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Introduction au Répertoire des Programmes de Concert en France

Introduction au Répertoire des Programmes de Concert en France

Patrick Taïeb & Hervé Lacombe

Historique

Le Répertoire des programmes de concert en France est un groupe de recherche issu du détachement de Patrick Taïeb à l’Institut Universitaire de France (2000-2005). Il ne s’agissait, au départ, que d’un programme individuel visant la publication plus ou moins rapide d’une Histoire du concert à Paris de 1774 à 1815. Son objectif était de cerner le processus historique qui conduit à la naissance du concert public, ou du concert comme entreprise, après l’abolition des privilèges et des cadres sociologiques de l’Ancien Régime. Il était aussi d’identifier des œuvres de concert que l’on pourrait réhabiliter par l’édition scientifique et de fournir un outil systématique sur les artistes de concert et leur professionnalisation, sur les lieux de concert parisiens, sur la circulation des œuvres et des interprètes, ainsi que sur les pratiques d’exécution.
En donnant naissance à un séminaire dirigé par Hervé Lacombe (Université de Rennes) et Patrick Taïeb (Université de Rouen) qui est devenu rapidement une équipe coordonnée, ce programme individuel s’est transformé en un projet collectif de plus vaste envergure. Désormais, l’objectif du Répertoire des programmes de concert en France est de « collecter et mettre en forme l’ensemble des programmes de concerts donnés dans l’espace français de 1700 à 1914 ». Le projet est actuellement soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche.

Définition

Le RPCF couvre une séquence chronologique qui a pour point de départ la fondation des académies de musique en province et du Concert Spirituel à Paris (1725) et, pour point d’arrivée, la Première Guerre mondiale. Il s’intéresse à la musique des contemporains de Rameau et éclaire son histoire sur le temps long, au-delà de l’époque de création des œuvres. Dans une perspective centrée sur la musique baroque, l’extension à l’ensemble du XXe siècle est prévue à moyen terme. Le RPCF sera alors un outil de recherche sur l’histoire de ce répertoire depuis la Régence jusqu’au retour de la musique baroque dans le dernier quart du XXe siècle.

La connaissance systématique des programmes ouvre des champs de réflexion dans plusieurs directions. La musique est un art vivant. Avant l’apparition de l’enregistrement, elle n’existait pour l’amateur que pour autant qu’elle était jouée. Les programmes des concerts sont donc une donnée essentielle de l’histoire du goût musical, d’autant qu’une partie de la musique de concert n’est jamais jouée au théâtre et n’est abordable dans la pratique privée que par le truchement de produits déformés (arrangement pour petits ensembles, réduction pour piano). Le nombre d’exécutions est un indicateur fondamental de la popularité des œuvres, au même titre que les tirages d’imprimerie pour l’histoire littéraire. Les statistiques sur une œuvre, un nom, ou un genre, offrent le point de départ d’une réflexion sur les canons esthétiques et les échelles de valeur. Elles sont indispensables à l’étude de l’imprégnation des écoles nationales, des sensibilités et des styles. Par ailleurs, la connaissance globale des programmes s’impose comme l’outil indispensable pour la différenciation des politiques de programmation (part respective des œuvres du passé et de la nouveauté ; effets de mode et canons esthétiques ; attraction des œuvres ou des interprètes ; etc.) et, en définitive, pour la définition des critères de distinction et l’identification des lieux de légitimation.

Le RPCF est aussi un outil de recherche sur les carrières des artistes français et étrangers. La critique du lendemain qui rend compte de l’exécution d’un concerto pour cor par Frédéric Duvernoy en avril 1797 confirme sa présence au théâtre ce jour précis. Relativement secondaire pour le cas de ce corniste permanent de l’orchestre du théâtre Feydeau, ce type d’information devient capital pour une grande majorité des artistes de concert aux carrières internationales dont un pan essentiel – le passage à Paris –, est encore souvent obscur. Depuis le XVIIIe siècle, le concert est le lieu privilégié de l’accueil des musiciens et des répertoires étrangers. Les violonistes et chanteurs italiens, les clarinettistes allemands, auxquels s’ajoutent au début du XIXe siècle, les pianistes et les chefs d’orchestre, puis les compositeurs vivants auxquels on consacre un festival ou dont on crée une œuvre, sont d’autant plus appréciés aux concerts que la porte des théâtres reste longtemps fermée aux répertoires et aux techniques étrangères. Le concert est un lieu de démonstration par lequel les instrumentistes itinérants se font une réputation et où ils recrutent élèves et admirateurs. Il est aussi un lieu de contact avec des esthétiques rarement entendues dans d’autres circonstances et porteuses d’innovations. C’est à la fin du XVIIIe siècle que s’esquisse en France la figure du virtuose, chanteur ou instrumentiste, dont la carrière est entièrement fondée sur le concert. L’établissement des faits parisiens, pour cette époque où certains canons esthétiques (la voix romantique, le répertoire symphonique, la sonate de concert) de premier plan et des réputations internationales se constituent en marge des cadres traditionnels (cour, église, théâtre), est donc indispensable à l’étude de la circulation des musiciens et des œuvres dans l’espace européen et mondial.

La chronologie événementielle : principes de la méthode

Pour la méthode, le RPCF s’inspire à la fois du travail monumental de Jean Mongrédien sur le Théâtre Italien à Paris de 1801 à 1830 et des normes de catalogage en vigueur pour l’inventaire des fonds musicaux anciens conservés dans les bibliothèques publiques de France. Il se présente comme un fichier événementiel (une notice = un événement) classé chronologiquement dans lequel chaque notice est consacrée à un concert et un seul. La notice regroupe l’ensemble des données concernant ce concert, qu’il s’agisse d’une annonce ou d’une invitation précédant l’événement, ou bien d’un compte rendu publié a posteriori. Par exemple, la notice correspondant au concert donné au Théâtre Feydeau (Paris) le mardi 7 février 1797 regroupe l’ensemble des sources (articles de presse, documents d’archives) se rapportant à cet événement, depuis l’annonce laconique d’un « concert » cinq jours avant, jusqu’au compte rendu du lendemain. La notice constitue donc un dossier regroupant des renseignements de première main, plus ou moins riche selon l’époque et l’état de la documentation.

La notice commence par un chapeau comportant des informations plus ou moins nombreuses et précises en fonction de l’état des sources : ville, appellation du concert, numéro dans une série, nom du chef d’orchestre, adresse, heure, etc. Les informations relatives au programme du concert sont ensuite présentées successivement sous deux formes.

Zone uniforme

La réalisation d’un RPCF ne se limite pas à un dépouillement de sources, elle nécessite un travail complémentaire car les noms de musiciens et les titres d’œuvres sont souvent incomplets, obscurs ou erronés. Le programme est d’abord présenté sous une forme normalisée dans une zone dite « uniforme » qui permet l’indexation. Dans cette zone, le programme établi à partir des sources comporte un apport scientifique qui peut concerner l’attribution des œuvres, l’identification précise des compositeurs, des interprètes ou des œuvres.
Lorsque les sources sont discordantes, des alternatives sont présentées à la fin du programme et précédées par un « / ».
Les « notes » servent à fournir des précisions sur l’établissement du programme. Pour le concert du 7 février 1797, les annonces ignorent le « bis » du chanteur Pierre Garat que le compte rendu évoque sur le ton de la connivence : « le public ayant demandé à cet artiste de vouloir bien chanter sa romance ». On a donc indiqué en note la source imprimée qui a permis d’identifier précisément cette romance très populaire sous le Directoire. Les références indiquées à la suite de ces informations complémentaires renvoient aux rubriques de la zone source.
Pour consulter (voir encadré ci-dessous) la version du programme comportant un concerto pour violoncelle de Levasseur (11.), au lieu de la symphonie concertante de Devienne, on se reportera à l’annonce parue dans les Affiches, annonces et avis divers du 19 pluviôse (7 février) et copiée dans la zone source.

Mardi 7 février 1797 / Nonidi 19 pluviôse an V
8

 Paris, Concert Feydeau, n° 8 an V, dir. La Houssaye (P.), rue Feydeau, soir

[Zone uniforme :]

1. Haydn (J.), Symphonie
2. Sallantin (Fr.-A.), Concerto pour hautbois. – Sallantin (Fr.-A)
3. Cherubini (L.), Air italien. – Garat (P.)
4. Haydn (J.), Andante
5. Paisiello (G.), Il Barbiere di Siviglia /Le Barbier de Séville, Trio. – Walbonne-Barbier (Mme), Garat (P.) et Gaveaux (P.)
6. Méhul (E.-N.), Symphonie n° 1 en fa maj. [nouv.]
7. Cimarosa (D.), Air. – Walbonne-Barbier (Mme)
8. Dussek (J. L.), Morceau. – Candeille (Mlle J.)
9. Mozart (W. A.), Valse variée pour le pianoforte. – Candeille (Mlle J.)
10. Gluck (Chr. W.), Armide, Duo. – Walbonne-Barbier (Mme) et Garat (P.)
11. Devienne (Fr.), Symphonie concertante pour flûte, hautbois, cor et basson. – Devienne (Fr.), Sallantin (Fr.-A.), Duvernoy (Fr.), Ozi (É.)
12. Cimarosa (D.), Air bouffon. – Garat (P.)
13. Garat (P.), La Complainte du troubadour, Romance . – Garat (P.)

/ 8 et / 9. Candeille (Mlle J.), Concerto pour piano forte. – Candeille (Mlle J.), voir Annonces : AA, 18 pluv.

/ 11. Levasseur (J. H.), Concerto pour violoncelle. – Levasseur (J. H.), voir Annonces : CS, 19 pluv.

Notes : 13. Identification d’après Garat, La Complainte du troubadour « Vous qui savez ce qu’on endure » (Paris : Frères Gaveaux, s. d.), « demandée »

 

Zone source

La zone « source » retranscrit intégralement tous les documents ayant servi à établir la notice. Elle prend en compte l’ensemble du processus publicitaire, depuis la première annonce connue jusqu’au compte rendu le plus tardif, et n’écarte aucun type de document. Les sources du RPCF proviennent généralement de la presse ou des archives des sociétés de concert. Elles sont classées en trois catégories : les annonces, les comptes rendus et les archives. Les deux premières rubriques concernent des documents publiés, comme les articles de presse, et sont séparées en annonces (avant le concert) et en comptes rendus (après le concert). La rubrique « archives » sert pour la retranscription de tous les autres documents, datés ou non, manuscrits ou imprimés, quelle que soit leur nature : comptabilité, convocation, correspondance, etc. Chaque retranscription est suivie d’une référence précise dont on peut consulter la forme complète au sein des introductions propres à chaque répertoire.

[Zone source :]

Annonces

« Le 19, Concert. » (AA, 14 pluv. V / 2 févr. 1797, n° 134, p. 2107 ; répété le 15 et le 16)

« Théâtre Feydeau. (…) / Le 19, CONCERT dans lequel le cit. Garat et la cit. Walbonne-Barbier chanteront. » (CS, 15 pluv. V / 3 févr. 1797, n° 28, p. 1-2)

« Théâtre Feydeau. Auj. 19 pluviôse, 8e Concert. / Première Partie. - Symphonie d’Haydn ; le cit Sallentin exécutera un concerto de hautbois ; le cit. Garat chantera un air italien de Cherubini ; On exécutera [un] andante d’Haydn ; la cit. Valbonne-Barbier le citoy. Garat et Gaveaux chanteront le trio du Barbier de Séville, mus. de Paësiello. / Seconde Partie. - On exécutera [p .2] pour la seconde fois la nouvelle symphonie du cit. Méhul ; la cit Walbonne-Barbier chantera un air de Timarosa [sic] ; la cit. Candeille sur le forte-piano un morceau de Duneck ; suivi d’une valse variée de Mozart ; la cit. Walbonne-Barbier et le cit Garat chanteront le duo d’Armide ; le cit. Levasseur, dit l’aîné, exécutera pour la seconde fois un concerto de violoncelle ; le cit. Garat chantera un air bouffon de Cimarosa. » (CS, 19 pluv. V / 7 févr. 1797, n° 32, p. 1-2)

« THEATRE de la rue Feydeau. Aujourd’hui 19 Pluviôse, CONCERT. Première Partie : Symphonie d’Haydn. Le cit. Sallentin exécutera un Concerto de hautbois. Le cit. Garat chantera un Air Italien de Chérubini. On exécutera un Andante d’Haydn. La cit. Walbonne-Barbier, les cit. Garat et Gaveaux, chanteront le Trio du Barbier de Séville, musique de Paësiello. -- 2de Partie. On exécutera, pour la 2de fois une nouvelle Symphonie du cit. Méhul. La cit. de Walbonne-Barbier chantera un Air de Cimarosa. La cit. Candeille exécutera sur le forté-piano un morceau de Dunesc, suivi d’une valse de Mozart, variée. La cit. de Walbonne-Barbier, et le cit. Garat, chanteront le Duo d’Armide. Le cit. Levasseur, dit l’aîne, exécutera, pour la 2de fois, un Concerto de violoncelle. Le cit. Garat chantera un Air bouffon de Cimarosa. » (AA, 19 pluv. an V / 7 févr. 1797, n° 139, p. 2191 ; aussi dans AA les 17 et 18 pluv.)

Comptes rendus

« Théâtre de la rue Feydeau. / 8e CONCERT. / L’exécrable regne révolutionnaire n’a pas encore heureusement étouffé tout à fait la galanterie française. Hier, au concert de la rue Feydeau, les hommes eurent tous la complaisance de céder aux dames leur place sur le devant ; ce qui a fait le plus grand plaisir aux amateurs du beau sexe. Le monde fut plus abondant que jamais, et au point que l’on fut obligé de dresser des banquettes sur le théâtre, pour y recevoir le grand nombre de personnes qui ne pouvoient pénétrer dans la salle. / Le concert a commencé par une belle symphonie d’Haydn, qui a été rendue avec la plus grande supériorité. / Elle a été suivie d’un concerto de hautbois, exécuté par M. Sallentin, avec une délicatesse qui rend cet artiste le premier talent dans sa partie. M. Garat a chanté, avec le plus grand goût, un air italien de M. Chérubini, après lequel on a joué un joli andante d’Haydn. / La premiere partie du concert a été terminée par le trio du Barbier de Séville, musique du célèbre Paësiello, chanté par Mrs. Garat, Gaveaux et M.me Walbonne-Barbier, avec ce fini, ce moëlleux précieux qui rendent ces artistes si agréables au public. / La seconde partie du concert a commencé par la nouvelle symphonie de M. Méhul ; elle a fait le plus grand plaisir, sur-tout les deux premiers points. / M.me Walbonne-Barbier a ensuite chanté un air de Cimarosa ; c’est toujours un nouveau plaisir d’entendre cette cantatrice, dont la voix enchante tous les amateurs. M.lle Candeille a exécuté sur le forte-piano un morceau de Duneck ; suivi d’une valse variée de Mozart. / Nous avons dit dans notre N° 3 [CR du 5e concert], en parlant de cet instrument, qu’il perdoit beaucoup dans une sale d’un peu d’étendue, nous avons toujours la même opinion ; mais on peut dire à l’avantage de mademoiselle Candeille, qu’elle a touché le forte-piano avec tant de [p. 4] pureté, de justesse, de goût et de talent, qu’elle a reçu les plus grands applaudissemens. M.de Walbonne-Barbier et M. Garat ont chanté le duo d’Armide. Quel goût ! quelle délicatesse! on ne peut que se répéter pour donner à ces artistes les éloges dus à leurs talens. Les amateurs s’attendoient, suivant l’affiche, à entendre M. Levasseur exécuter un concerto de violoncelle ; ils ont été trompés dans leur espérance. M. Levasseur n’a point paru ; il a été remplacé par M.rs Ozy, Sallentin, Devienne et Frédéric Duvernoy, qui ont exécuté une symphonie concertante de Devienne ; ils ont été fort applaudis. / M. Garat a terminé le concert par un air bouffon de Cimarosa. Le public ayant demandé à cet artiste de vouloir bien chanter sa romance, il s’est excusé sur ce qu’il avoit été enrhumé jusqu’à 9 heures du matin ; cependant il s’est rendu aux vœux de l’assemblée, qui ne s’est aucunement apperçue [sic] qu’il eût eu cette indisposition. D. S. » (CS, 20 pluv. / 8 févr. 1797, n° 33, p. 3-4)

Archives

« Huitiemme Concert / Premiere Partie / 1°. Simphonie d’hayd.n / 2°. Le C.n Sallentin executera un Concerto de hautbois / 3°. Air scene de Cherubini par Garat / 4°. Andante d’hayden / 5°. Trio du Barbier de Seville de Paësiello par / Mme Walbonne-Barbier, Garat & Gaveaux [D1r] Seconde Partie du 8me Concert / 1°. Une N.lle Simphonie de Méhul p. r la 2.e fois / 2°. Air de Cimarosa par Mde Walbonne / 3°. morceau de Dussek suivi d’une valse de Mozart Variée par la C.ne Candeille / sur le Forté piano / 4° Duo d’Armide par Mme de Walbonne / & Garat / 5°. [biffé:] Concerto de violoncelle par LeVasseur Je [remplacé par] Symphonie concertante de Devienne exécutée par les C. C. Ozi / sallentin, Devienne et Duvernoy [Fr.]. / 6°. air Bouffon de Cimarosa par Garat. » (Arch. CF).

Monographie et publications électroniques

Le RPCF est publié sous deux formes différentes : la publication électronique (http://www.cmbv.com/fr/banq/fsbanq.htm, « PHILIDOR-ÉVÉNEMENT » du Centre de Musique Baroque de Versailles) et les monographies. Le contenu des zone uniforme et zone source des monographies se retrouve respectivement dans les champs événement et source de la base de données.
Chaque monographie est définie par une séquence chronologique (exemple : Paris, 1773-1815) et un lieu (une ville ou un ensemble de villes), parfois par une institution (exemple : Musée de Bordeaux, Association artistique d’Angers). Elle comporte un historique et un répertoire. Deux volumes sont parus à cette date qui utilisent la méthode telle qu’elle a été décrite ci-dessus :

- Le Musée de Bordeaux et la musique 1783-1793, dir. P. Taïeb, N. Morel-Borotra, J. Gribenski (Rouen, Publications des Universités de Rouen et du Havre, 2005, 238 pages). ISBN : 2-87775-404-9, 15 euros.- Yannick Simon, L’Association artistique d’Angers, 1877-1893 (Paris, Société Française de Musicologie, 2006, 416 pages). ISBN : 2-85357-018-5, 30 euros.

Le corpus de source propre à chaque répertoire varie considérablement. Au XVIIIe siècle, la presse constitue la source d’information principale, souvent unique, car les fonds d’archives sont rares et, surtout, pauvres en programmes. À l’inverse, la fin du XIXe siècle est foisonnante et les collections renferment des documents d’un grand intérêt iconographique. La publication simultanée des monographies et de la base événement permet de traiter les corpus de façon complémentaire en tirant parti des avantages pratiques du papier et de la consultation en ligne (qui permet des consultations croisées entre les différents RPCF). Pour les répertoires du XVIIIe et du début du XIXe siècle, la retranscription intégrale des sources est réalisable, tant dans les livres que dans les notices de la base Philidor. Mais pour les grands ensembles documentaires de la deuxième moitié du XIXe siècle, la reproduction photographique des documents, si nombreux et riches en informations, s’impose comme la meilleure façon de fournir un accès aux sources. C’est la raison pour laquelle l’ouvrage de Yannick Simon consacré à l’Association artistique d’Angers ne comporte pas de zone source dans sa partie Répertoire et l’on ne trouvera pas de retranscription de celles-ci dans la notice informatisée. Les sources ont été photographiées et peuvent être consultées sur le site en utilisant les liens images. Les documents en format images sont précisément référencés dans la notice pour présenter l’ensemble des sources utilisées. Les références sont encore rappelées dans l’image elle-même.

Répertoire en préparation

Les projets en cours, dont la réalisation est inscrite dans un échéancier précis, sont :

  • Paris 1773-1815 (Patrick Taïeb, Joann Élart, Cécile Duflo, Alexandre Dratwicki, Amélie Bucelle, Myriam La Bruyère), 1200 concerts ;
  • Rouen 1765-1840 (Joann Élart), 450 concerts ;
  • Caen 1826-1848 (Étienne Jardin), 260 concerts ;
  • Paris Restauration 1815-1848 (Olivier Morand, Alexandre Dratwicki, Myriam La Bruyère, Amélie Bucelle, Nicolas Southon, Valérie Guillot), 7800 concerts.
  • Lille 1877-1914 (Guy Gosselin), 600 concerts ;
  • Paris Sociétés de concerts (Conservatoire, Pasdeloup, Lamoureux, Colonne) 1828-1914 (Alexandre Dratwicki, Yannick Simon et Patrick Taïeb, à partir des travaux d’Élisabeth Bernard et avec l’amicale collaboration de Myriam Chimènes), 25 000 concerts ;
  • Paris 1863 (Hervé Lacombe), 450 concerts ;
  • Paris éditeurs de musique 1830-1860 (Anik Devriès), 300 concerts ;
  • Bruxelles 1792-1815 (Henri Vanhulst), 250 concerts ;
  • Les concerts de la reine Marie Leczinska 1720-1770 (David Hennebelle), 3000 concerts ;
  • Lorraine XVIIIe-XIXe siècles (René Depoutot) ;
  • Bordeaux 1720-1815 (Natalie Morel-Borotra, Odile Touzet et Patrick Taïeb), 400 concerts.
  • Paris XVIIIe siècle 1720-1773 (Patrick Taïeb, Raphaëlle Legrand, Joann Élart, David Hennebelle, Thierry Favier, Cécile Duflo, Alexandre Dratwicki, Myriam La Bruyère, Amélie Bucelle) 1500 concerts ;

Répertoire à l'étude

D’autres projets sont engagés ou à l’étude, dont certains passent la limite de 1914. Certains prendront la forme d’une monographie accompagnée d’un répertoire, et tous seront intégrés à la base PHILIDOR du CMBV. Par exemple :

  • Les concerts de Nadia Boulanger (Alexandra Laederich) 3500 concerts.

La liste des projets reste ouverte aux propositions futures. La méthode du RPCF a donné lieu à la rédaction d’un mode d’emploi et à l’élaboration d’une base de données permettant le dépouillement des sources, l’établissement des formes d’autorité pour les noms et les titres d’œuvres et pour la mise au format Word. Pour commenter les travaux, proposer des projets ou intégrer l’équipe du RPCF, contacter Patrick Taïeb : tayoun@wanadoo.fr

Remerciements

Les responsables du RPCF (Hervé Lacombe et Patrick Taïeb) tiennent à remercier très chaleureusement les participants au séminaire de l’Institut Universitaire de France pour leur engagement dans le projet, pour leur assiduité aux travaux de l’équipe et pour l’élaboration de la méthode (voir liste ci-dessous). La réalisation d’une base de données sur le logiciel FileMaker par Joann Élart (Maître de conférences, Département de musicologie de l’Université de Rouen) a constitué un apport essentiel au travail collectif qui justifie une reconnaissance particulière.

Ils tiennent aussi à remercier les étudiants de Rouen, Paris IV-Sorbonne, Metz, Dijon, Rennes, Paris I, qui, dans le cadre de leur formation en maîtrise, DEA et master ou de leurs travaux personnels ont participé aux dépouillements et à la mise en forme des fichiers :

Thibault Andrieux - Mathias Asadour - Virginie Aubry - Olivier Baudoin - Nadir Belarbi - Claire Benhamou - François Buffet - Benoît Bugeïa - Thomas Capron - Ulrich Charlet – Audrey Cron - Jean-Philippe Dambreville - Céline Dambry - Jennifer De Carvalho Marinho - Jean-Chrétien Delforge - Cyrille Delhaye – Laurent Delvallée - Marie Demeilliez - Alexandre Desmaret - Benjamin Destribois - Céline Dumond - Aurélie Duprey - Cécile Eychenne - Nicolas Fabre - Leïla Galeb – Philippe Gélinaud - Domitille Gobin - Sophie Heuzé - Caroline Idiart - Aurélie Karbowiak - Kyung-Sin Kim - Su-Ping Lai - Audrey Larman - Sébastien Lefebvre - Eugénie Lefeuvre - Guillaume Legras - Stéphanie Lengagne - Isabelle Lenouvel - Jeanne Liandier – Miriam Lopes - Anne-Claire Magniez - Joséphine Ménard - Julie Mortarelli - Alexandre Mosca - Julien Payan - Thibault Peckre - Bénédicte Percheron - Anne Perillat - Vincent Peron - Juliette Valle - Jean-Luc Tamby - Nathalie Teixeira - Johanna Thibedore - Sébastien Tibackx - Carine Tolmer – Emmanuel Trouillet - Julien Vittecoq - Xue Wang - Léo Warinski - Timmy Zecevic - Yang Zhang

Notre gratitude s’adresse au personnel du Centre de Musique Baroque de Versailles qui a accueilli le programme RPCF et travaillé à sa publication électronique : Jean Duron, Christophe Doînel, Jérémy Crublet, Sylvie Lonchampt, Christian Sassier, Pierre Chaumont, Marie-Pascale de Carrara. Corinne Daveluy trouvera ici l’expression de notre gratitude particulière et de notre amitié sincère, tout comme Nathalie Castinel et Constance Himelfarb.

L'équipe du RPCF

Anne-Sylvie BARTHEL-CALVET. Maître de conférences à l’Université de Metz. Spécialiste de musique contemporaine, elle a consacré sa thèse à l’étude du rythme dans l’œuvre et la pensée de Iannis Xenakis et publié divers articles sur ce compositeur. Elle s’intéresse également à l’opéra au vingtième siècle, ainsi qu’à des questions de politique culturelle.

Amélie BUCELLE. Professeur agrégée de musique. Prépare actuellement une thèse de doctorat sous la direction de Hervé Lacombe sur la carrière de concertiste du violoniste français Pierre Baillot (1760-1842).

Bernard CAMIER. Enseignant au Lycée Baimbridge (Pointe-à-Pitre), a soutenu en 2004 une thèse intitulée Musique coloniale et société à Saint-Domingue dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Poursuit des recherches sur les rapports entre colonisation et musique aux Antilles françaises avant 1800.

Myriam CHIMÈNES. Directrice de recherche au CNRS (Institut de recherche sur le patrimoine musical en France, CNRS/Ministère de la Culture, BnF), consacre une grande partie de ses recherches à l’histoire sociale de la musique. Principales publications : Francis Poulenc, Correspondance 1910-1963, Paris, Fayard, 1994 ; Francis Poulenc, Music, Art and Literature, edited with Sidney Buckland, Aldershot-Brookfield, Ashgate Publishing, 1999 ; La Vie musicale sous Vichy (dir.), Bruxelles, Complexe ; Paris, IHTP-CNRS, 2001 ; Mécènes et musiciens. Du salon au concert à Paris sous la IIIe République, Paris, Fayard, 2004.

René DEPOUTOT. Maître de conférences et directeur du département de musique à l’Université de Metz. Il a publié de nombreux articles consacrés à la musique en Lorraine aux XVIIe et XVIIIe siècles avec des axes de recherche orientés sur les institutions musicales : concerts, musiques des chapitres et de la cour ducale (structures, musiciens et répertoire).

lorence DOÉ DE MAINDREVILLE. Maître de conférences à l’Université de Reims, a consacré sa thèse de doctorat aux quatuors à cordes français joués à la Société nationale de musique à la charnière des XIXe et XXe siècles. Actuellement, ses recherches portent sur la musique de chambre romantique (programmes, analyse d’œuvres, édition de partitions) et sur la vie musicale française au XIXe siècle.

Jérôme DORIVAL.

Alexandre DRATWICKI. Docteur en musicologie et ancien pensionnaire de la Villa Médicis. Spécialiste de la musique française des XVIIIe et XIXe siècles, il a publié plusieurs articles et livres à ce sujet (Symétrie, Somogy, Cavalier bleu...). Conseiller artistique à l’Opéra-Comique, directeur de la collection « Prix de Rome » aux éditions Symétrie, il est producteur à Radio-France. Il enseigne également en université.

Cécile DUFLO. Doctorante à l’Université de Rouen dont l’étude porte sur les programmes de concerts parisiens sous l’Empire.

Joann ÉLART. Maître de conférences à l’Université de Rouen. Il a consacré sa thèse aux ’Musiciens et répertoires de concert en France à la fin de l’Ancien Régime, au centre de laquelle et par le biais de quelques articles, sont développées la question de la mobilité et les conséquences sur la naissance du statut de musicien de concert indépendant. Il poursuit ses recherches dans différents autres domaines : sensibilité au concert ; catalogue thématique de l’oeuvre de François-Adrien Boieldieu ; patrimoine musical conservé en Haute-Normandie (1er volume paru en 2004, sur le fonds du Théâtre des Arts de Rouen, 1750-1900).

Georges ESCOFFIER a consacré sa thèse à la condition sociale des musiciens dans les provinces au XVIIIe siècle (EPHE). Il a publié des articles et participé à des ouvrages collectifs notamment sur les maîtrises, les concerts, les troupes de théâtre itinérantes, le mécénat musical, les grands motets (XVIIIe) mais aussi sur l’orphéon et les pratiques amateurs (XIXe - XXe). Co-auteur de l’inventaire du fonds des partitions de la cathédrale du Puy (Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, à paraître). Il enseigne l’histoire-géographie dans le secondaire, l’économie et l’histoire des politiques musicales dans le supérieur (Université Lyon 2 et Clermont 2).

Thierry FAVIER. Maître de conférences à l’Université de Bourgogne, est spécialiste de la musique religieuse française des XVIIe et XVIIIe siècles. Il a publié notamment plusieurs articles sur la musique spirituelle et le grand motet. Il est l’auteur d’un ouvrage à paraître Le Chant des muses chrétiennes. Cantique spirituel et dévotion en France, 1685-1715 (Paris, Société Française de Musicologie, à paraître) et a dirigé, en collaboration avec Manuel Couvreur (ULB), un ouvrage collectif sur Le Plaisir musical en France au XVIIe siècle, (Liège, Mardaga, 2006). Il prépare un ouvrage de synthèse sur le Grand Motet (Paris, Fayard, à paraître).

Alexandra FONTAS. Agrégée de musique, professeur d’éducation musicale en collège et de chant choral en école de musique. Consacre ses recherches à l’étude du concert à Paris à la fin du XVIIIe siècle.

Guy GOSSELIN. Professeur à l’Université François-Rabelais de Tours où il est membre de l’EAD 3252 « Lieux et enjeux des modernités musicales ». Spécialiste de la vie musicale dans le Nord de la France au XIXe siècle. Auteur de l’ouvrage L’âge d’or de la vie musicale à Douai, 1800-1850 (Liège, Mardaga, 1994) et de nombreux articles portant sur l’histoire sociale de la musique.

Jean GRIBENSKI. Professeur à l’Université de Poitiers, responsable du Département de musicologie. De 1974 à 1986, il a été rédacteur en chef de la Revue de Musicologie, puis, de 1996 à 2001, Président de la Société Française de Musicologie. Il est l’auteur de nombreux articles, qui portent principalement sur la vie musicale en France à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècles. Son Catalogue des éditions françaises de Mozart, 1764-1825 paraît en octobre 2006 (Hildesheim, Georg Olms Verlag, à paraître).

Valérie GUILLOT. étudiante en doctorat d’histoire de l’art. Elle a réalisé en 2004 un mémoire de maîtrise d’histoire intitulé L’émergence des pianistes virtuoses dans les salons et les salles de concert à Paris, 1824-1841 (Université Paris 1, septembre 2004).

Philippe GUMPLOWICZ. Maître de conférences à l’Université de Bourgogne. Spécialiste d’histoire sociale de la musique. A travaillé notamment sur l’histoire du mouvement orphéonique (Les Travaux d’Orphée, Paris, Aubier, 1987, rééd. 2001) et du jazz (Le Roman du Jazz, 2 vol., Paris, Fayard, 1991 et 2000). Travaille actuellement sur Imaginaire social et goût musical à travers les écrits d’André Cœuroy.

Constance HIMELFARB. Professeur de culture musicale (CNR de Caen), études de musicologie (Sorbonne, CNSMP, ENS, Ehess - Paris, Université de Genève) rédactrice pour diverses revues spécialisées dans le domaine du piano romantique français 1830-1850 (collectif Alkan et Dictionnaire de la musique en France au XIXe siècle, Fayard, revue Analyse musicale, Revue de musicologie) et études sur les transferts culturels germaniques, les pratiques de concerts de piano, les salons musicaux en France sous Louis-Philippe.

David HENNEBELLE. Professeur d’histoire-géographie dans le second degré et chargé de cours d’histoire moderne à l’Université de Lille III. Achève sa thèse intitulée Aristocratie, musique et musiciens à Paris au XVIIIe siècle. Auteur de plusieurs articles sur la vie musicale au siècle des Lumières.

Michel HILD a consacré sa thèse de doctorat à La réception de la musique allemande en France, de 1760 à 1790. Actuellement, il poursuit ses recherches sur la musique de la seconde moitié du XVIIIe siècle et sur la vie musicale en France au XIXe siècle, avant 1870. Il enseigne l’éducation musicale dans un collège en Alsace.

Étienne JARDIN. Doctorant à l’EHESS (Paris). Thèse, dirigée par Michael Werner, consacrée à l’histoire sociale, éducative et culturelle des conservatoires de musique au XIXe siècle (les exemples de Besançon, Caen, Rennes, Roubaix et Saint-Etienne).

Jean-Baptiste PIEJAK. Professeur d’éducation musicale et de culture musicale dans le Rhône. Spécialiste de la vie musicale à Lyon sous la Restauration, il est l’auteur d’une maîtrise sur les concerts de Franz Liszt à Lyon (1826, 1836, 1837, 1844, 1845) : réflexion sur la pensée lisztienne et analyse de son oeuvre pour piano Lyon (1re pièce de l’Album d’un voyageur).

Myriam LA BRUYÈRE est étudiante et chargée de cours à l’Université de Rouen. Elle prépare une thèse de doctorat sur les lieux de concert à Paris sous la Révolution.

Hervé LACOMBE est professeur de musicologie à l’Université Rennes 2. Spécialiste de l’histoire de l’opéra et de la vie musicale en France aux XIXe et XXe siècles, il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages.

Alexandra LAEDERICH. Docteur en Musicologie, Université de Paris-Sorbonne. Secrétaire générale de la Fondation Internationale Nadia et Lili Boulanger. Conservateur du Centre de documentation Claude Debussy. Articles et publications sur la musique française du début du XXe siècle

Ewen LE DOUGET. Étudiant en doctorat de musicologie à l’Université de Rennes, travaillant sur la mélodie française et plus spécifiquement sur l’œuvre de Reynaldo Hahn.

Raphaëlle LEGRAND Professeure de musicologie à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV). Elle se consacre à l’étude de l’opéra et de l’opéra-comique français au XVIIIe siècle et aux questions de rhétorique musicale dans la musique baroque. Elle a publié Comprendre la musique baroque à travers ses formes, Arles, Harmonia Mundi, 1997, Regards sur l’Opéra-Comique (en collaboration avec Nicole Wild), Paris, CNRS, 2002 et Rameau et le pouvoir de l’harmonie, Paris, Cité de la Musique, à paraître.

Anik LESURE. Ingénieur de recherches au CNRS jusqu’en 2003, a effectué de nombreux travaux sur l’édition musicale en France aux XVIIIe et XIXe siècles. Auteur de plusieurs ouvrages et articles sur ce sujet, elle a également été rattachée à l’équipe RISM chargée de cataloguer les fonds musicaux anciens conservés dans les bibliothèques françaises. Elle termine actuellement un ouvrage de correspondance entre Verdi et son éditeur français Léon Escudier.

Jean MONGRÉDIEN. Professeur émérite à la Sorbonne. Spécialiste de la musique française aux XVIIIe et XIXe siècles, il a surtout travaillé sur l’opéra et la musique religieuse ; à partir de là, il s’est intéressé aux questions d’esthétique musicale entre Lumières et Romantisme.

Olivier MORAND. Archiviste paléographe a soutenu en 2002 une thèse d’École des chartes sur les concerts spirituels parisiens à l’époque de la Restauration. Il poursuit ses recherches sous la direction de Jean Gribenski (Université de Poitiers) en vue d’une thèse sur l’ensemble des concerts donnés à Paris pendant cette période. Il participe à ce titre au RPCF Paris 1815-1848. Il est conservateur au Service commun de la documentation de l’Université de Picardie Jules Verne.

Natalie MOREL BOROTRA. Maître de Conférences à l’Université de Bordeaux. Après s’être intéressée, dans sa thèse et différents articles, aux relations entre identité culturelle et diverses formes de chant populaire et savant, elle poursuit maintenant des recherches sur les pratiques et les institutions musicales à Bordeaux (XVIIIe / XIXe), et sur le chanteur P.-J. Garat (1762-1823).

Pierre PASCAL est agrégé d’éducation musicale. Il a consacré sa thèse de doctorat à la musique pour cordes des compositeurs salzbourgeois dans le dernier tiers du XVIIe siècle. Il poursuit actuellement des recherches sur le répertoire instrumental baroque et sur les interactions entre les styles nationaux. Chargé de cours à l’Université de Bourgogne (Dijon), il enseigne dans un collège en Alsace.

Marc RIGAUDIÈRE. Maître de conférences à l’Université de Metz. Il a soutenu une thèse intitulée L’idée de cohérence de l’œuvre musicale dans les textes théoriques germaniques du XIXe siècle. Il a réalisé récemment une édition critique du Requiem de Gabriel Fauré pour Carus Verlag. Il travaille actuellement sur le violoniste et compositeur Henri Marteau ainsi que sur le compositeur Théodore Gouvy. Il dirige les Cahiers rémois de musicologie.

Yannick SIMON consacre ses recherches à la vie musicale en France après 1870. Il est l’auteur d’un rapport et de plusieurs articles sur la période de l’Occupation, et d’un livre sur le concert à Angers à la fin du XIXe siècle. Il enseigne l’éducation musicale en collège et la musicologie à l’Université catholique de l’Ouest ’à Angers.

Nicolas SOUTHON enseigne à l’Université de Tours. Il consacre son travail de thèse à l’émergence de la figure du chef d’orchestre au XIXe siècle. Il poursuit également des recherches autour de Wagner et Poulenc (dont il établit l’édition critique des Ecrits). Il est titulaire des Prix d’Analyse, d’Esthétique, et d’Histoire de la Musique du CNSM.

Patrick TAÏEB. Maître de conférences à l’Université de Rouen. Spécialiste de la vie musicale française de 1774 à 1815 (concert et théâtre lyrique). Auteur de nombreux articles sur l’opéra-comique et sur le concert à Paris à la fin du XVIIIe siècle, et de L’ouverture d’opéra en France de Monsigny à Méhul, Paris, Société Française de Musicologie, 2006.

Sabine TEULON LARDIC a consacré sa thèse de doctorat à l’opéra-comique de la seconde moitié du XIXe siècle dans ses liens avec l’ancien fond du XVIIIe siècle. Actuellement, elle poursuit ses recherches d’une part sur la résurgence des Italiens et de la Foire à l’opéra-comique du XIXe s., d’autre part sur l’activité du concert à Montpellier et à Nîmes après 1850. Elle enseigne la flûte traversière à l’ENM de Nîmes et l’histoire de la musique du XIXe s. à Montpellier III (chargée de cours).

Odile TOUZET. Conservateur honoraire des bibliothèques. Participe à l’élaboration du RPCF pour Bordeaux (1780-1820).

Henri VANHULST. Professeur ordinaire à l’Université Libre de Bruxelles. Spécialiste de l’histoire de l’édition musicale dans les anciens Pays-Bas et de la vie musicale à Bruxelles (1790-1940). Auteur du Catalogue des éditions de musique publiées à Louvain par Pierre Phalèse et ses fils, Bruxelles, Académie royale de Belgique et de nombreux articles qui concernent la musique vocale et instrumentale de la Renaissance, l’histoire de l’édition musicale, l’étude des sources tant imprimées que manuscrites, la circulation des partitions en Europe, l’histoire de l’enseignement de la musique, les périodiques musicaux et les sociétés de concerts bruxelloises.

Patrice VEIT. Historien, directeur de recherche au CNRS (Centre de recherches interdisciplinaires sur l’Allemagne, EHESS), consacre en particulier ses travaux aux rapports entre religion, chant et musique dans Allemagne protestante à l’époque moderne. Avec ses collègues Hans Erich Bödeker (MPIG Göttingen) et Michael Werner (EHESS), il mène aussi une réflexion sur les pratiques culturelles de la musique (Le concert et son public. Mutations de la vie musicale en Europe de 1780 à 1914, Paris, éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2002) et a codirigé le programme de recherches internationales de la Fondation européenne pour la science « Le concert et ses publics en Europe, 1700-1920 ». Il anime depuis quelques années un séminaire interdisciplinaire à l’EHESS intitulé : « Espaces et lieux de musique : le musicien, l’architecte, le spectateur et le politique » (avec Denis Laborde et Michael Werner). Il a organisé à Paris en novembre 2005 un colloque internationaI intitulé « De la composition liturgique au monument culturel : la Passion selon saint-Matthieu de Johann Sebastian Bach, XVIIIe et XXIe siècle » (ouvrage en cours) et prépare actuellement un livre consacré à Jean-Sébastien Bach et sa mémoire en Allemagne aux XVIIIe et XIXe siècles.

William WEBER. Professeur d’histoire à California State University, Long Beach. Spécialiste de la vie musicale européenne de 1770 à 1875. Auteur de Music and the Middle Class (1975/2003) et The Rise of Musical Classics in 18th-Century England (1992) et d’articles sur la vie musicale française dans la Revue d’histoire moderne et contemporaine, les Annales ESC, Journal of Modern History, et Past & Present.