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CACHELIÈVRE, Pierre François (1751-1793)

CACHELIÈVRE, Pierre François (1751-1793)

État civil
NOM : CACHELIÈVRE     Prénom(s) : Pierre François     Sexe : M
Date(s) : 1751 entre crochets  / 1793-3-8
Notes biographiques

Originaire de Péronne [Somme], Pierre François CACHELIEVRE réalise l'essentiel de sa carrière au chœur de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens [Somme], y compris lorsque l'administration révolutionnaire fonde la nouvelle paroisse cathédrale.

• [vers 1751], Péronne [Somme] : Pierre François CACHELIÈVRE naît, d'après son acte de mariage, du mariage de Jacques CACHELIÈVRE, marchand de laine et chantre, et de Marie Anne Cauchy, de la paroisse Saint-Sauveur.

• [vers 1760], Péronne ? : Il commence à servir l'Église, sans doute en qualité d'enfant de chœur.

• [vers 1768], Amiens : Il entre au service de la cathédrale Notre-Dame comme "vicaire" [musicien]. Dès lors, il est cité à de nombreuses reprises dans les registres capitulaires.

10 juin 1776 : 10 jours de congé à Me Cachelièvre, vicaire.
17 juin 1776 : 5 jours de congé à Me Cachelièvre et Me Beron, vicaires.
21 octobre 1776 : pour raison du « scandal donné par Me Cachelievre, vicaire de leur église », MM. l’ont privé de ses gages et de l’entrée du chœur.
16 décembre 1776 : requête de Me Cachelièvre « à ce qu’il plaise le rétablir dans sa qualité de vicaire de leur église, se soumettant à la pénitence qu’il leur plaira luy imposer » ; avant de décider définitivement, MM. arrêtent qu’il assistera pendant un mois à tous les offices du chœur en soutane et sans habit de chœur, « debout et sans prendre séance en aucune stal ». Après ce temps de pénitence, une décision sera prise.
20 décembre 1776 : Me Cachelièvre est provisoirement rétabli dans ses gages.
15 janvier 1777 : Me Cachelièvre, qui a satisfait à la pénitence qui lui a été imposée, est rétabli en qualité de vicaire et dans ses gages ; permission de reprendre ses habits de chœur et d’entrer dans le chœur.
9 juin 1777 : 5 jours de congé à Me Cachelièvre, vicaire.
7 juillet 1777 : il obtient encore 4 jours de congé.
20 juillet 1777 : Me Cachelièvre, vicaire, est prié d’être plus assidu à l’office.
12 septembre 1777 : MM. ont renvoyé à la prudence de M. le cellerier d’avancer à Me Cachelièvre, vicaire, 150 livres en retenant 3 livres sur ses gages, somme qui lui est nécessaire pour s’acheter des habits.
3 décembre 1777 : 1 jour et demi de congé à Me Cachelièvre, vicaire.
17 juin 1778 : 5 jours de congé à Me Cachelièvre, vicaire.
14 avril 1779 : 8 jours de congé à Me Wable et 5 jours à Me Cachelièvre (tous deux vicaires).
14 juin 1779 : 5 jours de congé à Me Cachelièvre, vicaire.

• 23 juillet 1779, Beauvais [Oise] : Qualifié de musicien taille de l'Église d'Amiens, il est reçu aux gages de 730 livres par an à la cathédrale Saint-Pierre. Il n'est sans doute pas présent physiquement le jour de cette délibération, n'ayant pas obtenu de congé. Cette mutation pourrait être liée à son projet de mariage.

• 30 juillet 1779, Amiens : MM. « ont arrêté de conserver Me Cachelievre vicaire [en marge : haute-taille] de leur église, et de le continuer après son mariage dans les qualité et fonctions de vicaire aux gages de 40 sols par jour, et de luy accorder au pardessus un muid de bled par an si il s’y comporte bien ».

• 3 août 1779, Amiens : Pierre François CACHELIÈVRE, musicien à la cathédrale, épouse Madeleine Farcy, fille de feu Pierre Farcy, marchand de laine, et de Marie Anne Varreau, de la paroisse Saint-Germain, où le mariage a eu lieu.

• 11 août 1779, Beauvais : Le chapitre de la cathédrale lit sa lettre de démission et lui rend sa liberté. Les conditions proposées par le chapitre d'Amiens ont dû lui convenir.
27 octobre 1779 : 4 jours de congé à Me Cachelièvre

• 1790, Amiens : Pierre François CACHELIEVRE chante la taille au choeur de la cathédrale Notre-Dame depuis 22 ans. Ses revenus sont estimés à 1200 livres.

Dirigé par Dominique LEUDER, le corps de musique est composé de six chantres (BRALLE, DEGOUY, BOURDEAU, NICAISE, DESARGUS et CACHELIEVRE), de quatre musiciens (QUENTIN, EVRARD) dont un serpent (VISIERE) et un organiste (GAULIER). Un maître des enfants de chœur (COQUERELLE) encadre les dix enfants de chœur de la maîtrise dont seuls trois noms nous sont connus (CHOULEUR, VICART et COCU).

Il est marié et âgé de 49 ans.

• 1791, Amiens : Pierre François CACHELIEVRE rejoint les nouveaux effectifs de la musique de la cathédrale d'Amiens pour l'année 1791. Il touche à ce titre plusieurs mandats délivrés par le Directoire de district d'Amiens pour un total de 800 livres de gages. Il est celui qui touche les gages les plus élevés. Est-ce-à-dire qu'il remplit la fonction de maître de musique ?
Le nouveau corps de musique de la cathédrale Notre-Dame est composé de BOUFFET (sous-maître et ancien petit vicaire), COCU (enfant de chœur), GAULIER puis CORNETTE (organiste), CAVILLONCACHELIEVREMANCHUETTEMARTINVARRÉDAVELUYCHARTREL et TOULET (chantres).

• 21 juillet 1792, Amiens : Dans un état des pensions ou gratifications proposées pour les musiciens de la Somme, Pierre François CACHELIÈVRE est qualifié de haute-taille de la cathédrale, âgé de 51 ans [il faut sans doute lire 41]. Il a effectué 30 années de service et ses gages étaient de 1 200 livres. Le directoire du Département a proposé pour lui une pension de 400 livres.

• 8 mars 1793, Amiens : Pierre François CACHELIÈVRE s'éteint à l'âge de 42 ans. Le décès est déclaré le 9 par son beau-frère François Lefurme, chirurgien demeurant à Picquigny.
• 4 juin 1793, Amiens : Les administrateurs du Département prennant connaissance d'un mémoire "par lequel la citoyenne veuve Cachelièvre expose que feu son mari, après 25 ans de service en qualité de musicien à la cathédrale, avoit provisoirement obtenu, après la suppression du chapitre, une pension de 400#, avec promesse d'être plus avantageusement traité par la suite". Elle est privée aujourd'hui de ce "foible secours, mais que son mari augmentoit en faisant usage de ses talents". Chargée de trois enfants en bas âge, elle se trouve "dans la plus grande détresse et dans un état d'isolement tel qu'il lui est impossible d'élever sa famille". Elle demande à l'administration la continuation du traitement accordé au défunt. Ceux-ci n'ont pas la possibilité de lui donner satisfaction, mais émus par son triste sort, décident d'envoyer son mémoire au ministre de l'Intérieur en le priant de faire tout son possible pour convaincre les députés de la Convention de faire reverser à la veuve la pension du défunt.

Mise à jour : 22 mai 2023

Sources
F-Ad60/ G 2480 ; F-Ad80/ 4 G 2988 ; F-Ad80/ 4 G 2989 ; F-Ad80/ 4G 2984 ; F-Ad80/ 4G 2985 ; F-Ad80/ 5MI_D130 ; F-Ad80/ 5MI_D152 ; F-Ad80/ 5MI_D61 ; F-Ad80/ L 1007 ; F-Ad80/ L 104 ; F-Ad80/ L 105 ; F-Ad80/ L 106 ; F-Ad80/ L 107 ; F-Ad80/ L 110 ; F-Ad80/ L 1897 ; F-Ad80/ L 1907 ; F-Ad80/ L 1909 ; F-Adiocésaines Amiens/ DA 169 ; F-An/ F15/2834

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