le chanteur (à l'Opéra, puis à la cour de Stanislas en Lorraine) CUGNIER n'a pas pu être précisé.
• 9 septembre 1733, Paris : Après le départ de TOLOU, le chapitre de la cathédrale Notre-Dame reçoit Pierre CUGNIER comme enfant de chœur. Le garçonnet a donc à peine plus de six ans et demi.
• 1er juillet 1740, Paris : Dans une requête adressée au chapitre, le maître de musique annonce que la voix de CUGNIER a mué de façon subite et inattendue et qu'il n'est plus en mesure de réciter (recitandi); un enfant de sept ans, Étienne AUBERT, est proposé par Louis HOMET. Pierre CUGNIER reste néanmoins en poste, mais c'est probablement à ce moment qu'il bénéficie de l'enseignement du bassoniste CAPEL. Fétis place en effet cette rencontre alors que le jeune CUGNIER est âgé de 14 ans.
• 20 avril 1743, Paris : Claude HERMANT, "cy devant enfant de chœur et sorti avant son tems dans le mois d’aoust dernier", est accusé d'un vol commis à la maîtrise de la cathédrale Notre-Dame. Selon le témoignage de Pierre CUGNIER, alors second enfant de chœur, âgé de 16 ans, son camarade HERMANT serait plusieurs fois sorti en catimini "la nuit de la Maîtrise pour aller se baigner", d'abord grâce à une clef, puis en passant par le soupirail et la fenêtre qui avaient servi au voleur.
• 27 janvier 1745, Paris : Spé des enfants de chœur, Pierre CUGNIER obtient le droit de se laisser pousser les cheveux dans la perspective de sa prochaine sortie de la maîtrise.
• 11 juin 1745, Paris : Il lui est permis de se présenter à la tonsure à la prochaine ordination.
• 13 août 1745, Paris : Le chapitre lui accorde une bourse au collège de Fortet.
• 6 septembre 1745, Paris : Clerc du diocèse de Paris, Pierre CUGNIER peut sortir de la maîtrise après les vêpres, il reçoit une gratification de 150 livres et il est admis aux draps "ad pannos", c'est-à-dire choriste à Notre-Dame. On ignore pour l'heure combien de temps il occupé cette fonction.
• dates incertaines, Paris : Grâce à ses études, Pierre CUGNIER aurait obtenu "un emploi qui aurait pu le mener à une fortune honnête mais la mort d’un parent qui le lui avait fait obtenir, détruisit toutes ses espérances".
• av. 1762, Paris : Jean-Benjamin de La Borde affirme que CUGNIER fut alors le secrétaire d'un fermier général connu pour sa mélomanie, derrière lequel on peut facilement reconnaître Alexandre Jean Joseph Le Riche de La Pouplinière, qui s'éteint en 1762.
• 1763, Fontainebleau [Seine-et-Marne] : Pierre CUGNIER est embauché par Pierre Montan BERTON comme musicien extraordinaire aux spectacles de la Cour, sans pour autant réussir à entrer dans la Musique du roi.
• décembre 1764, Paris : Pierre CUGNIER est reçu basson dans l'orchestre de l'Académie royale de musique. Son traitement s'élève progressivement, depuis 800 livres par an, jusqu'à 1 200 livres durant l'année 1778-1779. Il a alors remplacé Antoine DARD au poste de premier basson. Pierre CUGNIER n'est plus en service à partir de 1780, date des recrutements de TULOU et de GOLVIN.
• 1765-1780, Paris : Pierre CUGNIER est basson au Concert spirituel des Tuileries.
• 1779, Paris : Les Spectacles de Paris [...] pour l'année 1780 signale que Pierre CUGNIER, basson de l'Académie royale du musique et du Concert spirituel, est domicilié Grande rue Faubourg Saint-Denis, "chez M. le Vasseur, Echiquier". Il donne aussi des cours de basson à son domicile.
Selon Fétis, Pierre CUGNIER est l'auteur de la description du basson et de la courte méthode pour en jouer publiées par La Borde dans son Essai sur la musique en 1780 (t. I, p. 423-443). Un siècle plus tard, CUGNIER laisse l'image d'un "bassoniste tout à fait hors ligne" (Challamel, 1866).
La date de son décès, probablement à Paris après 1781, demeure inconnue.
Mise à jour : 11 octobre 2025

